Virgo-Mara.org

CAPITAL : Lettre ouverte solennelle des fidèles aux quatre évêques de la FSSPX

http://www.virgo-maria.org/articles/2006/VM-2006-10-10-A-00-Appel_aux_quatre_eveques_de_la_FSSPX.pdf

Qui et Pourquoi, depuis la mort de Mgr Lefebvre en 1991, a détourné la finalité surnaturelle de l’OPERATION-SURVIE des sacres de 1988, pour assigner à la FSSPX ce FAUX objectif prioritaire de la «ré-conciliation» avec la Rome conciliaire
(en fait la «ré-conciliarisation» de la FSSPX) ?

Qui a, depuis 2000, PROMU, et Pourquoi, le FAUX préalable de l’autorisation de la messe de Saint Pie V ?

Pourquoi n’a-t-on pas posé la VRAIE question du rétablissement du VRAI Sacerdoce de VRAIS prêtres, ordonnés par des Evêques VALIDEMENT sacrés selon le rite VALIDE des Saints Ordres ?

Qui a INVENTE, et POURQUOI, le faux préalable de la levée des «excommunications» ?

Pourquoi n’a-t-on pas posé la VRAIE question de l’abrogation de Pontificalis Romani INVALIDE de 1968 et du rétablissement du vrai rite de la consécration épiscopale VALIDE d’avant 1968?

A quoi servirait-il, en effet, de faire dire le VRAI rite de la messe par de FAUX prêtres ?

Serait-ce donc qu’après avoir obligé de VRAIS prêtres à dire une FAUSSE messe, l’on veuille désormais faire dire la messe du
VRAI rite par de FAUX prêtres ?

Serait-ce que l’on veuille «concilier» les VRAIS prêtres qui disent encore la VRAIE messe avec un clergé aussi INVALIDE que le
FAUX CLERGE ANGLICAN ?


Gaude, Maria Virgo, cunctas hæreses sola interemisti.

(Tractus Missæ Salve Sancta Parens)

jeudi 16 juillet 2009

Ce message peut être téléchargé au format PDF sur notre site http://www.virgo-maria.org/.

L’abbé apostat Ratzinger-Benoît XVI mondialiste :

En tant que prétendu « Pape » de la Sainte Église, il presse aujourd’hui publiquement pour l’instauration urgente
d’une « Autorité politique mondiale reconnue de tous
jouissant du pouvoir de faire respecter ses décisions
 »,

finalité même des sectes Rose+Croix depuis Commenius (1592–1670).
Désormais la Bête de la Terre peut rencontrer la Bête de la Mer !

CommeniusAntichristRatzinger-Benoît XVI sur la place Saint-Pierre

Commenius – Benoît XVI sur la place Saint-Pierre – qualifié d’ « antichrist » par Mgr Lefebvre

L’intrus apostat Ratzinger-Benoît XVI vient de tomber le masque dans son ‘encyclique’ « Caritas in Veritate » datée du 29 juin 2009 : « il est urgent que soit mise en place une véritable Autorité politique mondiale (…) Cette Autorité devra en outre être reconnue par tous, jouir d’un pouvoir effectif (..) Elle devra évidemment posséder la faculté de faire respecter ses décisions. ».

Franchissant une nouvelle étape dans la révélation de son apostasie, il ose à présent proclamer publiquement, sans détour, dans un document qualifié d’‘encyclique’ et attribué officiellement à la Chaire de Pierre, l’objectif mondialiste suprême, poursuivi par des sectes secrètes depuis le XIV° siècle, et dirigé opérationnellement depuis l’Angleterre par des cercles occultes mondiaux depuis le XIX° siècle.

À quelques mois du voyage historique sans précédent du prétendu « Pape » Benoît XVI à Londres annoncé pour les prochains mois, cette déclaration sans précédent depuis l’élection frauduleuse du Rose+Croix Roncalli-Jean XXIII sur le trône de Saint-Pierre il y a 51 ans, prend figure d’un jalon capital dans les ultimes étapes qui mènent à l’instauration du gouvernement de l’Antichrist prophétisé par les Saintes Écritures. L’abbé de Tanoüarn tente d’esquiver le débat tout en reconnaissant l’énormité du problème posé par la déclaration de Benoît XVI. En 2004 à Paris, lors d’un symposium de la FSSPX, Mgr Tissier avait déjà analysé en détail le mondialisme et son support religieux néo-gnostique : l’unité spirituelle du genre humain. Déjà en 1979, Mgr Lefebvre dénonçait ce gouvernement mondial qui pointait. Et, en cette période historique, Mgr Fellay ne dénonce plus rien et même collabore avec les mondialistes, auprès de qui il sollicite un statut.

Ces évènements historiques dont nous sommes actuellement les témoins trouvent un commentaire dans les propos de Mgr Tissier à Paris en octobre 2004 (et rendus publics un an plus tard) :

« Saint Jean dans son Apocalypse vit monter de la mer une bête monstrueuse à sept têtes et dix cornes qui profère des blasphèmes et que la terre entière admire et adore, car c'est le dragon qui lui a donné son pouvoir ; en elle nous pouvons deviner un gouvernement mondial sans Dieu ni Christ. Puis il vit monter de la terre (la terre des vivants l'Église) une autre bête, munie de deux cornes comme l'Agneau (comme le Christ) mais qui parle comme le dragon : par quoi nous pouvons comprendre une anti-Église pervertie, tenant le langage des droits de l'homme ; et cette seconde bête séduit les habitants de la terre et leur fait adorer la première bête. Voilà bien la consommation du mystère d'iniquité dénoncé par saint Paul (2 Thés. 9, 7) : une anti-Église se mettant au service d'un anti-État mondial. » Mgr Tissier de Mallerais (FSSPX)

Prédication de l’Antéchrist

Prédication de l’Antéchrist, préparée par la « Bête de la terre »

Cette déclaration solennelle de l’abbé apostat Ratzinger en tant que prétendu « Pape » Benoît XVI de la Sainte Église fera date dans l’histoire.

Elle marque un jalon important sur le chemin qui mène du début de la prise de contrôle des postes de direction de l’Église catholique par des intrus Rose+Croix jusqu’à la réalisation d’une religion mondialiste universelle autour de l’apparence d’Église catholique totalement métamorphosée et inversée, après avoir été désormais quasi totalement dépouillée des pouvoirs sacrificiels du véritable Sacerdoce catholique, depuis la promulgation le 18 juin 1968 de sa nouvelle consécration épiscopale « œcuménique » de rite latin rendue volontairement sacramentellement invalide (cf. www.rore-sanctifica.org ).

Après des décennies de préparation et d’infiltration, la secte Rose+Croix a réussi en 1958 à faire succéder l’un des siens, Mgr Roncalli (initié en Turquie) au dernier vrai Pape légitime de l’Église catholique à ce jour, le Pape Pie XII.

Puis, au cours des cinq dernières décennies, se sont succédé quatre 4 autres intrus (Montini-Paul VI, Luciani-Jean-Paul Ier, Wojtyla-Jean-Paul II et Ratzinger-Benoît XVI).

C’est ce dernier, qui après 51 ans de révolution, a franchi le pas le 29 juin 2009, en manifestant sa volonté de l’instauration « urgente » d’une « véritable Autorité politique mondiale », ce qui signifie un gouvernement mondial.

Et sur quel substrat religieux ?

Il est évident que cette unité politique mondiale va de pair avec l’unité spirituelle mondiale qui ne peut être que cette nouvelle religion issue de Vatican II, basée sur le sophisme de « l’unité spirituelle du genre humain », d’inspiration maçonnique, laquelle présente l’ensemble des religions, ou des traditions spirituelles « comme autant de voies de salut ».

À l’évidence, il s’agit là d’une nouvelle apostasie publique et particulièrement solennelle de la part de l’abbé apostat Joseph Ratzinger, prêtre de Notre Seigneur Jésus-Christ crucifié à Jérusalem et ressuscité, qui sait très bien – ainsi que la Sainte Église et les Saintes Ecritures l’ont toujours enseigné – qu’Il est le SEUL, UNIQUE ET VÉRITABLE « Prince de la Paix » et que toute véritable paix durable entre les hommes ne saurait être réalisée que par l’instauration de SA ROYAUTÉ SOCIALE UNIVERSELLE sur terre : « Il faut qu’Il règne ! ».

L’abbé apsostat Ratzinger-Benoît XVI pouvait-il proclamer plus solennellement, plus explicitement et plus radicalement sa totale apostasie du Règne social universel de Notre Seigneur Jésus-Christ qu’il vient de le faire en publiant sa dernière « encyclique » Caritas in Veritate ?

Par cette encyclique, l’abbé apostat Joseph Ratzinger-Benoît XVI s’assume désormais bien clairement comme le Chef de cette « Bête de la Terre », cette église conciliaire, contrefaçon impudente de l’Église catholique, revêtue des « Cornes de l’Agneau, mais qui parle avec la voix du Dragon », et « dont le role est de faire adorer[1] par tous les habitants de la terre, la Bête de la Mer » – c’est-à-dire le mondialisme anglosaxon maçonnique et protestant  – ainsi que nous l’a enseigné l’Apôtre Saint Jean au chapitre XIII de son Apocalypse, chapitre XIII des deux Bêtes que la Sœur Lucia Dos Santos, témoin et dépositaire des Secrets de Notre Dame à Fatima, exhortait les fidèles à lire et à méditer, en réponse à ceux qui lui demandaient en 1960 pourquoi l’évêque apostat Roncalli-Jean XXIII se refusait alors à obéir à la Très Sainte Vierge Marie en refusant de rendre enfin public à cette date son « Troisième Secret », ainsi qu’Elle l’avait expréssement demandé en précisant que ce trosième Secret devrait être publié par le pape « en 1960 au plus tard ».

Les Temps sont désormais accomplis :
la Bête de la Terre peut rencontrer la Bête de la Mer pour la faire adorer

Voici en effet désormais plus d’un an que quarante années[2] se sont écoulées depuis la promulgation le 18 juin 1968 – dans l’indifférence quasi générale du monde catholique – de la pseudo « Constitution Apostolique » Pontificalis Romani, factuellement triplement mensongère, de l’évêque apostat Montini-Paul VI qui, en abolissant la quasi billiménaire consécration épiscopale catholique de rite latin, pour lui subsister une toute nouvelle consécration épiscopale conciliaire « œcuménique » rendue volontairement sacramentellement invalide par les DomBotte-Lécuyer-Bugnini3 points, portait le coup mortel à l’Épiscopat catholique latin et à la transmission sacramentellement valide du véritable Sacerdoce sacrificiel catholique, aujourd’hui quasiment éradiqué sur terre dans le rite latin (cf. www.rore-sanctifica.org ).

Il est d’autant plus impressionnant de devoir aujourd’hui constater que l’abbé apostat Ratzinger-Benoît XVI, ce manipulateur et falsificateur[3] personnel résolu du Troisième Secret de Fatima, aura choisi de proclamer cet appel solennel à la constitution de jure immédiate de « l’Autorité politique mondiale » du mondialisme maçonnique protestant anglo-saxon, cette « Bête de la Mer » de l’Apocalypse, au moment même où, dans le même temps, est annoncée sa prochaine visite officielle sans précédent en tant que prétendu « Pape » de la sainte Église catholique à Londres pour les tout prochains mois.

Il est à cet égard indispensable de rappeler ici ce que VM[4] écrivait à ce sujet à la fin du mois d’avril dernier :

« Depuis quatre ans, dès 2005 CSI, puis, dès sa création en 2006, Virgo-Maria, n’ont cessé de publier de nombreuses études documentées[4][5] sur ce thème, en annonçant en particulier, dès l’accession en avril 2005 de l’abbé apostat Joseph Ratzinger au siège pontifical grâce à l’appui de la famille Bush sous le nom de Benoît XVI, et de manière détaillée, que la mission même de ce pseudo- « Pape » était avant tout de parachever l’« œcuménisme » Conciliaire – c’est-à-dire l’éradication du Sacerdoce sacrificiel sacramentellement valide de Notre Seigneur Jesus Christ sur terre – en intégrant d’abord la FSSPX, puis la TAC Anglicane, et enfin les divers patriarcats orthodoxes en vue de détruire leur sacerdoce sacrificiel encore sacramentellement valide, pour les fondre enfin dans la nouvelle eglise universelle « œcuménique » et maçonnique mondiale, si longtemps rêvée par les R+C, qui ayant ainsi absorbé, neutralisé et enfin « digérée », la véritable Église Catholique fondée par notre Seigneur Jésus Christ, et ayant aboli son Saint Sacrifice sur terre, pourra enfin apparaître comme « le Mouvement d’Animation Spirituelle » (MASDU) de la démocratie mondiale universelle « éclairée » et guidée par l’élite anglo saxonne et ceux qui la dirigent.

L’élite dirigeante britannique, où se situe depuis 1830 la tête même de ce mouvement historique R+C, est donc préparée, par ses cercles les plus influents, à rejoindre la future "église" multi-patriarcale ratzinguérienne, y compris au niveau de la famille royale d’Angleterre.

Rares sont en effet aujourd’hui nos contemporains qui réalisent que le Royaume-Uni est statutairement la seule théocratie du monde : statutairement en effet, le Roi ou la Reine d’Angleterre est à la fois :

·         le chef d’État du Royaume-Uni

·         le chef de l’ "église" Anglicane

·         le chef de la Maçonnerie Écossaise (et R+C)

C’était du reste la raison de ses assauts incessants contre le Saint-Siège au XIXème siècle, pour lesquels l’Angleterre avait fomentée en sous-main les deux guerres d’Italie. La victoire totale ayant été enfin obtenue à l’intérieur même des plus hautes sphères de l’Église catholique au concile Vatican II, les choses ont bien changée en un demi-siècle, l’ancienne Rome papale étant désormais intégralement investie.

Cette convergence consacrerait le primat anglo-saxon sur l’ "église" Conciliaire et le triomphe des milieux anglicans sur les restes du catholicisme en ruine, dont ils auraient pris le contrôle.

Au terme de cette "Corporate reunion" multiple, aboutissement de la secte secrète de l'Order of the Corporate Reunion du XIX° siècle, la voie serait alors ouverte au gouvernement de l'Antéchrist, le véritable Sacerdoce sacrificiel de Melchisédech que Notre Seigneur avait substitué au Sacerdoce sacrificiel d’Aaron des sacrifices d’animaux au temple de Jérusalem lors de la Cène du jeudi Saint en instituant en Son Sang la Nouvelle et Éternelle Alliance,  étant en passe dès lors d’être sacramentellement éradiqué sur toute la terre.

Ces influences anglicanes britanniques au sein de l’ "église" Conciliaire sont celles-là mêmes qui gèrent le dossier du ralliement de la FSSPX, comme elles ont aussi porté le mouvement R+C « œcuménique »[6] et la réforme-destruction R+C de la liturgie et du sacrement de l’Ordre pendant le demi-siècle qui a précédé Vatican II.

Le théologien Conciliaire Charles Morerod

Le théologien Conciliaire Charles Morerod, un philo-anglican, membre de l’ARCIC et 
désormais en charge des « discussions » doctrinales secrètes avec la FSSPX, par la décision de Ratzinger

Nous avions déjà fait état de l’apparition en scène de Charles Morerod (cf. messages de CSI et de VM sur le personnage), un clerc Conciliaire, très introduit dans les milieux traditionnels les plus en contact avec les Anglicans, en soulignant qu’il apparaissait déjà, en 1998, comme l'homme d'une possible remise en cause d'Apostolicæ Curæ pour faciliter la "Corporate reunion" des Anglicans avec la Rome Conciliaire.

Cette étoile montante du milieu ratzinguérien est un spécialiste de la Bulle Apostolicæ Curæ (du Pape Léon XIII en 1896) sur l'invalidité des ordres anglicans et il est membre de l'ARCIC chargée de l'« œcuménisme  » avec les Anglicans.

En engageant et en poursuivant obstinément une politique d’accord avec la Rome des « antichrists » apostats depuis 2000, Mgr Fellay a inscrit, initialement à son insu, la FSSPX dans ce grand mécano convergent de « Corporate reunion », dirigé par les milieux romains, eux-mêmes liés aux loges Rose+Croix anglicano-britanniques qui décident des règles du jeu depuis des décennies.

Volontairement ignorant à présent de cette réalité religieuse subversive et très concrète, alors même qu’aujourd’hui la plupart des clés de lecture et de déchiffrement factuels ont été livrés par les travaux très documentés de Rore Sanctifica et de Virgo-Maria, Mgr Fellay engage désormais résolument la FSSPX, l’œuvre de Mgr Lefebvre de sauvegarde du Sacerdoce sacrificiel catholique sacramentellement valide, dans la voie de sa destruction et de la trahison des objectifs et de la doctrine de son fondateur.

Que son nom en porte à jamais l’infâmie pour les générations à venir s’il devait persister avec arrogance et stupidité dans cette politique criminelle ! » Message VM du 29-4-2009

Et au mois de juin 2009, VM[7] précisait encore ceci sur ce sujet gravissime dans le message publiant les deux questions précises adressées publiquement à l’abbe Ricossa :

« Il est aujourd’hui bien évident que la tourbe des clercs conciliaires apostats qui dirigent aujourd’hui la Curie romaine, montre son besoin urgent de faire oublier le plus vite possible la Bulle Apostolicæ Curæ de Léon XIII ainsi que les clartés définitives qu’elle a miraculeusement apportées sur cette question potentiellement mortelle pour la Sainte Église de, dans la perspective très prochaine de parvenir à incorporer organiquement et officiellement la High Church Anglicane dans leur nouvelle église mondialiste, « œcuménique » et apostate conciliaire, au moment où, pour la première fois depuis le schisme et les hérésies Anglicanes, l’abbé apostat Ratzinger-Benoît XVI se prépare à rencontrer prochainement à Londres Sa Majesté Elizabeth II, Chef de l’Église Anglicane, et chef du CommonWealth Britannique sous les yeux aveugles des milliards d’ignorants. » Message VM du 27-6-2009

Et, très effectivement, ainsi qu’annoncée pour les tout prochains mois, la visite officielle à Londres – qui, nul ne saurait en douter, sera abondamment et complaisamment retransmise et commentée par tous les grands medias mondiaux et constituera alors un événement médiatique mondial majeur – du prétendu Chef de la Sainte Église catholique, venu rencontrer et sceller sa réconciliation avec Sa Très Gracieuse Majesté Britannique, va se dérouler sous les yeux aveugles de milliards d’ignorants, devenus bien incapables d’y reconnaître la venue du Chef de la « Bête de la Terre » que constitue désormais l’église Conciliaire, apostate de Notre Seigneur Jésus-Christ, venu à Londres pour lui manifester l’approbation, et lui conférer le soutien, de toute son autorité spirituelle (usurpée), et ainsi « faire adorer à tous les habitants de la terre la Bête de la Mer », que constitue le Mondialisme anglo-saxon protestant et maçonnique, en la personne de son Chef, la Reine d’Angleterre, Elizabeth II[8], chef statutaire temporel du Commonwealth Britannique, en même temps que chef statutaire spirituel de l’église Anglicane et de la Franc-Maçonnerie écossaise et R+C.

Plus généralement, il est aujourd’hui important, face à cet événement extraordinaire, de prendre connaissance (ou de relire) des commentaires stupéfiants de prophétisme que Saint Beato de Llebano[9], le « Saint Hilaire espagnol » écrivait au IXème siècle à propos des chapitres de l’Apocalypse, et qu’un message de Virgo Maria avait présentés l’année dernière.

Le premier à avoir perçu et dénoncé la nature profonde de ce formidable projet mondialiste religieux – aujourd’hui pratiquement réalisé – comme suite logique de Vatican II fut l’abbé de Nantes dans son premier Liber Accusationis, quand il dénonça dans les années 60 le MASDU (Mouvement d’Animation Spirituelle de la Démocratie Universelle).

C’est en s’inscrivant dans la même ligne, que Mgr Tissier dénoncera en 2004 l’église Conciliaire comme l'« animatrice spirituelle de la synarchie universelle ».

L’abbé de Tanoüarn ne s’y est pas trompé, car à peine l’émoi s’emparait-il du Forum catholique devant la profession de foi mondialiste de l’abbé apostat Ratzinger-Benoît XVI, qu’il s’empressait de monter au créneau pour s’interroger publiquement et, de facto, tenter de désamorcer l’émotion et le scandale :

« Le problème, en revanche, c'est de dire que l'unité spirituelle mondiale est un donné de la Révélation ("la révélation chrétienne de l'unité du genre humain" n°55 in init.). Là me semble-t-il, il y a un enseignement qui n'est pas celui de B. XVI mais d'abord celui de Vatican II (LG1) qui fait vraiment pb pour la conscience et pour la tradition chrétienne. » Abbé de Tanoüarn, 10 juillet 2009

Cette prétendue « unité spirituelle du genre humain » présentée comme un donné de la Révélation catholique est bien affirmée par l’abbé apostat Ratzinger-Benoît XVI dans cette même ‘encyclique’ :

« 55. La révélation chrétienne de l’unité du genre humain présuppose une interprétation métaphysique de l’ humanum où la relation est un élément essentiel. D’autres cultures et d’autres religions enseignent elles aussi la fraternité et la paix, et présentent donc une grande importance pour le développement humain intégral. »[10] Benoît XVI, 29 juin 2009

Ce faisant, l’abbé de Tanoüarn, a reconnu que cette proclamation de l’abbé apostat Ratzinger-Benoît XVI repose bien sur la fallacieuse idée de cette prétendue « unité spirituelle du genre humain », et sur l’incompatibilité de cette conception avec la doctrine et la Tradition catholiques.

Cette doctrine a une source maçonnique et, en réalité gnostique, mais cela l’abbé de Tanoüarn – qui ne saurait l’ignorer – oublie fort opportunément de le dire, comme s’il avait oublié avoir participé de 2002 à 2005 aux quatre symposiums de la FSSPX sur Vatican II dans lesquels il fut un organisateur actif à Paris.

Volontairement et complètement lié par son intégration dans l’église Conciliaire depuis septembre 2006, avec la création de l’IBP, l’abbé de Tanoüarn se garde bien de pousser plus loin l’analyse, et d’éclairer ses lecteurs.

Mgr Tissier de Mallerais (FSSPX)

Mgr Tissier de Mallerais (FSSPX) dénonce la « Bête de la terre » prophétisée par Saint Jean :

« une anti-Église pervertie, tenant le langage des droits de l'homme »

Pour mieux comprendre cette déclaration inouï de l’abbé apostat Ratzinger-Benoît XVI, nous citerons des extraits de la conférence qu’a donnée Mgr Tissier de Mallerais à Paris sur « Unité spirituelle et unité temporelle du genre humain », telle que parue dans les actes du 3° symposium de théologie de la FSSPX, tenu en octobre 2004, voici bientôt cinq ans, à Paris :

« Face au racisme hitlérien et confrontés aux tentatives d'hégémonie mondiale du socialisme marxiste léniniste, les papes Pie XI et Pie XII ont esquissé une doctrine de l'unité du genre humain fondée sur le pur droit naturel, dont Jésus-Christ, certes, est le garant et l'Église catholique la gardienne. Les termes de «fraternité universelle» sont déjà utilisés.

Nul pourtant, n'avait mieux parlé le langage de la foi en matière politique que Pie XI dans son encyclique Quas primas du 11 décembre 1925, sur la royauté sociale du Christ, roi des nations. Quinze ans plus tard, le magistère pontifical parlait parfois le langage de la loi plutôt que celui de la foi. Rome était-elle en train de substituer à l'ordre divin et rédempteur un ordre social humain fondé sur le consentement mutuel ? Déjà se diffusait du haut de la chaire de Pierre un idéal communautaire de solidarité universelle, certes puisé au mystère du Christ, le voulait-on, mais non ramené au Christ. Dès lors, dès la fin des années cinquante, le langage épiscopal et sacerdotal se réduisait très généralement à en appeler à «un monde meilleur, plus humain et plus fraternel», au nom du Christ.

Un colosse aux pieds d'argile.

Le 23 mai 1963, le pape Jean XXIII, sur le point de mourir, livrait à ses intimes le résumé de sa pensée et de sa vie : «Aujourd'hui, plus que jamais, certainement, plus que dans les siècles passés, nous sommes appelés à servir l'homme en tant que tel et non pas seulement les catholiques ; a défendre avant tout et partout les droits de la personne humaine et non seulement ceux de l'Église catholique (...). Ce n'est pas l'Évangile qui change, c'est nous qui commençons à mieux le comprendre»[11].

Et de fait, le concile Vatican II, ouvert par Jean XXIII le 11 octobre 1962, allait proclamer comme fondement de l'ordre social la transcendance de la personne humaine image de Dieu, une personne qui «est et doit être le principe, le sujet et la fin de toutes les institutions» ( GS 25, § 1 ), quels que soient ses choix idéologiques, moraux ou religieux (GS 29, § 2 ; 73, § 2). C'est donc en la garantie des droits inviolables (GS 26, § 1) de cette personne que consisterait essentiellement le bien commun des sociétés politiques, spécialement par le droit à la liberté religieuse (DH 2a, 6a). C'était la théorie religieuse, économique et politique la mieux élaborée, doit-on dire avec le cardinal Ratzinger, de deux siècles de culture libérale mariés à l'Évangile.

Or, c'est sur la base de cet individualisme idéaliste que devrait s'édifier l'unité du genre humain souhaitée par le concile Vatican II : un colosse aux pieds d'argile.

À moins que l'Église ne mette elle-même la main à cette édification... ou du moins qu'elle propose au monde le modèle d'unité qu'elle constitue, comme une clarté resplendissante[12], source, pour les hommes, d'une unité supérieure, dans le Christ ?

Mais ce rêve fût-il vrai, est-ce qu'une Église en mal d'œcuménisme voudrait même se recommander au monde en modèle, alors qu'elle rêvait d'une unité supra-catholique et d'une compréhension mutuelle de toutes les religions mondiales ?

Pour répondre à ces questions il faut préciser quelle sorte d'unité du genre humain a promue le Concile et quel rôle il a assigné à l'Église à l'égard de cette unité.

Fraternité universelle ou unité catholique ?

Le Concile mentionne la nature sociale de l'homme sans en voir la racine ; sa faiblesse animale et sa puissance rationnelle, qui lui suggère d'associer les familles en villages et les villages en cité afin d'assurer l'autosuffisance économique du groupe, laquelle est ordonnée à favoriser la vie vertueuse de citoyens (Aristote) et leur salut éternel (saint Thomas). A la suite de Pie XII, Vatican II souligne l'unité de nature, d'origine et de fin des hommes ; Dieu, enseigne-t-il, « a voulu que tous les hommes constituent une seule famille et se traitent mutuellement comme des frères » (GS 24, § 1), selon le commandement de la charité. Le Concile « offre au genre humain la collaboration sincère de l'Église pour l'instauration d'une fraternité universelle qui réponde à la vocation » de l'homme au salut (GS 3,§2).

N'est-ce pas inverser les fins et les causes ? N'est-ce pas le genre humain qui doit entrer dans l'Église pour être sauvé et, ici-bas, former la fraternité universelle catholique ? « Deus, qui diversitatem gentium in confessione tui nominis adunasti : da, ut renatis fonte baptismatis una sit fides mentium et pietas actionum ; per Dominum Nostrum Jesum Christum... » : ainsi prie l'Église de toujours. Hors de l'unité de foi et de piété filiale envers Dieu, pas de fraternité, ni particulière ni universelle ! La fraternité universelle à sens unique est une sublime bienveillance et gratuite bienfaisance mais, n'étant pas mutuelle, elle est une nulle amitié et inopérante philanthropie. » Mgr Tissier de Mallerais, 2004[13]

Et Mgr Tissier se livre ensuite à une analyse de cette unité du genre humain telle qu’elle a été mise en valeur par Vatican II, avant de dresser un panorama historique du mondialisme :

Les différents modèles de mondialisme.

« Faut-il évoquer avec Teilhard de Chardin l'évolution de la noosphère qui, faisant suite à l'évolution biologique de la matière vers la conscience, selon la « loi de complexité-conscience » conduit l'humanité à se concentrer de façon de plus en plus complexe et plus vaste ? « Le passage sous le régime technologique et planétaire est la marche nécessaire de l'Histoire » fait dire à Teilhard son commentateur C. Bordet, déjà cité (op. cit. p 143)

Faut-il invoquer avec Pie XII la sociabilité naturelle de l'homme, son aptitude à construire des édifices sociaux plus perfectionnés et donc plus englobants, afin de se procurer un plus grand bien-être ? Mais à quelles conditions ?

De l'idéal aristotélicien de la petite cité autarcique et vertueuse, variée dans sa production et modeste dans ses richesses, mais suffisante à assurer le minimum matériel requis à l'épanouissement spirituel et à la vertu, faut-il sauter dans l'inconnu de la cité planétaire regroupant des nations à la production ultra-spécialisée selon l'impératif technocrate et sous la peine des sanctions d'une synarchie toute puissante ? L'interdépendance reconnue par le Concile est-elle un progrès ou un recul ?

Chaque État doit-il, pour le bien commun planétaire, renoncer à assurer soi-même son propre bien commun ? Les États des nations catholiques doivent-ils renoncer à protéger l'identité catholique de celles-ci, la communion de leurs citoyens dans la vérité religieuse ? La déclaration Dignitatis humanæ sur la liberté religieuse sonne bel et bien le glas de l'État catholique, auquel elle ne reconnaît plus qu'une hypothétique possibilité circonstancielle d'existence (DH 6, c).

Si avec la liberté catholique, les nations perdent leur liberté économique et par la suite leur souveraineté politique véritable, l'enrichissement illusoire et le bien-être accru que chacun attend de nouveau système est-il un progrès ? On aura un socialisme omniprésent, deux cents États assistés attendant la manne de leur subsistance de la redistribution réglée par les organismes mondiaux. Ce modèle de mondialisme voit le triomphe de l'idéologie sur la vie. Vatican II a ignoré ce problème.

Les organes du mondialisme.

L'empire romain avait été providentiellement un facteur de l'expansion du christianisme naissant, par l'union sous un seul pouvoir et une langue commune - le grec de la Koinè - de nombreuses nations européennes, asiatiques et africaines. En revanche, son paganisme avait fait de lui le plus puissant et acharné persécuteur de l'Église naissante, mais la foi de celle-ci avait fini par vaincre. Avait-on la même foi en 1965 face au Moloch mondialiste ?

Paul VI et Vatican II, en considérant la globalisation politique comme une chance pour l'Église, ont sous-estime l'énorme puissance que les forces du mal s'apprêtaient à tirer de la mondialisation, à laquelle elles œuvraient. Énumérer ces forces aurait fait honneur à la lucidité du Concile : les grandes banques interdépendantes, aux mains d'israélites le plus souvent, les coalitions économico-financières multinationales, les dynasties politico-financières, les organisations politico-financières internationales semi-secretes : telles la société Rhode-Stead pour le gouvernement mondial (1891), The Round Table (1909), «cercle extérieur» de la précédente société, The Royal Institute of International Affairs du colonel House (1919) et sa section américaine The Council of Foreign Relations (C.F.R.) lequel poursuit l'institution d'un régime socialiste pour parvenir à l'instauration du gouvernement mondial. Plus récemment, le Bilderberg Group fondé en 1954, réunit les personnalités de la politique, de la haute finance, des multinationales, des universités et de la presse pour construire l'unité atlantique, des États-Unis à la Turquie, en promouvant : union économique, force de police commune, parlement commun, limitation de la souveraineté des États. Le simple examen des membres des ces organismes peut montrer la haute main qui avait et y ont la finance Israélite et la franc-maçonnerie.

La Société des Nations (SDN, 1919-1939) composée à l'origine des États ayant participé à la première guerre mondiale du côté des Alliés, avait été la première réalisation d'un ordre politique mondial, notamment avec ses cours de justice et ses réglementations internationales. L'Organisation des Nations Unies (ONU) qui lui succéda par sa charte de 1945, tendait à regrouper tous les États du monde pour la paix internationale, le progrès politique (sic), économique, social et juridique. Outre son Assemblée générale, son Conseil de Sécurité et son Secrétariat général, on y trouve le Conseil Économique et Social, coordonnant l'Organisation Internationale du Travail (OIT), l'organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), l'UNESCO, le Conseil de Tutelle et la Cour Internationale de Justice, prenant la suite de l'ancienne Cour permanente de Justice internationale fondée à La Haye en 1920 ; enfin les Forces des Nations Unies (casques bleus) qui selon la charte, devraient progressivement remplacer les armées nationales : un des points essentiels du CFR L'analyse des intentions et de l'action de l'ONU aurait dû montrer à Vatican II que cet organisme, au lieu d'assurer la paix, se révélait comme un instrument majeur de l'appétit de puissance de la haute finance internationale et de la gourmandise des grandes nations, surtout des États-Unis d'Amérique.

Mondialisme et règne du Christ-Roi.

De même l'analyse des plans d'une Europe unie préparée par les idéalistes et les technocrates aurait révélé au Concile la servitude économique et politique qui menaçait les États européens. La globalisation, avec l'effacement conjoint des États politiques liés par les conventions internationales et par les emprunts financiers, rendrait extrêmement difficile la reconnaissance des droits du Christ-Roi. L'État devenait de plus en plus une pure administration pragmatique orientée vers l'efficacité technique et le bien-être matériel des individus, incapable de définir un bien commun vertueux, à plus forte raison de reconnaître la divinité de Notre-Seigncur Jésus-Christ et ses conséquences publiques. Cette dépolitisation – au sens thomiste – du pouvoir politique correspond à une demande croissante des citoyens, qui veulent un État serviteur de leurs droits et de leurs choix de vie, quels qu'ils soient, et refusent absolument un État qui définirait leur projet personnel de vie dans un projet collectif qui l'engloberait. L'État classique moribond ne semble même plus un "sujet" capable de recevoir une quelconque "forme" morale ou religieuse.

À cela s'ajoute la pluralité croissante des confessions religieuses dans un même territoire, due à la croissance des moyens de communication et d'information, aux diversités démographiques raciales ou religieuses et au flux migratoires spontanés ou même favorisés par les gouvernements des pays d'ancienne chrétienté dans un dessein pluraliste déclaré.

À ces tendances, soit spontanées soit volontairement induites, dont les aboutissements délétères pour la religion catholique étaient déjà notables, qu'a opposé le concile Vatican II ? Rien du tout. Loin de montrer dans l'agrégation, nécessaire au salut, au Corps mystique du Christ la seule unité mondiale voulue par Dieu : l'Église catholique romaine – cette Église que l'agnostique Maurras saluait pourtant comme la "seule internationale qui tienne" – le Concile a proclamé la liberté religieuse de tous les cultes et s'est tu sur les dangers du mondialisme. Il n'a lancé aucun mouvement de foi, aucun sursaut de courage, aucune impulsion de politique chrétienne, il n'a éveillé dans l'épiscopat mondial aucune résolution de persévérance, n'a déclenché aucun élan de prière, n'a suscité aucune personnalité laïque vraiment catholique, qui eût pu renouveler le miracle de l'épopée de sainte Jeanne d'Arc. Au contraire, le Concile a barré la route au Christ-Roi.

C'est la foi qui a manqué, qui a été trahie. C'est aujourd'hui la foi et l'énergie d'un épiscopat combatif, qui seules pourraient redresser une situation quasi désespérée, et rétablir, au moins sur certains points et en certains lieux – l'exemple de l'islam est là pour on prouver la possibilité, honte à nous – une chrétienté, des éléments d'un État favorable à l'Église, voire même des États catholiques.

L'œcuménisme, facteur d'union ou de dissolution ?

Parmi les facteurs de dissolution du règne social du Christ il faut compter l'œcuménisme. Seule une Église une pensait-on, disait-on, pouvait être le modèle transcendant d'une unité mondiale. Cette unité mondiale, on renonçait à la voir catholique, tout comme on renonçait, par la constitution sur l'Église Lumen gentium, à l'identité catholique de l'Église du Christ. Selon la suggestion de l'abbé Joseph Ratzinger, l'Église catholique ne devait plus être identifiée à l'Église du Christ, cette dernière étant présente en dehors des frontières catholiques (UR 3, c et d), mais l'Église du Christ serait dite «subsister» dans l'Église catholique (LG 8, b). On reconnaîtra la nature "ecclésiale" des "églises" ou communautés chrétiennes séparées. Et l'œcuménisme aurait pour objet non de les réintégrer dans le sein de l'Église catholique mais d' «arriver à la perfection de l'unité voulue par Jésus-Christ» (UR 4, a) et "accroître" (UR 4, c) cette unité, dont on dit quand même qu' "elle subsiste de façon inamissible dans l'Église catholique" ( ibid. ).

Alors, l'Église du Christ forte d'une unité plus grande et plus parfaite que l'unité catholique, serait véritablement "le sacrement, c'est-à-dire le signe et le moyen de (...) l'unité de tout le genre humain" (LG 1). Jusqu'alors, les schismes et les hérésies n'avaient pas empêché, mais plutôt stimulé l'Église à convertir au Christ les païens et les apostats. Voyons avec quel zèle un saint François-Xavier puis un saint Pierre Canisius et un saint François de Sales s'étaient efforcés par leur esprit de conquête ou de reconquête de prendre une sainte revanche sur les pertes causées par la défection de Luther et de Calvin !

Mais il parut au Concile que les communautés séparées n'étaient "nullement dépourvues de signification et de valeur dans le mystère du salut" et que l'Esprit du Christ ne refusait pas "de se servir d'elles comme de moyens de salut" (UR 3, d), et qu'en outre les religions non-chrétiennes : hindouisme, bouddhisme, islam, judaïsme étaient dignes de respect et apportaient "un rayon de la Vérité qui illumine tous les hommes" ( Nostra ætate, 2b ). L'Église devrait se contenter d'annoncer que le Christ apporte aux hommes "la plénitude de la vie religieuse" ( NA 2, b ). La différence ne serait que quantitative. La conversion des non-chrétiens au Christ en deviendrait moins requise et plus facultative, malgré les affirmations contraires de Vatican II dans son décret sur l'activité missionnaire de l'Église (Ad gentes, 5 et 7), qui parfaitement claires en elles-mêmes sont obscurcies par les vacillations des autres documents conciliaires.

Mission ou dialogue ?

Mais le décret Ad gentes est lui-même gangrené, lorsqu'il invite les missionnaires du Christ à "découvrir avec joie et respect les semences du Verbe qui se trouvent cachées" dans les fausses religions (AG 11, b) ; cette expression patristique de "semences du Verbe" est citée à contresens ; les pères n'y entendant que les vérités de la loi naturelle qui sont connues par la raison humaine et nullement des vérités salutaires contenues dans les soi-disant religions. On invite aussi les missionnaires à "engager conversation avec" les non-chrétiens dans "un dialogue patient et sincère" (AG 11, b). Là transparaît le Leitmotiv de l'encyclique Ecclesiam suam du pape Paul VI, comme on le reconnaît encore dans Dignitatis humanæ :

"La vérité doit être cherchée selon la manière propre à la personne humaine et à sa nature sociale, à savoir par une libre recherche, par le moyen de l'enseignement ou de l'éducation, de l'échange et du dialogue par lesquels les uns exposent aux autres la vérité qu'ils ont trouvée ou pensent avoir trouvée, afin de s'aider mutuellement dans la quête de la vérité" (DH 3,b).

Ce relativisme ne suffit-il pas à tuer l'esprit missionnaire ? L'Église qui prêche "qui ne croira pas sera condamné" (Me. 16) et "il n'existe de salut en aucun autre" que le Christ (Act. 4,12) (AG 5 a ; 7a), enseigne-t-elle ce qu'elle "croit avoir trouvé" ou est-elle en quête d'une autre vérité qu'elle ignore ?

L'Église, idée platonicienne.

Quelle est la mission de l'Église selon Vatican II ? Cela n'est pas clair du tout. Tout ce que nous savons, c'est que "le mouvement vers l'unité" qui emporte le monde "s'harmonise avec la mission profonde de l'Église", puisque celle-ci est "dans le Christ, comme le sacrement, c'est-à-dire à la fois le signe et le moyen de l'unité intime avec Dieu et de l'unité de tout le genre humain" (LG 1 ; GS 42, § 3). C'est plus qu'une harmonie, car l'Église "purifie et fortifie ces aspirations généreuses" (GS 38, § 1) vers l'unité terrestre du genre humain ; elle offre sa collaboration à l'instauration d'une fraternité universelle (GS 3, § 2) ; elle contribue à "humaniser la famille des hommes" (GS 40, § 3) grâce à "cette compénétration de la cité terrestre et de la cité céleste", qui fait de l'Église "pour ainsi dire l'âme de la société humaine" (GS 40, § 2). Cette compénétration, du reste, "ne peut être perçue que par la foi" (40, § 3).

L'Église, dont l'unité n'est pas réalisée parfaitement ici-bas, mais qui est en attente de son unité eschatologique, est une idée abstraite, platonicienne, qui, dans l'ordre de la causalité exemplaire, sans nulle efficience, par sa seule auto-conscience d'Église, est le modèle sublime de l'unité surnaturelle des âmes avec Dieu dans le Christ et de l'unité politique en gestation du genre humain.

De même que la vérité à la manière des libéraux est censée dissiper d'elle-même sans combat, les ténèbres de l'erreur, de même l'Église à la manière de Vatican II est censée par la seule splendeur de son unité transcendante, sans autre prédication, sans efforts ni martyrs, "répandre sur tous les hommes la clarté du Christ qui resplendit sur le visage de l'Église" (LG 1). Le Concile s'est donc attaché non pas à lancer un grand élan missionnaire de christianisation, mais à "mettre dans une plus vive lumière, pour ses fidèles et pour le monde entier (...) sa propre nature et sa mission universelle" (LG 1). Alors, par la seule irradiation de son auto-conscience d'Église, "les hommes désormais plus étroitement unis" économiquement et politiquement réaliseront "également leur pleine unité dans le Christ" (LG 1).

C'est pourquoi le modèle d'Église engendré par Vatican II  puis son magistère subséquent seront plus médiatiques que missionnaires ; ils s'attacheront avant tout à présenter l'Église aux hommes, à la recommander au monde plutôt qu'à la défendre, à en protéger la foi contre le monde et à armer les catholiques de l'armure de Dieu pour vaincre le monde. Aux "sandales de l'Évangile de paix", saint Paul veut que les chrétiens joignent "le ceinturon de la vérité, le boulier de la foi et le glaive de l'Esprit, qui est la parole de Dieu" (Eph. 6).

L'Église conçue au concile Vatican II a désarmé ses propres soldats en se retranchant dans son auto-conscience d'elle-même, son auto-recommandation au monde et son auto-célébration liturgique. Elle a péché par platonisme en attribuant une réalité et une force illusoire à une idée. C'est cela la grande apostasie, semble-t-il.

Une super anti-Église.

Mais est-ce bien tout ? Même si ce rêve d'une Église, modèle transcendant d'unité planétaire, était vrai, une Église en mal d'œcuménisme est-elle capable de se proposer en modèle, alors qu'elle rêve d'une unité supra-caholique et d'une compréhension universelle de toutes les «religions» ? C'est ce modèle-là qu'elle va présenter au monde...

Autant le mondialisme est le terrain d'action rêvé des entreprises de la haute finance, du messianisme temporel Israélite et des grandes puissances politiques, autant l'œcuménisme, élargi à toutes les confessions religieuses, en dissolvant l'Église catholique, la rend perméable aux idéaux de la franc-maçonnerie, récemment monnayés par la théosophie, et le teilhardisme, et dorénavant par le Nouvel Age et le néognosticisme.

L'Église catholique, transformée en idéologie humanitaire de la dignité de la personne humaine (GS 22, § 2 ; DH 1) et en apôtre du dialogue interreligieux surtout avec le judaïsme (cardinal Bea ; NA 4, e) serait toute disposée à devenir l'animatrice spirituelle de la synarchie universelle.

Saint Jean dans son Apocalypse vit monter de la mer une bête monstrueuse à sept têtes et dix cornes qui profère des blasphèmes et que la terre entière admire et adore, car c'est le dragon qui lui a donné son pouvoir ; en elle nous pouvons deviner un gouvernement mondial sans Dieu ni Christ. Puis il vit monter de la terre (la terre des vivants l'Église) une autre bête, munie de deux cornes comme l'Agneau (comme le Christ) mais qui parle comme le dragon : par quoi nous pouvons comprendre une anti-Église pervertie, tenant le langage des droits de l'homme ; et cette seconde bête séduit les habitants de la terre et leur fait adorer la première bête. Voilà bien la consommation du mystère d'iniquité dénoncé par saint Paul (2 Thés. 9, 7) : une anti-Église se mettant au service d'un anti-État mondial.

Les papes post-conciliaires allaient-ils contrecarrer ce dessein ? ou au contraire le serviraient-ils, levant par là même l'obstacle qui retenait jusqu'alors la manifestation de l'antéchrist (2 Thés. 2, 8), à savoir le roc de Pierre, l'autorité du pontife romain ?

Qui se lèvera, déployant l'étendard de l'Immaculée, pour terrasser avec elle le dragon qui suscite du sein même de l'Église une anti-Église animatrice spirituelle d'un mondialisme anti-Christ ? » Mgr Tissier de Mallerais, 2004[14]

Voici le fameux paragraphe 67 de l’ ‘encyclique’ historique de Benoît XVI :

_________________
LETTRE ENCYCLIQUE
CARITAS IN VERITATE
DU SOUVERAIN PONTIFE
BENOÎT XVI
AUX ÉVÊQUES
AUX PRÊTRES ET AUX DIACRES
AUX PERSONNES CONSACRÉES
AUX FIDÈLES LAÏCS
ET À TOUS LES HOMMES 
DE BONNE VOLONTÉ
SUR LE DÉVELOPPEMENT 
HUMAIN INTÉGRAL
DANS LA CHARITÉ ET DANS LA VÉRITÉ

___________________

 « 67. Face au développement irrésistible de l’interdépendance mondiale, et alors que nous sommes en présence d’une récession également mondiale, l’urgence de la réforme de l’Organisation des Nations Unies comme celle de l’architecture économique et financière internationale en vue de donner une réalité concrète au concept de famille des Nations, trouve un large écho. On ressent également fortement l’urgence de trouver des formes innovantes pour concrétiser le principe de la responsabilité de protéger [146] et pour accorder aux nations les plus pauvres une voix opérante dans les décisions communes. Cela est d’autant plus nécessaire pour la recherche d’un ordre politique, juridique et économique, susceptible d’accroître et d’orienter la collaboration internationale vers le développement solidaire de tous les peuples. Pour le gouvernement de l’économie mondiale, pour assainir les économies frappées par la crise, pour prévenir son aggravation et de plus grands déséquilibres, pour procéder à un souhaitable désarmement intégral, pour arriver à la sécurité alimentaire et à la paix, pour assurer la protection de l’environnement et pour réguler les flux migratoires, il est urgent que soit mise en place une véritable Autorité politique mondiale telle qu’elle a déjà été esquissée par mon Prédécesseur, le bienheureux Jean XXIII. Une telle Autorité devra être réglée par le droit, se conformer de manière cohérente aux principes de subsidiarité et de solidarité, être ordonnée à la réalisation du bien commun [147], s’engager pour la promotion d’un authentique développement humain intégral qui s’inspire des valeurs de l’amour et de la vérité. Cette Autorité devra en outre être reconnue par tous, jouir d’un pouvoir effectif pour assurer à chacun la sécurité, le respect de la justice et des droits [148]. Elle devra évidemment posséder la faculté de faire respecter ses décisions par les différentes parties, ainsi que les mesures coordonnées adoptées par les divers forums internationaux. En l’absence de ces conditions, le droit international, malgré les grands progrès accomplis dans divers domaines, risquerait en fait d’être conditionné par les équilibres de pouvoir entre les plus puissants. Le développement intégral des peuples et la collaboration internationale exigent que soit institué un degré supérieur d’organisation à l’échelle internationale de type subsidiaire pour la gouvernance de la mondialisation [149] et que soit finalement mis en place un ordre social conforme à l’ordre moral et au lien entre les sphères morale et sociale, entre le politique et la sphère économique et civile que prévoyait déjà le Statut des Nations Unies.[15] » Benoît XVI, 29 juin 2009, Rome, Cité du Vatican

Un tel projet mondialiste, aujourd’hui promu par Ratzinger-Benoît XVI, avait déjà été dénoncé par Mgr Lefebvre.

Marcel Lefebvre

« Une organisation de la société dans le péché, dans le péché, donc opposée absolument aux commandements de Dieu. Une organisation qui est devenue de plus en plus puissante et qui maintenant a réussi à conquérir la plupart des sociétés civiles, qui a, à son service les sociétés civiles, alors il y a toute une organisation et qui devient bientôt une organisation internationale, qui est déjà bien sûr dans l'ONU mais qui n'est pas encore un gouvernement international mais nous y arrivons avec le gouvernement de l'Europe qui sera fait demain. Alors c'est là que doit être notre préoccupation et que nous devons juger les autres, ceux qui, d'une manière ou d'une autre, sont pour le pluralisme religieux, pour cette liberté des religions, pour une espèce de syncrétisme religieux, qui par cet œcuménisme, ce faux œcuménisme, n'est-ce pas ? Tout cela c'est absolument, fondamentalement et foncièrement contraire au règne de Notre Seigneur Jésus-Christ. C'est par le fait même que l'on met les autres religions sur le même pied que celle de Notre Seigneur, il est évident que l'on ruine la divinité de Notre Seigneur et l'unique voie de salut qu'est le christianisme, qui est en Notre Seigneur Jésus-Christ » Mgr Lefebvre, 18 mai 1979, Écône

Écoutez ici :

Enregistrement audio téléchargeable depuis :

http://www.virgo-maria.org/Fichiers_Son/1979-05-18-Econe_Mgr_Lefebvre_gouvenement-mondial.mp3

Quel n’aurait pas été sa protestation s’il avait vécu assez longtemps pour découvrir ce projet dans une prétendue ‘encyclique’ de Ratzinger !

Par contraste, l’extraordinaire silence des médias de la FSSPX, et de Mgr Fellay en particulier, devient très accusateur de la véritable volonté prévaricatrice de collaboration qui est désormais celle du Supérieur actuel de la FSSPX, et du clan infiltré qui l’entoure, de vouloir collaborer avec ces adeptes du mondialisme qui président désormais aux destinées de l’église Conciliaire.

L’extraordinaire silence de Dici

(organe officiel de la FSSPX entre les mains de l’abbé Lorans,

représentant du G.R.E.C. au sein de la Fraternité)

Mgr Fellay collaborateur honteux du projet mondialiste ? (fut-ce par son silence et par ses « négociations » À HUIS CLOS pour la ‘pleine communion’ avec les mondialistes).

Qui l’eût cru ? Et bien, nous y sommes !

Continuons le bon combat

La Rédaction de Virgo-Maria

© 2009 virgo-maria.org

 
ANNEXE A
 

L'idée d'un gouvernement mondial chez Benoît XVI par Abbé Guillaume de Tanoüarn (2009-07-10 01:56:21)[16]

Je voudrais revenir sur l'immense fil initié avec raison par Tibère, qui aime trop le pape et l'Église pour admettre qu'il ait pu se commettre dans l'idéologie mondialiste.


Je n'ai pas de scoop sur les motivations personnelles de Benoît XVI, mais il me semble que pour interpréter ce n°67, où le pape appelle à un gouvernement mondial, il faut le mettre en perspective avec l'ensemble de l'encyclique Caritas in veritate. C'est ce que je me suis efforcé de faire difficultueusement sur mon Blog. Je voudrais ici reprendre sommairement l'argumentation et vous la soumettre.


Depuis Centesimus annus (1991), beaucoup de néo libéraux s'étaient habitués à considérer que la papauté avait viré du côté du libéralisme économique. L'Église disait OUI à l'économie de Marché et la messe était dite. 

Benoît XVI revient sur le sujet, en revendiquant l'unité de la doctrine sociale de l'Église avant et après le Concile (circ. n.12) d'une part et les enseignements nouveaux que l'on peut tirer de la crise économique d'autre part (n°21).


Pour lui, le Marché (dont il donne une définition scolaire très aboutie au n°35) est bel et bien un fait humain inéliminable. Mais laissé à lui-même, il devient fou. L'impératif du rendement immédiat et les spéculations financières l'emportent sur la réalité humaine dans laquelle l'économie s'insère. La société de défiance succède à la société de confiance. Et, délocalisation et obsession du law cost l'emportant sur toute autre considération, le capital social s'épuise, la pauvreté du plus grand nombre succède à l'aisance ordinaire, toujours au nom du profit. Bref le marché se détruit lui-même, la trop fameuse "loi du marché" (qui n'est le plus souvent que celle du rendement à court terme) supprime le véritable développement. (le véritable développement pour B. XVI n'est pas l'inepte développement durable mais le développement de tout l'homme et de tous les hommes).


Bref c'est l'horreur économique. Les entreprises délocalisées prennent les décisions qui concordent avec leurs objectifs sans souci de ce que Benoît XVI appelle joliment "la raison économique". Et les gouvernements nationaux (si important soient-ils subsidiairement dans leur ordre, Dieu sait que le pape insiste là dessus : n°41) ne peuvent rien faire contre des structures délocalisées qui feront toujours triompher leurs impératifs à court terme. Faut-il croire aux institutions internationales ? Benoît XVI en critique vertement le fonctionnement : pas assez de transparence, pas assez d'efficacité. Il faut une réforme de ces grosses machineries technocratiques qui induisent trop souvent une idéologie technocratique déshumanisante (n°70). Curieusement le pape note au n°71 : cela ne se fera pas sans des hommes droits. S'il faut ces hommes, ce n'est pas pour une nième réglementation administrative, c'est pour que les hommes soient gouvernés. Pour faire face à la folie du Marché de manière humaine, il faut des hommes. Il faut inventer, dans le respect de la subsidiarité, pour tout ce que les États nations sont désormais physiquement incapables de faire et pour se protéger contre l'invasion technocratique que la mondialisation inéluctable laisse prévoir, un échelon politique mondial polyarchique, où "des hommes droits" auraient le dernier mot.


Est-ce utopique ? Disons que Benoît XVI a vingt ans d'avance sur l'horreur économique.


Est-ce scandaleux ? Non. C'est dans la mesure ou du point de vue économique Benoît XVI est un antilibéral conséquent qu'il invente ce nouvel échelon politique.


Qu'est-ce que l'Église a à voir là dedans demande Tibère. il me semble que l'ambition de Benoît XVI, qui précise(n°56) que l'Église ne doit jamais ni s'exclure ni être exclue de la sphère publique, c'est de proposer une charte de la mondialisation inéluctable. Le christianisme seule religion vraiment "universelle" (il porte fièrement depuis la fin du Premier siècle le nom de catholique), est la religion qui doit protéger l'homme de ce Processus enclenché. Je dirai : elle seule pourrait éviter l'apocalypse now d'une nouvelle Babel purement économiste. 

On peut reprocher au pape d'être exagérément et unilatéralement optimiste, avec son idée de mondialisation politique. Je crois, quant à moi, que s'il a été capable de se représenter l'horreur économique à venir avec une telle précision, c'est ce pessimisme fondamental qui le jette dans l'espérance. Cette espérance chez lui est forcément spirituelle d'abord. Mais je ne suis pas mécontent de constater que, lorsqu'elle est terrestre et lorsque son objet premier est l'histoire humaine et le destin des nations, même pour Benoît XVI, j'allais dire (en ayant conscience du sacrilège ou de l'incorrection que cela signifie) pour Benoît XVI comme pour Maurras, l'espérance est... politique. Et politique d'abord (non technocratique ou économique) le salut des sociétés en tant que telles, le salut "des peuples et des nations" pour parler comme l'encyclique.


Pour moi, le pb dans l'encyclique n'est donc pas là où le voit Tibère.


Le problème, en revanche, c'est de dire que l'unité spirituelle mondiale est un donné de la Révélation ("la révélation chrétienne de l'unité du genre humain" n°55 in init.). Là me semble-t-il, il y a un enseignement qui n'est pas celui de B. XVI mais d'abord celui de Vatican II (LG1) qui fait vraiment pb pour la conscience et pour la tradition chrétienne.


Je ne parle pas bien sûr de l'unité essentielle du genre humain, parce que nous sommes tous descendants d'Adam. Seuls certains biologistes fous tiennent aujourd'hui l'idée que les races humaines correspondraient à des degrés inégaux d'hominisation. Ce n'est pas cette unité essentielle que je mets en cause.


Mais, au nom de la liberté de chaque personne, je parle de l'unité dont il est question dans ce texte, l'unité spirituelle du genre humain. Comment comprendre l'enfer, si l'humanité doit s'unir tout entière en Dieu ?

Comment comprendre la puissance du Mal et le Péché originel (dont il est question nommément pourtant au n°34), si tous les hommes sont destinés, en tant qu'hommes, à s'unir spirituellement ? La récapitulation de toutes choses dans le Christ dont parle l'Epître aux Ephésiens vaut-elle comme une apocatastase de tous les humains unis spirituellement dans le Christ ? Cette union spirituelle s'opérant dans le Ciel (dato non concesso), est-il seulement pensable qu'elle commence sur la terre ?


C'est en ce point tout théologique et non politique, issu du concile Vatican II, que résiderait la discussion la plus offensive, concernant cette encyclique sociale. J'ai déjà fait état de cette question, comme d'une des principales difficultés théologiques du Concile, dans mon livre Vatican II et l'Evangile. Je me souviens d'une discussion avec le Père Bonino, directeur de la Revue thomiste, qui n'avait pas pu éclairer ma lanterne. Benoît XVI, auquel on reproche si souvent son pessimisme, et qui tire de l'unité spirituelle du genre humain tout son optimisme, doit bien avoir une réponse. Avis à ceux qui connaissent bien son oeuvre.


Peut-être les membres de la Commission de la FSSPX pourront-ils, actualité et encyclique obligent, commencer par là leur discussion ?


Avec toutes mes excuses pour ce papier vraiment trop long... Mais la matière est difficile. 

 
ANNEXE B
 

Unité spirituelle et unité temporelle du genre humain

par Mgr Bernard Tissier de Mallerais

Études théologiques - 3° Symposium de Paris – 7-8-9 octobre 2004

Extrait de : ‘L’unité spirituelle du genre humain dans la religion de Vatican II

Vu de Haut, Revue de l’IUSPX – Hors-série - 2005

Face au racisme hitlérien et confrontés aux tentatives d'hégémonie mondiale du socialisme marxiste léniniste, les papes Pie XI et Pie XII ont esquissé une doctrine de l'unité du genre humain fondée sur le pur droit naturel, dont Jésus-Christ, certes, est le garant et l'Église catholique la gardienne. Les termes de «fraternité universelle» sont déjà utilisés.

Nul pourtant, n'avait mieux parlé le langage de la foi en matière politique que Pie XI dans son encyclique Quas primas du 11 décembre 1925, sur la royauté sociale du Christ, roi des nations. Quinze ans plus tard, le magistère pontifical parlait parfois le langage de la loi plutôt que celui de la foi. Rome était-elle en train de substituer à l'ordre divin et rédempteur un ordre social humain fondé sur le consentement mutuel ? Déjà se diffusait du haut de la chaire de Pierre un idéal communautaire de solidarité universelle, certes puisé au mystère du Christ, le voulait-on, mais non ramené au Christ. Dès lors, dès la fin des années cinquante, le langage épiscopal et sacerdotal se réduisait très généralement à en appeler à «un monde meilleur, plus humain et plus fraternel», au nom du Christ.

Un colosse aux pieds d'argile.

Le 23 mai 1963, le pape Jean XXIII, sur le point de mourir, livrait à ses intimes le résumé de sa pensée et de sa vie : «Aujourd'hui, plus que jamais, certainement, plus que dans les siècles passés, nous sommes appelés à servir l'homme en tant que tel et non pas seulement les catholiques ; a défendre avant tout et partout les droits de la personne humaine et non seulement ceux de l'Église catholique (...). Ce n'est pas l'Evangile qui change, c'est nous qui commençons à mieux le comprendre»[17].

Et de fait, le concile Vatican II, ouvert par Jean XXIII le 11 octobre 1962, allait proclamer comme fondement de l'ordre social la transcendance de la personne humaine image de Dieu, une personne qui «est et doit être le principe, le sujet et la tin de toutes les institutions» ( GS 25, § 1 ), quels que soient ses choix idéologiques, moraux ou religieux (GS 29, § 2 ; 73, § 2). C'est donc en la garantie des droits inviolables (GS 26, § 1) de cette personne que consisterait essentiellement le bien commun des sociétés politiques, spécialement par le droit à la liberté religieuse (DH 2a, 6a). C'était la théorie religieuse, économique et politique la mieux élaborée, doit-on dire avec le cardinal Ratzinger, de deux siècles de culture libérale mariés à l'Evangile.

Or, c'est sur la base de cet individualisme idéaliste que devrait s'édifier l'unité du genre humain souhaitée par le concile Vatican II : un colosse aux pieds d'argile.

A moins que l'Église ne mette elle-même la main à cette édification... ou du moins qu'elle propose au monde le modèle d'unité qu'elle constitue, comme une clarté resplendissante[18], source, pour les hommes, d'une unité supérieure, dans le Christ ?

Mais ce rêve fût-il vrai, est-ce qu'une Église en mal d'œcuménisme voudrait même se recommander au monde en modèle, alors qu'elle rêvait d'une unité supra-catholique et d'une compréhension mutuelle de toutes les religions mondiales ?

Pour répondre à ces questions il faut préciser quelle sorte d'unité du genre humain a promue le Concile et quel rôle il a assigné à l'Église à l'égard de cette unité.

Fraternité universelle ou unité catholique ?

Le Concile mentionne la nature sociale de l'homme sans en voir la racine ; sa faiblesse animale et sa puissance rationnelle, qui lui suggère d'associer les familles en villages et les villages en cité afin d'assurer l'autosuffisance économique du groupe, laquelle est ordonnée à favoriser la vie vertueuse de citoyens (Aristote) et leur salut éternel (saint Thomas). A la suite de Pie XII, Vatican II souligne l'unité de nature, d'origine et de fin des hommes ; Dieu, enseigne-t-il, «a voulu que tous les hommes constituent une seule famille et se traitent mutuellement comme des frères» (GS 24, § 1), selon le commandement de la charité. Le Concile «offre au genre humain la collaboration sincère de l'Église pour l'instauration d'une fraternité universelle qui réponde à la vocation» de l'homme au salut (GS 3,§2).

N'est-ce pas inverser les fins et les causes ? N'est-ce pas le genre humain qui doit entrer dans l'Église pour être sauvé et, ici-bas, former la fraternité universelle catholique ? «Deus, qui diversitatem gentium in confessione tui nominis adunasti : da, ut renatis fonte baptismatis una sit fides mentium et pietas actionum ; per Dominum Nostrum Jesum Christum...» : ainsi prie l'Église de toujours. Hors de l'unité de foi et de piété filiale envers Dieu, pas de fraternité, ni particulière ni universelle ! La fraternité universelle à sens unique est une sublime bienveillance et gratuite bienfaisance mais, n'étant pas mutuelle, elle est une nulle amitié et inopérante philanthropie.

L'Incarnation du Fils de Dieu, ferment d'unité.

A moins que cette philanthropie n'ait chez les non-chrétiens et les non-catholiques quelque ressort surnaturel secret ? C'est ce que le Concile laisse entendre.

De Teilhard de Chardin, Vatican II reprend avec discrétion l'idée que «personne n'entre dans l'humanité sans être lié au Christ ; [car] le mystère de l'Incarnation affecte la nature humaine jusqu'à sa texture ontologique et détermine, par grâce, une orientation vers Celui qui est le premier-né de toute créature, le premier de l'ordre total». (Ce n'est pas une citation de Teilhard mais de son analyste C. Bordet - plus lubacien que teilhardien -, Teilhard de Chardin, l'actualité de son message, les Ed. Ouvrières, 1964, p. 80). Le Concile dit modestement : «Par Son Incarnation, le Fils de Dieu s'est en quelque sorte uni lui-même à tout homme» (GS 22, § 2). L'Incarnation, par elle-même, sans la rédemption ou sans l'application de celle-ci, aurait une vertu christinante et unifiante sur tout homme : «pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour tous les hommes de bonne volonté dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce» (GS 22, § 5).

L'Église est-elle un germe ou une idée ?

Mise à part cette secrète influence efficiente de l'Incarnation du Fils de Dieu sur l'unité des hommes, le Concile enseigne que l'Église, par sa nature même, est un germe d'unité : «Le peuple messianique, bien qu'il ne comprenne pas encore effectivement l'universalité des hommes et qu'il garde souvent les apparences d'un petit troupeau, constitue cependant pour tout l'ensemble du genre humain le germe le plus sûr d'unité, d'espérance et de salut» (LG 9, b). Mais Vatican II omet de dire que ce grain de sénevé qu'est, au départ, le royaume des cieux - l'Église - est appelé à devenir un grand arbre qui héberge les oiseaux du ciel (Mt. 13,31 ; Lc. 13,18). Sinon, comment ce «germe» fait-il l'unité s'il reste à l'état de germe ? La timidité du Concile est encore manifeste dans la distinction qu'il fait entre l'Église, d'une part, et le royaume de Dieu qu'elle est chargée d'annoncer et d'instaurer, d'autre part :

«L'Église (...) reçoit mission d'annoncer le royaume du Christ et de Dieu et de l'instaurer dans toutes les nations, formant de ce royaume le germe et le commencement sur la terre. Cependant, tandis que peu à peu elle s'accroît, elle-même aspire à l'achèvement de ce royaume, espérant de toutes ses forces et appelant de ses vœux l'heure où elle sera, dans la gloire, réunie à son Roi». ( LG 5, b ).

L'Église n'est que le germe terrestre du royaume céleste, qui est le modèle, l'exemplaire, la vraie réalité. Dès lors le zèle pour l'extension de l'Église se mue en espérance eschatologique, puisque son accroissement progressif ne suscite nulle aspiration à son expansion universelle mais un soupir vers son «achèvement» céleste. L'Église devient une idée.

Le Royaume, chrétienté ouverte.

On pourrait voir également dans cette timidité conciliaire la pensée que le royaume de Dieu ici-bas est à l'Église conciliaire ce que la chrétienté fut à l'Église au Moyen Age : son extension temporelle. En ce sens, à la chrétienté médiévale, caractérisée par le maximum de force mise au service du maximum d'unité religieuse et culturelle, doit succéder selon la loi du progrès et du déchet imaginée par Jacques Maritain, une nouvelle chrétienté, où la liberté ouvre la porte au pluralisme et dans laquelle le Christ ne règne plus explicitement, une chrétienté «vitalement chrétienne» c'est-à-dire d'esprit ouvert au religieux et imprégnant chaque culture des valeurs évangéliques, dit-on, de dignité humaine (liberté), justice (égalité) et charité (fraternité). Ce serait cela, le royaume des cieux sur terre, à l'époque moderne, revu et corrigé par le processus d'assimilation et de purification des «valeurs les plus prisées par nos contemporains» ( GS 11, § 2 ).

Mission religieuse au service de la communion humaine.

Influence secrète de l'Église, idéal du royaume céleste, chrétienté revue et corrigée, tels seraient les ferments d'unité que l'Église offrirait au monde en quête d'unification. «L'effort qui tend à instaurer une fraternité universelle n'est pas vain» (GS 38, § 1). «Certes la mission propre que le Christ a confiée à Son Église n'est ni d'ordre politique, ni d'ordre économique ou social : le but qu'il lui a assigné est d'ordre religieux. Mais précisément, de cette mission religieuse découlent une fonction, des lumières et des forces qui peuvent servir à affermir la communauté des hommes selon la loi divine» (GS 42, § 2). L'incise «selon la loi divine» vient opportunément corriger ou préciser le langage de saveur naturaliste d'autres phrases conciliaires.

La globalisation vue par le Concile.

Mais en quoi consiste l'unification du monde ? Elle dépasse largement la simple fraternité universelle. Le Concile affirme que les hommes constituent «une famille humaine qui se reconnaît elle-même et se constitue peu à peu comme une communauté une au sein de l'univers» (GS 3, § 1). «A notre époque (...) le genre humain devient de jour en jour plus étroitement uni et (...) les relations entre les divers peuples augmentent» (NA 1, a). Quelle est la nature de cette «communauté une» ? Est-ce une unique communauté politique mondiale, ou un gouvernement mondial d'une confédération d'États restant souverains ? - idée de Pie XII - ou bien simplement l'organisme de contrôle, d'harmonie, de préventions de conflits qu'est l'ONU ? ou une cour de justice internationale munie de pouvoirs coercitifs efficaces ? Le Concile n'a rien voulu en dire. On peut supposer que les pères conciliaires n'avaient en vue qu'une société extérieure de nations souveraines du type de l'ONU, étant donné l'éloge lyrique et sans réserve qu'en fit le pape Paul VI à la tribune de l'assemblée de cette même ONU, le 4 octobre 1965, un mois avant la clôture du Concile et au nom de ce Concile.

Un rendez-vous manqué.

Ce discours n'est pas un acte conciliaire, mais il décrit la pensée du Concile ou l'esprit du Concile sur l'instance judiciaire, coercitive et exécutive mondiale qu'était l'ONU, dans la pleine ardeur de ses engagements diplomatiques et militaires apparemment dirigés contre les entreprises révolutionnaires du communisme international.

«Nous avons conscience, disait Paul VI, de vivre l'instant privilégié - si bref soit-il - où s'accomplit un vœu que nous portons dans le cœur depuis près de vingt siècles. Oui, vous vous en souvenez. C'est depuis longtemps que nous sommes en route (...) Nous célébrons ici l'épilogue d'un laborieux pèlerinage à la recherche d'un colloque avec le monde entier, depuis ce jour où il Nous fut commandé : "Allez, portez la bonne nouvelle à toutes les nations !" Or, c'est vous qui représentez toutes les nations».

Mais aussitôt, l'idée maîtresse est quittée, et le discours, au lieu de la développer tourne court et ne livre plus que des conseils humanitaires de respect mutuel, union «les uns avec les autres», «pas l'un au-dessus de l'autre», «jamais plus les uns contre les autres», construire la paix, solidarité, respect de la vie, lutte contre la faim dans le monde, désarmement général. L'idée directrice était pourtant l'extraordinaire chance pour l'Église de répandre mondialement son message de salut surnaturel et de règne du Christ Sauveur et Seigneur sur toutes les nations, à une époque où la terre, lasse des guerres, faisait semble-t-il son unité politique - certes limitée sous l'égide d'une organisation acceptée par tous. La main de la Providence n'avait-elle pas «depuis près de vingt siècles» préparé cette rencontre pour une publication mondiale du message évangélique à la face des nations enfin unies ?

Mais Paul VI, effrayé de son audace, ou un instant réaliste, chasse cet idéalisme évangélique et se borne en «expert en humanité» à énoncer des idéaux simplement terrestres et purement naturels. Et pour finir, au lieu de proclamer la divinité de Jésus-Christ et Sa royauté sociale à la face de ce consistoire mêlé de croyants et de mécréants, de déistes et d'athées, de francs hommes et francs-maçons, il leur parle énigmatiquement du «Dieu inconnu» de beaucoup d'entre eux et de «l'ineffable révélation que le Christ nous a faite de Lui : c'est le Dieu vivant, le Père de tous les hommes». L'accomplissement du vœu vingt fois séculaire tourne au rendez-vous manqué.

Silence sur les causes de la globalisation.

A la différence de Pie XII et de Jean XXIII, le concile Vatican II ne fait aucune analyse sérieuse des causes, des facteurs de la globalisation humaine en cours. Ceux qui se disent «experts en humanité» ou attachés à «discerner les signes des temps» ne manifestent qu'incompétence, ignorance et désintérêt de cette question essentielle. Ceux qui se gargarisent des mots d'unité du genre humain, de famille humaine et de fraternité universelle, se rendent inaptes à porter un jugement, celui de l'Église et celui de la simple raison, sur le phénomène de la globalisation commencée.

Lisons : «Le monde prend une conscience si forte de son unité, de la dépendance réciproque de tous dans une nécessaire solidarité», mais «d'âpres dissensions politiques, sociales, économiques, raciales et idéologiques» s'opposent à cette unité (GS 4, § 4). «L'échange des idées s'accroît» mais la propagande idéologique vient colorer celles-ci (ibid.). «Sous l'influence de divers facteurs, les relations mutuelles et les interdépendances ne cessent de se multiplier : d'où des associations et des institutions variées de droit public ou privé. Même si le fait qu'on nomme socialisation n'est pas sans danger, il comporte cependant de nombreux avantages qui permettent d'affermir et d'accroître les qualités de la personne et de garantir ses droits» (GS 25, § 2). Les «désordres» sociaux viennent des «tensions existant au sein des structures économiques, politiques et sociales » mais «plus radicalement» du péché, «de l'orgueil et de l'égoïsme» (GS 25, § 3).

«Le bien commun, c'est-à-dire cet ensemble de conditions sociales qui permettent, tant aux groupes qu'à chacun de leurs membres, d'atteindre leur perfection d'une façon plus totale et plus aisée, prend aujourd'hui une extension de plus en plus universelle et, par suite, recouvre des droits et des devoirs qui concernent tout le genre humain. Tout groupe doit tenir compte des besoins et des légitimes aspirations des autres groupes et plus encore du bien commun de l'ensemble de la famille humaine» (GS 26, § 1).

Saluons au passage la définition très consistante du bien commun et la référence faite à Mater et magistra de Jean XXIII. Mais le Concile se borne à reconnaître l'interdépendance croissante des hommes et des groupes humains sans en rechercher les causes. Comment en juger des avantages ou des dangers ? On mentionnera évidemment parmi les facteurs naturels d'une globalisation spontanée l'accroissement énorme de la population terrestre, celui des moyens de communication et des transports, dus à la maîtrise de l'électricité et des ondes électromagnétiques lesquelles permettent des mouvements quasi-instantanés sur de longues distances.

Les différents modèles de mondialisme.

Faut-il évoquer avec Teilhard de Chardin l'évolution de la noosphère qui, faisant suite à l'évolution biologique de la matière vers la conscience, selon la «loi de complexité-conscience» conduit l'humanité à se concentrer de façon de plus en plus complexe et plus vaste ? «Le passage sous le régime technologique et planétaire est la marche nécessaire de l'Histoire» fait dire à Teilhard son commentateur C. Bordet, déjà cité (op. cit. p 143)

Faut-il invoquer avec Pie XII la sociabilité naturelle de l'homme, son aptitude à construire des édifices sociaux plus perfectionnés et donc plus englobant, afin de se procurer un plus grand bien-être ? Mais à quelles conditions ?

De l'idéal aristotélicien de la petite cité autarcique et vertueuse, variée dans sa production et modeste dans ses richesses, mais suffisante à assurer le minimum matériel requis à l'épanouissement spirituel et à la vertu, faut-il sauter dans l'inconnu de la cité planétaire regroupant des nations à la production ultra-spécialisée selon l'impératif technocrate et sous la peine des sanctions d'une synarchie toute puissante ? L'interdépendance reconnue par le Concile est-elle un progrès ou un recul ?

Chaque État doit-il, pour le bien commun planétaire, renoncer à assurer soi-même son propre bien commun ? Les États des nations catholiques doivent-ils renoncer à protéger l'identité catholique de celles-ci, la communion de leurs citoyens dans la vérité religieuse ? La déclaration Dignitatis humanæ sur la liberté religieuse sonne bel et bien le glas de l'État catholique, auquel elle ne reconnaît plus qu'une hypothétique possibilité circonstancielle d'existence (DH 6, c).

Si avec la liberté catholique, les nations perdent leur liberté économique et par la suite leur souveraineté politique véritable, l'enrichissement illusoire et le bien-être accru que chacun attend de nouveau système est-il un progrès ? On aura un socialisme omniprésent, deux cents États assistés attendant la manne de leur subsistance de la redistribution réglée par les organismes mondiaux. Ce modèle de mondialisme voit le triomphe de l'idéologie sur la vie. Vatican II a ignoré ce problème.

Les organes du mondialisme.

L'empire romain avait été providentiellement un facteur de l'expansion du christianisme naissant, par l'union sous un seul pouvoir et une langue commune - le grec de la Koinè - de nombreuses nations européennes, asiatiques et africaines. En revanche, son paganisme avait fait de lui le plus puissant et acharné persécuteur de l'Église naissante, mais la foi de celle-ci avait fini par vaincre. Avait-on la même foi en 1965 face au Moloch mondialiste ?

Paul VI et Vatican II, en considérant la globalisation politique comme une chance pour l'Église, ont sous-estime l'énorme puissance que les forces du mal s'apprêtaient à tirer de la mondialisation, à laquelle elles œuvraient. Énumérer ces forces aurait fait honneur à la lucidité du Concile : les grandes banques interdépendantes, aux mains d'israélites le plus souvent, les coalitions économico-financières multinationales, les dynasties politico-financières, les organisations politico-financières internationales semi-secrètes : telles la société Rhode-Stead pour le gouvernement mondial (1891), The Round Table (1909), «cercle extérieur» de la précédente société, The Royal lnstitute of International Affairs du colonel House (1919) et sa section américaine The Council of Foreign Relations (C.F.R.) lequel poursuit l'institution d'un régime socialiste pour parvenir à l'instauration du gouvernement mondial. Plus récemment, le Bilderberg Group fondé en 1954, réunit les personnalités de la politique, de la haute finance, des multinationales, des universités et de la presse pour construire l'unité atlantique, des États-Unis à la Turquie, en promouvant : union économique, force de police commune, parlement commun, limitation de la souveraineté des États. Le simple examen des membres des ces organismes peut montrer la haute main qui avait et y ont la finance Israélite et la franc-maçonnerie.

La Société des Nations (SDN, 1919-1939) composée à l'origine des États ayant participé à la première guerre mondiale du côté des Alliés, avait été la première réalisation d'un ordre politique mondial, notamment avec ses cours de justice et ses réglementations internationales. L'Organisation des Nations Unies (ONU) qui lui succéda par sa charte de 1945, tendait à regrouper tous les États du monde pour la paix internationale, le progrès politique (sic), économique, social et juridique. Outre son Assemblée générale, son Conseil de Sécurité et son Secrétariat général, on y trouve le Conseil Économique et Social, coordonnant l'Organisation Internationale du Travail (OIT), l'organisation pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), l'UNESCO, le Conseil de Tutelle et la Cour Internationale de Justice, prenant la suite de l'ancienne Cour permanente de Justice internationale fondée à La Haye en 1920 ; enfin les Forces des Nations Unies (casques bleus) qui selon la charte, devraient progressivement remplacer les armées nationales : un des points essentiels du CFR L'analyse des intentions et de l'action de l'ONU aurait dû montrer à Vatican II que cet organisme, au lieu d'assurer la paix, se révélait comme un instrument majeur de l'appétit de puissance de la haute finance internationale et de la gourmandise des grandes nations, surtout des États-Unis d'Amérique.

Mondialisme et règne du Christ-Roi.

De même l'analyse des plans d'une Europe unie préparée par les idéalistes et les technocrates aurait révélé au Concile la servitude économique et politique qui menaçait les États européens. La globalisation, avec l'effacement conjoint des États politiques liés par les conventions internationales et par les emprunts financiers, rendrait extrêmement difficile la reconnaissance des droits du Christ-Roi. L'État devenait de plus en plus une pure administration pragmatique orientée vers l'efficacité technique et le bien-être matériel des individus, incapable de définir un bien commun vertueux, à plus forte raison de reconnaître la divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ et ses conséquences publiques. Cette dépolitisation - au sens thomiste - du pouvoir politique correspond à une demande croissante des citoyens, qui veulent un État serviteur de leurs droits et de leurs choix de vie, quels qu'ils soient, et refusent absolument un État qui définirait leur projet personnel de vie dans un projet collectif qui l'engloberait. L'État classique moribond ne semble même plus un «sujet» capable de recevoir une quelconque «forme» morale ou religieuse.

A cela s'ajoute la pluralité croissante des confessions religieuses dans un même territoire, due à la croissance des moyens de communication et d'information, aux diversités démographiques raciales ou religieuses et au flux migratoires spontanés ou même favorisés par les gouvernements des pays d'ancienne chrétienté dans un dessein pluraliste déclaré.

A ces tendances, soit spontanées soit volontairement induites, dont les aboutissements délétères pour la religion catholique étaient déjà notables, qu'a opposé le concile Vatican II ? Rien du tout. Loin de montrer dans l'agrégation, nécessaire au salut, au Corps mystique du Christ la seule unité mondiale voulue par Dieu : l'Église catholique romaine - cette Église que l'agnostique Maurras saluait pourtant comme la «seule internationale qui tienne» - le Concile a proclamé la liberté religieuse de tous les cultes et s'est tu sur les dangers du mondialisme. Il n'a lancé aucun mouvement de foi, aucun sursaut de courage, aucune impulsion de politique chrétienne, il n'a éveillé dans l'épiscopat mondial aucune résolution de persévérance, n'a déclenché aucun élan de prière, n'a suscité aucune personnalité laïque vraiment catholique, qui eût pu renouveler le miracle de l'épopée de sainte Jeanne d'Arc. Au contraire, le Concile a barré la route au Christ-Roi.

C'est la foi qui a manqué, qui a été trahie. C'est aujourd'hui la foi et l'énergie d'un épiscopat combatif, qui seules pourraient redresser une situation quasi désespérée, et rétablir, au moins sur certains points et en certains lieux - l'exemple de l'islam est là pour on prouver la possibilité, honte à nous - une chrétienté, des éléments d'un État favorable à l'Église, voire même des États catholiques.

L'œcuménisme, facteur d'union ou de dissolution ?

Parmi les facteurs de dissolution du règne social du Christ il faut compter l'œcuménisme. Seule une Église une pensait-on, disait-on, pouvait être le modèle transcendant d'une unité mondiale. Cette unité mondiale, on renonçait à la voir catholique, tout comme on renonçait, par la constitution sur l'Église Lumen gentium, à l'identité catholique de l'Église du Christ. Selon la suggestion de l'abbé Joseph Ratzinger, l'Église catholique ne devait plus être identifiée à l'Église du Christ, cette dernière étant présente en dehors des frontières catholiques (UR 3, c et d), mais l'Église du Christ serait dite «subsister» dans l'Église catholique (LG 8, b). On reconnaîtra la nature «ecclésiale» des «églises» ou communautés chrétiennes séparées. Et l'œcuménisme aurait pour objet non de les réintégrer dans le sein de l'Église catholique mais d' «arriver à la perfection de l'unité voulue par Jésus-Christ» (UR 4, a) et «accroître» (UR 4, c) cette unité, dont on dit quand même qu' «elle subsiste de façon inamissible dans l'Église catholique» ( ibid. ).

Alors, l'Église du Christ forte d'une unité plus grande et plus parfaite que l'unité catholique, serait véritablement «le sacrement, c'est-à-dire le signe et le moyen de (...) l'unité de tout le genre humain» (LG 1). Jusqu'alors, les schismes et les hérésies n'avaient pas empêché, mais plutôt stimulé l'Église à convertir au Christ les païens et les apostats. Voyons avec quel zèle un saint François-Xavier puis un saint Pierre Canisius et un saint François de Sales s'étaient efforcés par leur esprit de conquête ou de reconquête de prendre une sainte revanche sur les pertes causées par la défection de Luther et de Calvin !

Mais il parut au Concile que les communautés séparées n'étaient «nullement dépourvues de signification et de valeur dans le mystère du salut» et que l'Esprit du Christ ne refusait pas «de se servir d'elles comme de moyens de salut» (UR 3, d), et qu'en outre les religions non-chrétiennes : hindouisme, bouddhisme, islam, judaïsme étaient dignes de respect et apportaient «un rayon de la Vérité qui illumine tous les hommes» ( Nostra ætate, 2b ). L'Église devrait se contenter d'annoncer que le Christ apporte aux hommes «la plénitude de la vie religieuse» ( NA 2, b ). La différence ne serait que quantitative. La conversion des non-chrétiens au Christ en deviendrait moins requise et plus facultative, malgré les affirmations contraires de Vatican II dans son décret sur l'activité missionnaire de l'Église (Ad gentes, 5 et 7), qui parfaitement claires en elles-mêmes sont obscurcies par les vacillations des autres documents conciliaires.

Mission ou dialogue ?

Mais le décret Ad gentes est lui-même gangrené, lorsqu'il invite les missionnaires du Christ à «découvrir avec joie et respect les semences du Verbe qui se trouvent cachées» dans les fausses religions (AG 11, b) ; cette expression patristique de «semences du Verbe» est citée à contresens ; les pères n'y entendant que les vérités de la loi naturelle qui sont connues par la raison humaine et nullement des vérités salutaires contenues dans les soi-disant religions. On invite aussi les missionnaires à «engager conversation avec» les non-chrétiens dans «un dialogue patient et sincère» (AG 11, b). Là transparaît le Leitmotiv de l'encyclique Ecclesiam suam du pape Paul VI, comme on le reconnaît encore dans Dignitatis humanæ :

«La vérité doit être cherchée selon la manière propre à la personne humaine et à sa nature sociale, à savoir par une libre recherche, par le moyen de l'enseignement ou de l'éducation, de l'échange et du dialogue par lesquels les uns exposent aux autres la vérité qu'ils ont trouvée ou pensent avoir trouvée, afin de s'aider mutuellement dans la quête de la vérité» (DH 3,b).

Ce relativisme ne suffit-il pas à tuer l'esprit missionnaire ? L'Église qui prêche «qui ne croira pas sera condamné» (Me. 16) et «il n'existe de salut en aucun autre» que le Christ (Act. 4,12) (AG 5 a ; 7a), enseigne-t-elle ce qu'elle «croit avoir trouvé» ou est-elle en quête d'une autre vérité qu'elle ignore ?

L'Église, idée platonicienne.

Quelle est la mission de l'Église selon Vatican II ? Cela n'est pas clair du tout. Tout ce que nous savons, c'est que «le mouvement vers l'unité» qui emporte le monde «s'harmonise avec la mission profonde de l'Église», puisque celle-ci est «dans le Christ, comme le sacrement, c'est-à-dire à la fois le signe et le moyen de l'unité intime avec Dieu et de l'unité de tout le genre humain» (LG 1 ; GS 42, § 3). C'est plus qu'une harmonie, car l'Église «purifie et fortifie ces aspirations généreuses» (GS 38, § 1) vers l'unité terrestre du genre humain ; elle offre sa collaboration à l'instauration d'une fraternité universelle (GS 3, § 2) ; elle contribue à «humaniser la famille des hommes» (GS 40, § 3) grâce à «cette compénétration de la cité terrestre et de la cité céleste», qui fait de l'Église «pour ainsi dire l'âme de la société humaine» (GS 40, § 2). Cette compénétration, du reste, «ne peut être perçue que par la foi» (40, § 3).

L'Église, dont l'unité n'est pas réalisée parfaitement ici-bas, mais qui est en attente de son unité eschatologique, est une idée abstraite, platonicienne, qui, dans l'ordre de la causalité exemplaire, sans nulle efficience, par sa seule auto-conscience d'Église, est le modèle sublime de l'unité surnaturelle des âmes avec Dieu dans le Christ et de l'unité politique en gestation du genre humain.

De même que la vérité à la manière des libéraux est censée dissiper d'elle-même sans combat, les ténèbres de l'erreur, de même l'Église à la manière de Vatican II est censée par la seule splendeur de son unité transcendante, sans autre prédication, sans efforts ni martyrs, «répandre sur tous les hommes la clarté du Christ qui resplendit sur le visage de l'Église» (LG 1). Le Concile s'est donc attaché non pas à lancer un grand élan missionnaire de christianisation, mais à «mettre dans une plus vive lumière, pour ses fidèles et pour le monde entier (...) sa propre nature et sa mission universelle» (LG 1). Alors, par la seule irradiation de son auto-conscience d'Église, «les hommes désormais plus étroitement unis» économiquement et politiquement réaliseront «également leur pleine unité dans le Christ» (LG 1).

C'est pourquoi le modèle d'Église engendré par Vatican II  puis son magistère subséquent seront plus médiatiques que missionnaires ; ils s'attacheront avant tout à présenter l'Église aux hommes, à la recommander au monde plutôt qu'à la défendre, à en protéger la foi contre le monde et à armer les catholiques de l'armure de Dieu pour vaincre le monde. Aux «sandales de l'Evangile de paix», saint Paul veut que les chrétiens joignent «le ceinturon de la vérité, le boulier de la foi et le glaive de l'Esprit, qui est la parole de Dieu» (Eph. 6).

L'Église conçue au concile Vatican II a désarmé ses propres soldats en se retranchant dans son auto-conscience d'elle-même, son auto-recommandation au monde et son auto-célébration liturgique. Elle a péché par platonisme en attribuant une réalité et une force illusoire à une idée. C'est cela la grande apostasie, semble-t-il.

Une super anti-Église.

Mais est-ce bien tout ? Même si ce rêve d'une Église, modèle transcendant d'unité planétaire, était vrai, une Église en mal d'œcuménisme est-elle capable de se proposer en modèle, alors qu'elle rêve d'une unité supra-catholique et d'une compréhension universelle de toutes les «religions» ? C'est ce modèle-là qu'elle va présenter au monde...

Autant le mondialisme est le terrain d'action rêvé des entreprises de la haute finance, du messianisme temporel Israélite et des grandes puissances politiques, autant l'œcuménisme, élargi à toutes les confessions religieuses, en dissolvant l'Église catholique, la rend perméable aux idéaux de la franc-maçonnerie, récemment monnayés par la théosophie, et le teilhardisme, et dorénavant par le Nouvel Age et le néognosticisme.

L'Église catholique, transformée en idéologie humanitaire de la dignité de la personne humaine (GS 22, § 2 ; DH 1) et en apôtre du dialogue interreligieux surtout avec le judaïsme (cardinal Bea ; NA 4, e) serait toute disposée à devenir l'animatrice spirituelle de la synarchie universelle.

Saint Jean dans son Apocalypse vit monter de la mer une bête monstrueuse à sept têtes et dix cornes qui profère des blasphèmes et que la terre entière admire et adore, car c'est le dragon qui lui a donné son pouvoir ; en elle nous pouvons deviner un gouvernement mondial sans Dieu ni Christ. Puis il vit monter de la terre (la terre des vivants l'Église) une autre bête, munie de deux cornes comme l'Agneau (comme le Christ) mais qui parle comme le dragon : par quoi nous pouvons comprendre une anti-Église pervertie, tenant le langage des droits de l'homme ; et cette seconde bête séduit les habitants de la terre et leur fait adorer la première bête. Voilà bien la consommation du mystère d'iniquité dénoncé par saint Paul (2 Thés. 9, 7) : une anti-Église se mettant au service d'un anti-État mondial.

Les papes post-conciliaires allaient-ils contrecarrer ce dessein ? ou au contraire le serviraient-ils, levant par là même l'obstacle qui retenait jusqu'alors la manifestation de l'antéchrist (2 Thés. 2, 8), à savoir le roc de Pierre, l'autorité du pontife romain ?

Qui se lèvera, déployant l'étendard de l'Immaculée, pour terrasser avec elle le dragon qui suscite du sein même de l'Église une anti-Église animatrice spirituelle d'un mondialisme anti-Christ ?

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[1] Fonction spécifiquement religieuse.

[2] Quarante années révolues, constituent selon les commentaires des Pères et Docteurs de l’Église, le symbole de la durée à partir de laquelle se manifestent les grands châtiments mérités par les grandes prévarications.

C’est plus généralement une durée qui est ordinairement associée dans la Sainte Écriture à l’idée d’épreuve, de punition, de pénitence et de malédiction (châtiment : les quarante jours du Déluge, punition-pénitence : les quarante jours de jeûne de Notre Seigneur Jésus-Christ dans le désert…etc…Quarante années furent aussi la durée qui a séparé la destruction du Temple de Jérusalem en l’an 70 par Titus d’avec le début de la vie et de la prédication publiques en l’an 30 de Notre Seigneur Jésus Christ, Lequel avait accompli par Son Incarnation les termes mêmes de la Promesse de Dieu faite à Abraham qui avait fondé l’Ancienne Alliance, et Lequel fut d’emblée – en dépit de ses multiples miracles messianiques rejeté par les Princes des Prêtres du Temple de Jérusalem, les Saducéens, les Docteurs de la Loi et les Pharisiens).

[3] http://www.virgo-maria.org/articles/2008/VM-2008-03-08-A-00-Fatima_Faux_graphologique.pdf

http://www.virgo-maria.org/articles/2007/VM-2007-08-04-C-00-Fatima_Bertone_Socci.pdf

http://www.virgo-maria.org/articles/2007/VM-2007-08-12-A-00-Fatima-Manipulation_Schmidberger.pdf

http://www.virgo-maria.org/articles/2007/VM-2007-08-13-A-00-Mgr-Fellay_piege_sur_Fatima.pdf

http://www.virgo-maria.org/articles/2009/VM-2009-01-14-A-00-Fatima_30_Jours.pdf

http://www.virgo-maria.org/articles/2009/VM-2009-01-14-B-00-Pere_Gruner_deposition_Benoit_XVI.pdf

http://www.virgo-maria.org/articles/2008/VM-2008-06-07-B-00-Fatima_sacrilege.pdf

http://www.virgo-maria.org/articles/2008/VM-2008-06-07-B-00-Fatima_sacrilege-Silence_FSSPX.pdf

[4] http://www.virgo-maria.org/articles/2009/VM-2009-04-26-A-00-Signes_union_Rome_Anglicans.pdf

http://www.virgo-maria.org/articles/2009/VM-2009-05-19-A-00-Famille_de_Mgr_Williamson.pdf

http://www.virgo-maria.org/articles/2009/VM-2009-05-18-A-00-Mgr_Williamson-retour_chez_les_Fabiens.pdf

[5] http://www.virgo-maria.org/D-Anglicans-R-C-Patriarcat/index_anglicans_R_C_patriarcat.htm

http://www.virgo-maria.org/D-Anglicans-R-C-Patriarcat/index_corporate-reunion.html

[6] Mouvement « œcuménique » promu infatigablement et efficacement tout au long de la première moitié du XXème siècle par l’agent britannique, ayant appartenu au MI6 depuis la première guerre mondiale, le moine bénédictin belge, prétendument « catholique »  Dom Lambert Beauduin.

[7] http://www.virgo-maria.org/articles/2009/VM-2009-06-27-A-00-Ricossa_contre_Cekada.pdf

[8] Il est impressionnant de devoir constater que, si l’on peut confondre la naissance, dans son principe temporel antichrist, anticatholique et virulemment « anti papiste », du mondialisme marchand britannique avec l’avènement de la fille adultérine d’Henri VIII, la Reine Elizabeth Ière d’Angleterre, c’est bien avec la Reine Elizabeth II que va s’accomplir très prochainement devant les media mondiaux le triomphe public spirituel universel de ce dernier sous les yeux aveugles des milliards d’ignorants (et surtout parmi les « diplômés ») qui peuplent aujourd’hui la terre.

[9] http://www.virgo-maria.org/articles/2008/VM-2008-05-02-C-00-Beato_de_Liebana.pdf

[10] http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/encyclicals/documents/hf_ben-xvi_enc_20090629_caritas-in-veritate_fr.html

[11] Cité par Mgr Capovilla, Giovanni XXIII, Quindici Ietture, Roma,  1970.

[12] LG, §1

[13] UNITÉ SPIRITUELLE ET UNITÉ TEMPORELLE DU GENRE HUMAIN PAR MGR BERNARD TISSIER DE MALLERAIS, Études théologiques - 3° Symposium de Paris – 7-8-9 octobre 2004, Extrait de : ‘L’unité spirituelle du genre humain dans la religion de Vatican II

Vu de Haut, Revue de l’IUSPX – Hors-série - 2005

[14] UNITÉ SPIRITUELLE ET UNITÉ TEMPORELLE DU GENRE HUMAIN PAR MGR BERNARD TISSIER DE MALLERAIS, Études théologiques - 3° Symposium de Paris – 7-8-9 octobre 2004, Extrait de : ‘L’unité spirituelle du genre humain dans la religion de Vatican II’

Vu de Haut, Revue de l’IUSPX – Hors-série - 2005

[15] http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/encyclicals/documents/hf_ben-xvi_enc_20090629_caritas-in-veritate_fr.html

[16] http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=494086

[17] Cité par Mgr Capovilla, Giovanni XXIII, Quindici Ietture, Roma,  1970.

[18] LG, §1