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CAPITAL : Lettre ouverte solennelle des fidèles aux quatre évêques de la FSSPX

http://www.virgo-maria.org/articles/2006/VM-2006-10-10-A-00-Appel_aux_quatre_eveques_de_la_FSSPX.pdf


Qui et Pourquoi, depuis la mort de Mgr Lefebvre en 1991, a détourné la finalité surnaturelle de l’OPERATION-SURVIE des sacres de 1988, pour assigner à la FSSPX ce FAUX objectif prioritaire de la «ré-conciliation» avec la Rome conciliaire
(en fait la «ré-conciliarisation» de la FSSPX) ?

Qui a, depuis 2000, PROMU, et Pourquoi, le FAUX préalable de l’autorisation de la messe de Saint Pie V ?

Pourquoi n’a-t-on pas posé la VRAIE question du rétablissement du VRAI Sacerdoce de VRAIS prêtres, ordonnés par des Evêques VALIDEMENT sacrés selon le rite VALIDE des Saints O rdres ?

Qui a INVENTE, et POURQUOI, le faux préalable de la levée des «excommunications» ?

Pourquoi n’a-t-on pas posé la VRAIE question de l’abrogation de Pontificalis Romani INVALIDE de 1968 et du rétablissement du vrai rite de la consécration épiscopale VALIDE d’avant 1968?

A quoi servirait-il, en effet, de faire dire le VRAI rite de la messe par de FAUX prêtres ?

Serait-ce donc qu’après avoir obligé de VRAIS prêtres à dire une FAUSSE messe, l’on veuille désormais faire dire la messe du VRAI rite par de FAUX prêtres ?

Serait-ce que l’on veuille «concilier» les VRAIS prêtres qui disent encore la VRAIE messe avec un clergé aussi INVALIDE que le FAUX CLERGE ANGLICAN ?


Gaude, Maria Virgo, cunctas hæreses sola interemisti.

(Tractus Missæ Salve Sancta Parens)

vendredi 25 avril 2008

Ce message peut être téléchargé au format PDF sur notre site http://www.virgo-maria.org/.

Mgr Fellay tente-t-il par la ruse de forcer la signature de Mgr Tissier pour la levée du décret d’excommunication ?

 

Symbole de la Fabian Society (le Temporisateur ‘Cunctator’) – Mgr Fellay soumis devant Ratzinger dans son bureau le 29 août 2005

Une nouvelle manœuvre politicienne de Mgr Fellay pour tenter d’endormir les forces vives de la Tradition et faire plier Mgr Tissier de Mallerais qui a dénoncé le « super-moderniste » Ratzinger. Rome exige la signature des quatre évêques. Dans la coulisse, l’ex-anglican Mgr Williamson, évêque à la Rose de la FSSPX, tire les ficelles. L’abbé de Cacqueray fait des descentes en Province pour interdire toute critique de Benoît XVI dans les prédications des clercs de la FSSPX. Encensé par l’abbé de Cacqueray, l’abbé Celier continue sa propagande pro-ralliement dans les prieurés.

Le réseau des infiltrés est en pleine campagne d’Agit-Prop au sein de la Tradition catholique.

La terreur moderniste continue au sein de la FSSPX.

‘Beaucoup de bruit pour rien’

Après environ trois mois de silence, Mgr Fellay vient de publier un texte qui suscite un certain bruit dans les médias modernistes et qui est présenté par eux comme une ‘rupture’ avec Ratzinger.

Une lecture attentive de cette déclaration, éclairée par le contexte du ‘processus de réconciliation’ en cours depuis 2000, montre qu’il n’en est rien.

En réalité, le ‘processus de réconciliation’ qui est poursuivi de façon pertinace, en dépit des violentes oppositions grandissantes qu’il rencontre au sein de la FSSPX, semble patiner depuis quelques semaines.

Pourtant le 19 janvier 2008, Mgr Fellay était près de son ‘grand ami’, le Père Michael Sim, supérieur des Rédemptoristes Transalpins, qui a fait publier sur son site internet, un très voyant « Vive le Pape Benoît XVI » dès le lendemain et qui dans la quinzaine qui suivait a déclaré son empressement à suivre le chemin de Campos et à rallier la Rome apostate.

Mais les obstacles se sont multipliés depuis pour les ennemis de l’Eglise.

Mgr Tissier devenu un obstacle aux plans de Ratzinger

Devant ces obstacles, la nouvelle tactique de Rome semble de vouloir temporiser, en attendant que Hoyos et Mgr Fellay aient réussi à vaincre les oppositions.

Au premier rang de celles-ci, figurent les réticences de principe de Mgr Tissier qui, restant fidèle à Mgr Lefebvre, refuse de se joindre à la perspective de la signature d'un accord formel avec l'église apostate de l'abbé apostat Joseph Razinger.

Nous savons de très bonnes sources que Rome exige la signature des quatre évêques pour demander la levée du décret des excommunications. Mgr Fellay a proposé la sienne qui a été trouvée insuffisante. Fidèle à Mgr Lefebvre, Mgr Tissier de Mallerais se refuse à accorder la sienne, en dépit de toutes les pressions qui sont exercées sur lui.

Une manœuvre de duperie d’un esprit très britannique

Il fallait donc que Rome tente une nouvelle manœuvre au sein de la FSSPX pour essayer d’acculer l’évêque français.

C’est dans le contexte d’un bras de fer interne au plus haut niveau de la FSSPX, que la déclaration de Mgr Fellay doit être lue. Un observateur, lui aussi bien informé, le souligne d’ailleurs dans un forum : « Le texte de Mgr Fellay s'insère dans un contexte diplomatique dont vous n'avez pas forcément toutes les clefs. (…) Pour le retrait des condamnations, disons qu'on fait du chemin. Hélas le Forum est trop lu pour en dire davantage»

Cette déclaration de Mgr Fellay intervient environ un mois après que l’ex-Anglican, Mgr Williamson soit allé séjourner à Rome pour une rencontre très secrète[1].

Au cours de cette rencontre, il a eu le loisir d’arrêter avec ses interlocuteurs romains, la ligne à suivre pour surmonter les obstacles grandissants au ralliement.

A cette époque le refus de signer de Mgr Tissier de Mallerais posait déjà un problème à Ratzinger et à l’ancien Anglican, Mgr. Williamson-‘Cunctator[2]’à la Rose[3], l’ancien protecteur, ordonnateur et promoteur opiniâtre à Winona des clercs homosexuels prédateurs Carlos Urrutigoity et Eric Ensey[4].

L’apparente ‘pause’ à laquelle voudrait faire croire le texte de Mgr Fellay relève plutôt de cet esprit de Fabius Cunctator, le Temporisateur, ce général romain qui épuisait l’ennemi sans jamais l’affronter frontalement. Cuncator est le héros de la société secrète des Fabiens, à laquelle étaient très liés familialement les Muggeridge, qui ont formé le jeune futur Mgr Williamson et qui – au témoignage même de Richard Williamson - sont à l’origine de sa « conversion » au catholicisme.

La ruse et la duplicité de Mgr Fellay

Ce serait ainsi, dans le but de mettre en condition et d'amadouer le récalcitrant Mgr Tissier, que Mgr Fellay, conseillé par les infiltrés, - en connivence avec l'abbé Hoyos - aurait accepté de publier sa dernière "Lettre aux amis et bienfaiteurs" dans laquelle, après avoir présenté - en des termes soigneusement choisis et apaisants - le constat de ruine de l'Eglise conciliaire actuel (constat propre à désarmer son opposition interne au sein de la FSSPX et à lui conférer à lui-même à bon compte un brevet de fermeté), Mgr Fellay annonce :

"Voici pourquoi la Fraternité Saint-Pie X ne peut pas « signer d’accord ». Elle se réjouit franchement de la volonté papale de réintroduire le rite ancien et vénérable de la sainte Messe, mais découvre aussi la résistance parfois farouche d’épiscopats entiers. Sans désespérer, sans impatience, nous constatons que le temps d’un accord n’est pas encore venu. Cela ne nous empêche pas de continuer d’espérer, de continuer le chemin défini dès l’an 2000. Nous continuons de demander au Saint-Père l’annulation du décret d’excommunication de 1988, car nous sommes persuadés que cela ferait le plus grand bien à l’Eglise et nous vous encourageons à prier pour que cela se réalise."

Bruyamment, les médias modernistes (Henri Tincq dans Le Monde, Patrice de Plunkett, etc) présentent aujourd'hui à sons de trompe cette lettre comme "une lettre de rupture", voire "une déclaration de guerre de Mgr Fellay à Benoît XVI", alors qu'il n'en est rien.

Mgr Fellay précise qu'il "ne peut pas  (et non qu'il ne veut pas) « signer d’accord »".

Il s'empresse surtout de souligner : "Cela ne nous empêche pas ..(..).. de continuer le chemin défini dès l’an 2000."

Mgr Fellay indique donc très clairement que pour la FSSPX rien n'est changé dans ses rapports avec la Rome apostate à laquelle il continue de demander la levée des excommunications, et qu'il entend poursuivre imperturbablement la politique de connivence et de conversations secrètes incessantes avec les "anti-christs" (dixit Mgr Lefebvre) de la Rome de l'apostat Ratzinger, qu'il a définie depuis l'an 2000, et qu'il appelle "continuer le chemin défini dès l’an 2000".

C'est dans ce contexte que la pression exercée en ce moment sur Mgr Tissier doit être particulièrement intense et impatiente.

Aussitôt cet obstacle levé dans le principe, commencera l’étape suivante de la manipulation médiatique des fidèles et des clercs et la levée des excommunications.

L’abbé Celier-Sernine-Beaumont continue sa propagande pro-ralliement dans les prieurés

A Suresnes, au milieu de ses ordinateurs, l’abbé Celier pontifie, depuis son bureau situé dans les étages. Bien que dépossédé du contrôle direct de Fideliter et des éditions Clovis, il étend son emprise sur La lettre à nos frères prêtres et influence l’abbé de Cacqueray à son gré.

Un observateur de la situation, Max Barret, écrivait dans on bulletin Tychique, il y a cinq jours :

« La manœuvre est bien montée, les rouages parfaitement huilés. Tout se passe « en douceur », sans même qu’un accord pratique soit préalablement signé. Il le sera probablement, rien ne semble désormais empêcher qu’il le soit, mais sous la simple forme d’une reconnaissance d’un état de fait.

J’ai signalé, dans le dernier « Courrier » la signature d’une pétition adressée à l’évêque d’Amiens, relayée par le site de la Communauté St Pie X d’Amiens.  Il y a eu pire depuis. A Colmar, l’abbé Célier, l’omniprésent recruteur de ralliés potentiels, a invité l’assemblée, venue l’écouter vanter les mérites, et de son livre, et de Benoît XVI, à signer une pétition semblable à l’intention de l’Evêque !... En Allemagne, l’abbé Laroche aurait invité le prêtre, d’une paroisse diocésaine, à venir lui-même faire signer un document semblable, dans une chapelle de la Fraternité, à la fin de la messe… Bien que la personne qui m’a rapporté le fait m’en ait garanti l’authenticité, j’utilise le conditionnel pour l’annoncer tant il me paraît invraisemblable… »

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http://www.laportelatine.org/formation/universites/UDT2008/conferences2008/conferences2008.php

L’abbé Grégoire Celier, l’Initiateur[5] des jeunes au ‘dieu mortel’ de l’apostasie, le nouveau théologien[6] hygiéniste’ IUT Bac+2[7] de la FSSPX, amateur spécialiste du rockeur sataniste drogué Jim Morrison[8], le propagandiste « officiel »[9] du ralliement de la FSSPX à Ratzinger, donnera DEUX conférences à la prochaine Université d’été de la FSSPX à Saint-Malo au mois d’août prochain en présence de Mgr Fellay.

Voici ce que rapporte Max Barret sur l’abbé Celier :

« L’abbé Grégoire Célier, Agent d’influence ?... »

Sous ce titre, Paul Chaussée vient de rédiger une remarquable étude que j’ai adressée à tous les lecteurs connectés à Internet.  Paul Chaussée y considère l’abbé Célier comme un « agent d’influence », faisant référence en cela au roman de Vladimir Volkoff : « Le Montage ». En voici un court extrait :

« L’Agent d’influence est choisi pour son art de l’ambivalence, son entregent, sa souplesse intellectuelle et son mimétisme qui, dans toute situation, lui permettent de trouver l’occasion et la manière d’influencer dans le sens voulu, de modifier les mentalités et opinions et, par d’imperceptibles coups de pouce (ou de conseils de lecture), de dévier les orientations des gens.  Il ne se présente donc jamais sous une forme définie, ni avec un but évident ; il ne paraît pas être un partisan, ni, a fortiori, un révolutionnaire ou un factieux. Connaissant parfaitement la société dans laquelle il travaille, il pratique à la perfection la tactique de l’entrisme. Tantôt il semble favoriser l’évolution vers le progrès, tantôt il se comporte en conservateur, défenseur de l’ordre établi et des traditions. Sa propagande est tantôt « pour » le changement, alors qu’on l’attendait plutôt « contre » ; puis elle sera « contre » Untel qui prône l’innovation. Tantôt il dit une chose avec force, mais fait discrètement le contraire. (…) Par l’information tendancieuse, il prépare l’opinion à l’évolution que désirent ses maîtres ou inspirateurs cachés. (…) »

C’est incontestablement le portrait de l’abbé Célier …

Application à la « Lettre à nos frères prêtres » de mars 2008.-

Elle est entièrement rédigée par l’abbé Célier qui a désormais acquis assez d’ « influence » dans la FSSP X pour en être considéré comme le mentor !  A telle enseigne qu’il n’est pratiquement plus question, aujourd’hui, que de liturgie ! Le problème doctrinal semble avoir été évacué… Or, le combat des laïcs ne se justifie que s’il se situe dans le domaine de leurs compétences : le salut de la Société, comme le rappelle St Pie X (§ 1 de ce « Courrier ») c’est-à-dire  la Royauté Sociale de NSJC !  S’ils se battent pour la messe de St Pie V, contre celle de Bugnini, c’est parce que « la messe de saint Pie V est anti-libérale, elle est anti-œcuménique et ne peut correspondre à l’esprit de Vatican II » (Mgr Lefebvre – Homélie de Zaitzkofen – 15 février 1987)  Ce qui n’est manifestement pas le cas de la nouvelle messe, toute imprégnée de l’ « esprit de Vatican II », et ce qui contraint les laïcs à s’investir dans ce combat liturgique et à s’opposer à l’abbé Célier ! …

Dans cette « Lettre à nos frères prêtres », il est présenté par M. l’abbé de Cacqueray comme un « fin connaisseur de l’histoire de la liturgie » proposant une « synthèse historique, alimentée aux meilleures sources. »… Les « meilleures sources » ?...  Voyons cela…

« Meilleure source » que le Père Gelineau pour lequel « la liturgie est un chantier permanent » ! « Meilleures sources » que Max Thurian et Yves Congar, et même dom Oury , « Solesmien » qui a réussi le tour de force de faire croire que le Nouvel Ordo remplaçait avantageusement l’ancien ; et Dom Botte qui participa à la réforme de la messe, et le Père Bouyer considéré comme l’un des responsables de la protestantisation de la liturgie, et le « grand Romano Guardini » auquel le « Courrier de Rome » (décembre 1992) avait posé la question : « Pourquoi ne dîtes-vous pas la messe tous les jours ? » et qui avait répondu : « Nous sommes obligés, nous prêtres, à ne la dire qu’une fois par semaine, ça me suffit ! »…et même, « cerise sur le gâteau »… le franc-maçon Bugnini (auteur de la nouvelle messe) qui a « dit avec bonheur ….»  

Bien entendu, les citations – soigneusement choisies – par l’abbé sont couronnées par la conclusion dont on appréciera l’objectivité : « La liturgie est le fruit d’un développement continu » issu d’un « processus vivant de croissance » (…) « Les formes d’un rite sont des réalités vivantes (…) dans lesquelles se sont incarnées dans une forme concrète l’action de Dieu et la réponse de l’homme » (cardinal Ratzinger 1998) 

Laissons donc faire la « tradition vivante » pour que l’on puisse enfin apprécier les « gélinades » mutantes d’une Eglise ayant abandonné la doctrine du Christ-Roi, pour laquelle nous continuerons à nous battre !  Parce que c’est notre devoir ! » Max Barret, Tychique n°239 – 20 avril 2008

La protection dont bénéficie l’abbé Celier émane notamment de l’abbé Nely, qui a son bureau à Menzingen. L’abbé Nely est l’ancien cuisinier d’Avrillé, à une époque où ces dominicains étaient très liés à Dom Gérard, l’homme qui allait trahir Mgr Lefebvre.

Selon des sources très informées, le Père Innocent-Marie se serait opposé à l’entrée de l’abbé Nely au séminaire. Ce dernier aurait néanmoins passé outre et a ensuite fait la carrière que l’on connaît.

Lors de son séjour romain son goût de l’intrigue fut très apprécié des milieux romains.

Il était très lié avec Mgr Fellay, bien avant d’être promu deuxième assistant du supérieur général.

Sur le terrain, l’abbé de Cacqueray terrorise les abbés qui critiquent Benoît XVI dans leurs prédications

L’abbé de Cacqueray fait donc publiquement l’éloge de l’abbé Celier, l’auteur du ‘dieu mortel’.

Nous avons appris que l’abbé de Cacqueray vient de faire une descente inopinée (sur dénonciation – probablement « sur commande » de l’abbé de Cacqueray ou du moins de son mentor l’abbé Celier - d’un fidèle) en Vendée pour sermonner l’abbé Pouliquen et lui interdire de critiquer désormais l’abbé apostat Ratzinger-Benoît XVI dans ses sermons.

C’est à dire pour interdire aux prêtres de la FSSPX d’exercer un des premiers devoirs de leur Sacerdoce catholique : celui de dénoncer auprès de leurs ouailles les apostasies répétées et publiques de l’abbé apostat Ratzinger-Benoît XVI qui entraînent aujourd’hui tant d’âmes en Enfer – âmes perdues dont l’abbé de Cacqueray et son mentor Celier auront personnellement à répondre pour chacune d’elles devant le Juge éternel !

Il nous est rapporté également qu’à Saint-Nicolas-du-Chardonnet, l’abbé Beauvais ne critique plus Benoît XVI que par des allusions, et sans plus oser le nommer.

De même l’abbé Toulza, successeur de l’abbé Celier à la tête de Fideliter et des éditions Clovis, se serait fait reprendre par Suresnes pour son dernier numéro de Fideliter (consacré aux fausses canonisations), jugé trop critique envers les modernistes.

Bref, partout s’applique la loi infernale de Suresnes de l’interdiction des critiques publiques de l’apostat Ratzinger, ce vieil ennemi de la FSSPX, que Mgr Lefebvre surnommait : « le serpent ».

Côme Prévigny rejoint d’ailleurs notre propos en soulignant que le texte de Mgr Fellay se situe dans la ligne du processus de réconciliation’ :

« Dans les faits, les autorités de la Fraternité n'ont aucunement changé de ligne de conduite. Il n'y a pas, dans cette lettre, l'ombre d'un refus par rapport à une situation antérieure. Mgr Fellay a indiqué clairement que le carnet de route établi en 2000 entre le Saint-Siège et la FSSPX était maintenu et, à plusieurs reprises, il a invité les fidèles à l'espérance. »[10] Côme Prévigny - voir l’annexe 3

Il est évident que dans un tel contexte de règne des infiltrés du ralliement, le discours de Mgr Fellay ne peut être que celui d’un évêque qui a fait montre depuis maintenant des années de sa duplicité et de sa soumission à cet entourage de moderniste dont il affectionne être entouré.

Continuons le bon combat

La Rédaction de Virgo-Maria

©2008 virgo-maria.org

Annexe 1

La clairvoyance d’un fidèle catholique qui dénonce la poudre aux yeux jetée par Mgr Fellay

Cher Monsieur,


Je me permets de vous adresser, mon avis personnel sur ce dernier texte de Mgr Fellay que l'on ne peut pas qualifier, à mon sens, de fin d’une quelconque récréation.

En effet, si l’on prend le temps et le soin de bien lire (et de relire, s’il le faut !) ce qu’écrit Mgr Fellay, on se rend bien compte qu’il s’agit d’un nouveau texte (comme Mgr Fellay a l’habitude d’en diffuser 1 tous les 10 mois depuis l’an 2000 !) ayant pour objectif de rassurer les plus « durs » de la FSSPX pour mieux les tromper et les neutraliser. Il faut donc raison garder et ne pas se réjouir trop hâtivement.

S’il fallait faire un résumé du texte de Mgr Fellay en quelques phrases, on pourrait retenir ces quelques idées maîtresses :

·         Dans les autres domaines, Mgr Fellay estime qu’il n’y a pas vraiment de changements significatifs, mais il évite de trop en dire. Il évite soigneusement de parler des actes scandaleux d’apostasie de B 16 (mosquée, synagogue…), de ses encycliques, de son rejet du dogme de la Rédemption ou de sa pertinacité dans ses hérésies maintes fois condamnées par l’Eglise, comme l’a fait Mgr Tissier, etc… . Cette critique volontairement incomplète et consensuelle entraîne nécessairement un sous-entendu calculé et, de facto, une relation que n’hésiteront pas à faire ses fidèles lecteurs avec la nécessité, selon eux, d’organiser les fameuses « discussions doctrinales » par lesquelles les Celier et de la Rocque prétendront vouloir refaire le catéchisme aux autorités romaines (et notamment à Ratzinger qui est présenté toujours comme un brave homme, un homme de bonne volonté mais qui se trouve confronté à « la résistance parfois farouche d’épiscopats entiers » [NDLR Mgr Fellay !!]) qui n’ont-pas-eu-la-chance-de-bénéficier-d’une-bonne-formation…) !!

·         Mgr Fellay affirme ensuite que la FSSPX "ne peut pas signer d’accord" au jour d’aujourd’hui…

·         Mais malgré tout, il continue à demander l’annulation du décret d’excommunication de 1988 (et peut-être qu’à ce moment-là, ce sera le prétexte que la FSSPX mettra en avant pour justifier sa signature d'un éventuel accord, mais chut, cela on ne le dit pas tout de suite…),

·         C’est dans ce but qu’il appelle à une nouvelle croisade du Rosaire !

La première était destinée à préparer les esprits à bien accueillir le Motu proprio. La deuxième aura pour objectif de tromper encore une fois les fidèles et les prêtres sur une prochaine levée des prétendues excommunications que B 16 pourrait effectuer lors de sa venue à Lourdes le 14 septembre prochain, date anniversaire de l'entrée en vigueur du Motu proprio. Les 4 évêques de la FSSPX pourraient ainsi faire chanter un nouveau Te Deum solennel à l'occasion du pèlerinage du Christ-Roi, un mois après, accompagné d'une déclaration commune de circonstance... Si cela arrivait ainsi, quel imposture et quelle trahison pour l’œuvre de Mgr Lefebvre. Quels fidèles et prêtres accepteraient une telle trahison et une tel machiavélisme ?


A l'inverse, il a clairement été démontré :

·         Le piège du Motu proprio et la volonté de Ratzinger, par cette apparente concession, de tromper la FSSPX pour l’amener à rallier,

·         L’absurdité des « discussions doctrinales » et la pertinacité de Ratzinger dans ses hérésies tel que la montre la conférence de Mgr Tissier à Paris dont Mgr Fellay n’oserait même pas reprendre le dixième publiquement,

·         Que, même sans signature d’accord, le petit réseau des infiltrés (Mgr Williamson, Abbés Schmidberger, Celier, Lorans, Sélégny, Cocault-Duverger, …) travaille à faire exister le ralliement, en soi, déjà dans les faits,

·         L’incohérence entre la demande de la levée de cette prétendue excommunication et la déclaration des supérieurs de District de 1988, en rappelant d’ailleurs, à juste titre, notre honneur d’être excommuniés, c'est-à-dire placés hors de la communion de cette nouvelle église qu’est l’église conciliaire et qui n’est pas l’Eglise catholique !

Tout est dit !! Ces simples constats condamnent donc, à eux-seuls, le texte de Mgr Fellay ! Nous ne pouvons donc pas, nous ne devons donc pas donner l’illusion à ceux qui commençaient à comprendre le double-jeu des autorités de la FSSPX, qu’un sursaut serait en train de s’opérer. Mgr Fellay, de par son état et les grâces qui en découlent (qui lui sont accordées s’il ne s’obstine pas à refuser la vérité !), peut toujours, c’est vrai, se ressaisir (ce libérera-t-il du petit réseau des infiltrés qui ont mis la main depuis plus de 15 ans sur la FSSPX ?…), mais son texte nous prouve, au contraire, que rien n’a changé et qu’il continue à tenir un double-langage ! Il est significatif, par ailleurs, de voir que Mgr Fellay, malgré ses critiques, ne dit pas qu’il va arrêter les discussions (qui continuent dans le plus grand secret !) avec cette Rome des « antichrists » alors que Mgr Lefebvre ne nous cachait rien et avait eu le courage, lui, de stopper ses relations avec Rome, car il avait pris conscience, comme le savent ceux qui ont connu Mgr Lefebvre, qu’on ne pouvait rien attendre de ces personnages !!

Pour que notre combat soit crédible et efficace, nous devons donc avoir, je pense, une certaine cohérence dans ce que nous disons et faisons. Nous ne pouvons pas d’un côté citer des déclarations ahurissantes et très courtisanes de Mgr Fellay telles que celles qu’il a faites à Flavigny en décembre dernier (Ratzinger qualifié de « pape providentiel », Hoyos d’« ami très précieux » et le Motu proprio comparé à « l’Edit de Constantin » !!) et aujourd’hui nous réjouir d’un texte (en apparence ferme mais qui reste trompeur) de Mgr Fellay au prétexte qu’il dit que la FSSPX « ne peut pas ‘signer d’accord’ » !

Notez, d’ailleurs, que Mgr Fellay ne dit pas que la FSSPX « ne veut pas signer d’accord » mais « ne peut pas signer d’accord » !!! C’est très fin et très subtil !

En effet, avant tout accord, le Vatican exige de la Direction de la FSSPX et de ses agents qu’aucune réaction ne puisse naître à la suite de ces accords, à moins de s’assurer que celle-ci soit dérisoire. Or, Mgr Fellay, et la secte des infiltrés dont il est le jouet, savent qu’il existe encore une forte réaction, or l’objectif de Rome, dont ils sont les agents, est bien de détruire TOUTE la transmission du Sacerdoce sacrificiel. D’où la nécessité pour eux de publier régulièrement ce type de texte destiné à la déstabiliser et à tenter d’affaiblir les forces vives avec l’objectif de leur faire ainsi baisser la garde…

Signé par un fidèle catholique

Annexe 2

Mgr Fellay : « continuer d’espérer, de continuer le chemin défini dès l’an 2000 »

http://www.dici.org/actualite_read.php?id=1682

Chers Amis et Bienfaiteurs,

Le Motu Proprio Summorum Pontificum qui a reconnu que la messe tridentine n’avait jamais été abrogée pose un certain nombre de questions en ce qui concerne le futur des relations de la Fraternité Saint-Pie X avec Rome. Plusieurs personnes, dans les milieux conservateurs et à Rome même, ont fait entendre leurs voix arguant que, le Souverain Pontife ayant posé un acte d’une si grande générosité, et donné par là même un signe évident de bonne volonté à notre égard, il ne resterait à notre Société qu’une seule chose à faire : « signer un accord avec Rome ». Malheureusement quelques-uns de nos amis se sont laissés prendre à ce jeu d’illusions.

Nous voudrions saisir l’occasion de cette lettre du temps pascal pour rappeler une fois de plus les principes qui gouvernent notre action en ces temps troublés et signaler quelques événements récents qui indiquent bien clairement que, au fond, à part l’ouverture liturgique du Motu Proprio, rien n’a vraiment changé, afin de tirer les conclusions qui s’imposent.

Le principe fondamental qui dicte notre action est la conservation de la foi, sans laquelle nul ne peut être sauvé, nul ne peut recevoir la grâce, nul ne peut être agréable à Dieu, comme le dit le Concile Vatican I. La question liturgique n’est pas première, elle ne le devient que comme expression d’une altération de la foi et corrélativement du culte dû à Dieu.

Il y a un changement notable d’orientation dans le Concile Vatican II par rapport à la vision de l’Eglise, surtout par rapport au monde, aux autres religions, aux Etats, mais aussi par rapport à elle-même. Ces changements sont reconnus par tous, mais ne sont pas évalués de la même manière par tous. Jusqu’ici, ils étaient présentés comme très profonds, révolutionnaires : « la Révolution de 89 dans l’Eglise » a pu dire un des cardinaux du Concile.

Benoît XVI encore cardinal présentait la question ainsi : « Le problème des années soixante était d’acquérir les meilleures valeurs exprimées de deux siècles de culture “libérale”. Ce sont en fait des valeurs qui, même si elles sont nées en dehors de l’Eglise, peuvent trouver leur place – épurées et corrigées – dans sa vision du monde. C’est ce qui a été fait [1] ». Et au nom de cette assimilation, une nouvelle vision du monde et de ses composants a été imposée : une vision fondamentalement positive, qui a dicté non seulement un nouveau rite liturgique, mais aussi un nouveau mode de présence de l’Eglise dans le monde, beaucoup plus horizontal, plus présente aux problèmes humains et terrestres que surnaturels et éternels…

En même temps, la relation aux autres religions se transformait : depuis Vatican II, Rome évite tout jugement négatif ou dépréciateur de ces autres religions. Par exemple, la dénomination classique de « fausses religions » a complètement disparu du vocabulaire ecclésiastique. Les termes « hérétiques » et « schismatiques », qui qualifiaient les religions plus proches de la religion catholique, ont eux aussi disparu ; ils sont éventuellement utilisés, surtout celui de schismatique, pour nous désigner. Ainsi en est-il du terme « excommunication ». La nouvelle approche se nomme œcuménisme, et contrairement à ce que tous croyaient, ce n’est pas d’un retour à l’unité catholique qu’il s’agit, mais de l’établissement d’une nouvelle sorte d’unité qui ne requiert plus de conversion.

Envers les confessions chrétiennes s’est établie une nouvelle perspective, et cela est encore plus clair avec les orthodoxes : dans l’accord de Balamand, l’Eglise catholique s’engage officiellement à ne pas convertir les orthodoxes et à collaborer avec eux. Le dogme « hors de l’Eglise pas de salut » rappelé dans le document Dominus Jesus a connu une réinterprétation nécessaire à la nouvelle vision des choses : on n’a pu maintenir ce dogme sans élargir les limites de l’Eglise, ce qui a été réalisé par la nouvelle définition de l’Eglise donnée dans Lumen Gentium. L’Eglise du Christ n’est plus l’Eglise catholique, elle subsiste en elle. On a beau dire qu’elle ne subsiste qu’en elle, il reste que l’on prétend à une action du Saint Esprit et de cette « Eglise du Christ » hors de l’Eglise catholique. Les autres religions ne sont pas privées d’éléments de salut… Les « églises orthodoxes » deviennent d’authentiques églises particulières dans lesquelles s’édifie « l’Eglise du Christ. »

Ces nouvelles perspectives ont évidemment bouleversé les rapports avec les autres religions. Il est impossible de parler d’un changement superficiel, c’est bien une nouvelle et très profonde mutation que l’on prétend imposer à l’Eglise de Notre Seigneur Jésus-Christ. Ce qui fait que Jean-Paul II a pu parler de « nouvelle ecclésiologie », admettant un changement essentiel dans cette partie de la théologie qui traite de l’Eglise. Nous ne comprenons tout simplement pas comment l’on peut prétendre que cette nouvelle compréhension de l’Eglise serait encore en harmonie avec la définition traditionnelle de l’Eglise. Elle est nouvelle, elle est radicalement autre et elle oblige le catholique à avoir un comportement foncièrement différent avec les hérétiques et schismatiques qui ont tragiquement abandonné l’Eglise et bafoué la foi de leur baptême. Ils ne sont désormais plus des « frères séparés », mais des frères qui « ne sont pas en pleine communion »… et nous sont « profondément unis » par le baptême dans le Christ, d’une union inamissible… La dernière mise au point de la Congrégation de la Doctrine de la Foi sur le mot subsistit est à ce propos très éclairante. Tout en affirmant que l’Eglise ne peut pas enseigner de nouveauté, elle confirme la nouveauté introduite au Concile…

De même pour l’évangélisation : le devoir sacré de tout chrétien de répondre à l’appel de Notre Seigneur Jésus-Christ est d’abord affirmé, « Allez par tout le monde, et prêchez l’Evangile à toute créature. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ; celui qui ne croira pas, sera condamné. [2] » Mais il est ensuite allégué que cette évangélisation ne concerne que les païens, et ainsi, ni les chrétiens, ni les juifs ne sont concernés… Tout récemment les cardinaux Kasper et Bertone, au sujet de la controverse sur la nouvelle prière pour les Juifs, ont affirmé que l’Eglise ne les convertirait pas.

Ajoutons à cela les positions papales au sujet de la liberté religieuse et nous pouvons aisément conclure que le combat de la foi n’a en rien diminué ces dernières années. Le Motu Proprio qui introduit une espérance de changement vers le mieux au niveau liturgique, n’est pas accompagné par des mesures logiquement corrélatives dans les autres domaines de la vie de l’Eglise. Tous les changements introduits au Concile et dans les réformes post-conciliaires que nous dénonçons, parce que l’Eglise les a précisément déjà condamnés, sont confirmés. Avec la différence que désormais, on affirme en même temps que l’Eglise ne change pas… ce qui revient à dire que ces changements seraient parfaitement dans la ligne de la Tradition catholique. Le bouleversement au niveau des termes joint au rappel que l’Eglise doit rester fidèle à sa Tradition peuvent en troubler plus d’un. Tant que les faits ne corroborent pas l’affirmation nouvelle, il faut conclure que rien n’a changé dans la volonté de Rome de poursuivre les orientations conciliaires, malgré quarante années de crise, malgré les couvents dépeuplés, les presbytères abandonnés, les églises vides. Les universités catholiques persistent dans leurs divagations, l’enseignement du catéchisme reste une inconnue alors que l’école catholique n’existe plus comme spécifiquement catholique : c’est devenu une espèce éteinte…

Voici pourquoi la Fraternité Saint-Pie X ne peut pas « signer d’accord ». Elle se réjouit franchement de la volonté papale de réintroduire le rite ancien et vénérable de la sainte Messe, mais découvre aussi la résistance parfois farouche d’épiscopats entiers. Sans désespérer, sans impatience, nous constatons que le temps d’un accord n’est pas encore venu. Cela ne nous empêche pas de continuer d’espérer, de continuer le chemin défini dès l’an 2000. Nous continuons de demander au Saint-Père l’annulation du décret d’excommunication de 1988, car nous sommes persuadés que cela ferait le plus grand bien à l’Eglise et nous vous encourageons à prier pour que cela se réalise. Mais il serait très imprudent et précipité de se lancer inconsidérément dans la poursuite d’un accord pratique qui ne serait pas fondé sur les principes fondamentaux de l’Eglise, tout spécialement sur la foi.

La nouvelle croisade du Rosaire à laquelle nous vous appelons, pour que l’Eglise retrouve et reprenne sa Tradition bimillénaire, appelle aussi quelques précisions. Voici comment nous la concevons : que chacun s’engage à réciter un chapelet à une heure assez régulière du jour. Vu le nombre de nos fidèles et leur répartition dans le monde entier, nous pouvons être assurés que toutes les heures du jour et de la nuit auront leurs voix vigilantes et orantes, de ces voix qui veulent le triomphe de leur Mère céleste, l’avènement du Règne de Notre Seigneur, « sur la terre comme au ciel ».

+ Bernard Fellay

Menzingen, le 14 avril 2008

Annexe 3

Côme Prévigny : Mgr Fellay lance un appel à Rome

La récente lettre que Mgr Fellay a adressé aux fidèles attachés au mouvement de Mgr Lefebvre a suscité diverses réactions dans la presse et sur internet. Entre émotion et déception, il semble opportun de mesurer la portée des mots du supérieur général de la Fraternité Saint-Pie-X et, à partir de ses écrits, d'étudier ses motivations. Un certain nombre de commentateurs, inquiets depuis quelques temps du réchauffement des relations entre le Saint-Siège et le monde traditionaliste, s'est particulièrement hâté de sortir de son contexte, en les coupant, les propos de l'évêque pour conclure intemporellement : "la Fraternité Saint-Pie X ne peut pas « signer d’accord »". Cette manipulation grossière est plutôt un bon signe, dans la mesure où elle transcrit les inquiétudes des journalistes.


Dans les faits, les autorités de la Fraternité n'ont aucunement changé de ligne de conduite. Il n'y a pas, dans cette lettre, l'ombre d'un refus par rapport à une situation antérieure. Mgr Fellay a indiqué clairement que le carnet de route établi en 2000 entre le Saint-Siège et la FSSPX était maintenu et, à plusieurs reprises, il a invité les fidèles à l'espérance. Que la Fraternité ne puisse signer d'accord est une réalité relative au temps présent. Par là, son supérieur général rappelle simplement aux fidèles que le mouvement créé par Mgr Lefebvre ne transgressera pas les règles qu'il s'est fixé depuis sept ans, à savoir qu'un accord ne serait signé qu'une fois le décret d'excommunication retiré et les discussions doctrinales officiellement entamées. De manière cohérente, c'est donc là une invitation à ne pas se nourrir d'illusion et de précipitation et à vivre dans l'espérance et la confiance.


Les récents propos de Mgr Fellay s'inscrivent également dans un contexte diplomatique entre le Saint-Siège et la Fraternité. Dans sa dernière lettre aux Amis et Bienfaiteurs, le supérieur général de ladite société avait salué bien ouvertement et sans nuance la publication du Motu Proprio. Par la suite, le cardinal Castrillon Hoyos avait, dans un entretien en mars dernier, minimisé les différends entre Rome et la Fraternité : "S’agissant du Concile Vatican II, la critique qu’en fait la Fraternité Saint-Pie X porte sur le manque de clarté de certains textes, ce qui ouvre la voie à une interprétation divergente au regard de la doctrine traditionnelle. Les difficultés ne sont qu’interprétatives, ou elles ne portent que sur quelques gestes œcuméniques, mais pas sur l’enseignement de Vatican II lui-même, avait rapporté l'Osservatore Romano.


La présente lettre de Mgr Fellay vient rappeler que le combat de Mgr Lefebvre et des prêtres qui l'ont suivi ne se résume pas à une mésinterprétation de quelques points du Concile mais vraiment à un problème de fond à propos de la liberté religieuse, de la collégialité et de l'oecuménisme, problème qui nécessite une discussion doctrinale. En quelque sorte, Mgr Fellay légitime ici la résistance de la Fraternité. La dissidence et l'acte grave que constitue le sacre de 1988 n'auraient pas eu lieu si la crise que nous vivons n'avait reposé que sur un malentendu.

Cette lettre s'inscrit également dans un climat d'interrogation sur les motivations romaines. Dernièrement, la modification de la prière pour les Juifs du Vendredi Saint a suscité une certaine émotion puisque cette première altération de l'ancien missel - celui-là même que la Fraternité avait vaillamment défendu contre les autorités ecclésiales pendant des décennies - n'a été officiellement suivie que par les étonnants commentaires des cardinaux Bertone, Kasper et Schönborn qui - au mieux - mettaient en doute la nécessité d'annoncer l'Evangile aux Juifs.


Seuls ceux qui redoutent plus que tout qu'un arrangement intervienne à terme ont voulu voir dans cette lettre une fin de non-recevoir. Il n'y a aucun retour en arrière, aucune fermeture. Il y a une invitation des fidèles à la patience tandis que la Fraternité, avec espérance, "continue le chemin défini dès l’an 2000". Mgr Fellay ne tourne pas le dos à Rome, il s'avance vers elle pour lui lancer un appel.


Côme Prévigny[11]

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[1] http://www.virgo-maria.org/articles/2008/VM-2008-04-06-A-00-Hoyos_ment.pdf

[2] Cf. les quatre messages VM des 17 septembre, 02 octobre 2007 et 18 mars 2008 :

http://www.virgo-maria.org/articles/2007/VM-2007-10-02-C-00-Societes_secretes_europeennes.pdf

http://www.virgo-maria.org/articles/2007/VM-2007-09-17-A-00-Mgr_Williamson_Muggeridge.pdf

http://www.virgo-maria.org/articles/2007/VM-2007-09-17-B-00-Mgr_Williamson_Actions_US.pdf

http://www.virgo-maria.org/articles/2008/VM-2008-03-15-Diaporama_Williamson_2_anneaux.pdf

[3] Cf. les quatre messages VM des 15 et 18 octobre, 03 novembre 2007 et du 8 avril 2008 :

http://sww.virgo-maria.org/articles/2007/VM-2007-10-15-A-00-Blason_Williamson_Cunctator.pdf

http://www.virgo-maria.org/articles/2007/VM-2007-10-18-A-00-Coat-of-arms_Williamson_Cunctator.pdf

http://www.virgo-maria.org/articles/2007/VM-2007-11-03-B-00-Anglicans_Rose_Croix-FM.pdf

http://www.virgo-maria.org/articles/2008/VM-2008-04-08-B-00-Williamson-Round_Table.pdf

[4]Cf. les quatre messages VM des 20 octobre, 01, 10 et 13 novembre 2007 :

http://www.virgo-maria.org/articles/2007/VM-2007-11-13-A-00-Bond_Williamson.pdf

http://www.virgo-maria.org/articles/2007/VM-2007-11-10-D-00-Schmidberger-Urrutigoity.pdf

http://www.virgo-maria.org/articles/2007/VM-2007-11-01-A-00-Williamson-Urrutigoity.pdf

http://www.virgo-maria.org/articles/2007/VM-2007-10-20-A-00-Vatican-Homosexuel.pdf

[5] http://www.virgo-maria.org/articles/2007/VM-2007-12-01-A-00-Celier_Dieu_Mortel.pdf

[6] Cf. Forum catholique : ( 328673 ) Discussions doctrinales entre Rome et la FSSPX par Dominique Bro (2007-10-05 15:33:54) :

http://www.leforumcatholique.org/printFC.php?num=328673

Cf. message VM du 16 octobre 2007 :

http://sww.virgo-maria.org/articles/2007/VM-2007-10-16-B-00-Commission-theologique.pdf

[7] selon le CV diffusé à l’occasion de la sortie de son livre-interview réalisé avec Olivier Pichon « Benoît XVI et les traditionalistes » aux éditions Entrelacs (Albin Michel), salon du livre 2007, citation :

- 1976 : obtention d’un baccalauréat scientifique ; entrée à l’Institut universitaire de Technologie de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

- 1977 : découverte de la Tradition catholique à l’occasion de l’événement de Saint-Nicolas du Chardonnet.

- 1978 : obtention d’un Diplôme universitaire de Technologie «Hygiène et sécurité du travail» à l’Université de Paris-Nord.

- 1978-1979 : travail dans une entreprise d’usinage d’uranium fournissant l’industrie nucléaire et l’aéronautique.

[8] Cf. message VM du 17 juillet 2007 :

http://sww.virgo-maria.org/articles/2007/VM-2007-07-17-A-00-Abbe-Celier-Jim-Morrison.pdf

[9] http://www.virgo-maria.org/articles/2007/VM-2007-06-15-A-00-Binome_Aulagnier_Celier.pdf

http://www.virgo-maria.org/articles/2007/VM-2007-07-28-A-00-Chaussee-n1.pdf

http://www.virgo-maria.org/articles/2007/VM-2007-07-29-A-00-Chaussee-n2.pdf

http://www.virgo-maria.org/articles/2007/VM-2007-06-03-B-00-Mgr_Williamson_lache_abbe_Celier.pdf

http://www.virgo-maria.org/articles/2007/VM-2007-06-06-B-00-Avrille_bloque_face_a_Celier.pdf

http://www.virgo-maria.org/articles/2007/VM_2007-06-28-A-00-Abbe-Celier_censure_Mgr_Lefebvre.pdf

[10] http://christus.imperat.over-blog.com/

[11] http://christus.imperat.over-blog.com/