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CAPITAL : Lettre ouverte solennelle des fidèles aux quatre évêques de la FSSPX

http://www.virgo-maria.org/articles/2006/VM-2006-10-10-A-00-Appel_aux_quatre_eveques_de_la_FSSPX.pdf

Qui et Pourquoi, depuis la mort de Mgr Lefebvre en 1991, a détourné la finalité surnaturelle de l’OPERATION-SURVIE des sacres de 1988, pour assigner à la FSSPX ce FAUX objectif prioritaire de la «ré-conciliation» avec la Rome conciliaire
(en fait la «ré-conciliarisation» de la FSSPX) ?

Qui a, depuis 2000, PROMU, et Pourquoi, le FAUX préalable de l’autorisation de la messe de Saint Pie V ?

Pourquoi n’a-t-on pas posé la VRAIE question du rétablissement du VRAI Sacerdoce de VRAIS prêtres, ordonnés par des Evêques VALIDEMENT sacrés selon le rite VALIDE des Saints Ordres ?

Qui a INVENTE, et POURQUOI, le faux préalable de la levée des «excommunications» ?

Pourquoi n’a-t-on pas posé la VRAIE question de l’abrogation de Pontificalis Romani INVALIDE de 1968 et du rétablissement du vrai rite de la consécration épiscopale VALIDE d’avant 1968?

A quoi servirait-il, en effet, de faire dire le VRAI rite de la messe par de FAUX prêtres ?

Serait-ce donc qu’après avoir obligé de VRAIS prêtres à dire une FAUSSE messe, l’on veuille désormais faire dire la messe du
VRAI rite par de FAUX prêtres ?

Serait-ce que l’on veuille «concilier» les VRAIS prêtres qui disent encore la VRAIE messe avec un clergé aussi INVALIDE que le
FAUX CLERGE ANGLICAN ?


Gaude, Maria Virgo, cunctas hæreses sola interemisti.

(Tractus Missæ Salve Sancta Parens)

mercredi 10 mars 2010

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Inédit – Mgr Lefebvre horrifié par la visite de la synagogue de Rome :

« hérésie » !

Mgr Marcel Lefebvre L’abbé apostat Ratzinger dans la synagogue de Rome Mgr Fellay aux anges et béat devant l’abbé apostat Ratzinger

« Alors ? Donc ce n’est pas possible de prier avec des gens comme ceux-là, ce n’est pas possible. Il y a là une désobéissance en la foi en Notre-Seigneur Jésus-Christ. Notre-Seigneur Jésus-Christ n’est plus prêché comme Il devrait l’être, comme l’ont fait les Apôtres » Mgr Lefebvre

Après avoir publié le sermon de Mgr Lefebvre du 30 mars 1986 où il s’indignait de la prochaine visite de la synagogue de Rome par l’évêque apostat Wojtyla-Jean-paul II, nous publions ici la conférence qu’il fit deux semaines plus tard, après que la visite de la synagogue ait eut lieu (cf. texte complet en annexe).

Voici quelques extraits de la conférence de Mgr Lefebvre :

« Voilà comment ont répondu les Apôtres : toujours enseigner Notre-Seigneur. Et la parole de Dieu se répandait de plus en plus. Le nombre des disciples augmentait considérablement à Jérusalem et une multitude de prêtres obéissaient à la foi. Il faut bien insister sur ce terme : obéissaient à la foi. La foi, c’est une obéissance. Nous devons obéir à la foi. »

« Si vraiment il est constaté que le pape fait des communicatio in sacris et que, par conséquent, il est suspect d’hérésie et que s’il continue – et de fait voilà 3-4 actes qu’ils faits, semblables, et il se promet d’en faire encore beaucoup plus graves avec toutes les religions de la terre – alors… un pape peut-il être hérétique ? On se pose nécessairement la question. On répondra : ça c’est encore un autre problème, donc il n’est pas résolu, si vous voulez, absolument… Mais enfin, je pense qu’il suffit d’aller consulter les théologiens, d’aller consulter tous ceux qui ont étudié ces questions, pour voir… Il est fort probable que, dans l’ensemble, les théologiens disent que le pape ne peut pas être hérétique publiquement, donc professer une hérésie comme ça publiquement. Or s’il y a quelque chose qui est public, c’est bien ce qu’a fait le pape, c’est bien ce qu’il a fait il y a deux jours. Il y a peut-être un milliard d’hommes sur la terre qui ont vu le pape entrer dans la Synagogue, car c’est mondialement diffusé par les satellites et que le monde entier a pu voir à la télévision. »

« Mais la communicatio in sacris active est absolument interdite, absolument interdite. Alors quand il s’agit des prières, chants, même toucher l’orgue, c’est interdit, absolument interdit ! Même si les paroles des prières sont des paroles orthodoxes et qui ne sont pas contraires à la foi catholique. Même comme cela, on n’a pas le droit parce que prier avec ceux qui n’ont pas notre foi, qui n’ont pas la foi catholique, c’est, en quelque sorte, communier avec eux dans leur foi à eux, dans une foi qui n’est pas catholique. Alors, implicitement, c’est un acte contraire à la foi catholique et donc un acte qui vous met dans la situation de suspect d’hérésie. Et si on est averti, et que six mois après on continue, on est considéré alors comme hérétique. Qu’est-ce que vous voulez ? C’est un fait. Le pape a prié avec eux. Et il l’annonce encore tous ces derniers jours – c’était dans l’Osservatore Romano que j’ai lu aujourd’hui : toute l’annonce pour Assise – et bien le pape annonce qu’il va prier avec toutes les religions Dieu… Quel Dieu ? Il va prier Dieu… donc avec toutes les religions pour la paix, soi-disant… »

« Deuxième problème : la question d’hérésie. Troisième problème : est-ce que le pape est encore pape lorsqu’il est hérétique ? Moi je ne sais pas, je ne tranche pas ! Mais vous pouvez vous poser la question vous-mêmes. Je pense que tout homme sensé doit se poser la question. Je ne sais pas. Alors, maintenant, est-il urgent d’en parler ?… On peut ne pas en parler, évidemment… Nous pouvons en parler entre nous, privément, dans nos bureaux, dans nos conversations privées, entre séminaristes, entre prêtres, et tout ça… Faut-il en parler aux fidèles ? Alors beaucoup disent : - Non, n’en parlez pas aux fidèles. Ils vont être scandalisés. Ça va être terrible, ça va aller loin… Bon. Moi, j’ai dit aux prêtres, à Paris, lorsque je les ai réunis, et puis à vous-mêmes, je vous en avais parlé déjà, j’ai dit : - Je pense que, tout doucement, il faut quand même un peu éclairer les fidèles… Je ne dis pas qu’il faille le faire brutalement, et jeter cela en pâture aux fidèles pour les effrayer… Non. Mais je pense tout de même que c’est une question de foi précisément. Il faut que les fidèles ne perdent pas la foi. Nous avons charge de garder la foi des fidèles, de la protéger. Ils vont perdre la foi… même nos traditionalistes. »

« Je pense que c’est là qu’est le problème, n’est-ce pas. Et on dit : - Monseigneur va faire schisme… Mais qui fait schisme ?… Pas moi ! Pour faire schisme, il faut quitter l’Église. Et quitter l’Église, c’est quitter la foi d’abord. Qui quitte la foi de l’Église ? L’autorité est au service de la foi. Si elle abandonne la foi, c’est elle qui fait schisme. Alors ce n’est pas nous qui faisons schisme. » Mgr Lefebvre, 15 Avril 1986.

Chacun de ces propos de Mgr Lefebvre sont accablants pour Mgr Fellay. Ils le condamnent sans appel.

Mgr Fellay aux anges et béat devant l’abbé apostat Ratzinger

Mgr Fellay condamné par Mgr Lefebvre.

Mgr Fellay fait PERDRE la FOI selon les critères de Mgr Lefebvre

Ils l’accusent terriblement, ils démasquent son silence HONTEUX, complice et coupable devant les propos publics apostats tenus par l’abbé Ratzinger-Benoît XVI le DIMANCHE 17 janvier 2010 lors de sa visite de la synagogue de Rome ; et ses actes sacrilèges de communicatio in sacris.

Mgr Fellay est un évêque félon qui fait perdre la FOI aux clercs et aux fidèles de la Tradition catholique.

Il travaille pour l’ennemi, et il lui est même des plus précieux, absolument indispensable, en essayant opiniâtrement, comme il le fait depuis 2005, de faire rentrer le loup dans la bergerie des clercs et des fidèles qui veulent garder résolument la FOI catholique, condition de leur Salut éternel, et qui refusent encore absolument d’apostasier avec l’abbé apostat Ratzinger-Benoît XVI.

Le mauvais pasteur Mgr Fellay doit être démis de ses fonctionsMAINTENANT avant qu’il n’entraîne les clercs et les fidèles dans son apostasie au Christ-Messie Notre-seigneur Jésus Christ – et déchargé de la responsabilité du troupeau, car il fait perdre la FOI, c’est certain. C’est sûr ! Mgr Fellay fait perdre la FOI comme le déclarait Mgr Lefebvre. Cet évêque suisse n’agit plus en évêque , il fait désormais perdre la FOI aux fidèles de la Tradition, selon les propres critères de jugement donnés par l’archevêque Marcel Lefebvre.

Que reste-t-il de commun entre Mgr Lefebvre et Mgr Fellay devant ces scandales à répétition qu’il ne dénonce pas ? RIEN.

Quand donc les abbés les plus lucides de la FSSPX auront-ils le courage qu’ils DOIVENT au témoignage de leur FOI catholique, qu’ils DOIVENT AU TÉMOIGNAGE AU MESSIE Jésus-Christ QUI LEUR EN DEMANDERA COMPTE À LEUR MORT, et se concerteront-ils pour déposer Mgr Fellay et son équipe d’infiltrés qui pourrissent depuis la mort du Fondateur l’œuvre de Mgr Lefebvre et trahissent la FOI reçue des Apôtres, sans laquelle NUL ne saurait être sauvé ?

Continuons le bon combat

La Rédaction de Virgo-Maria

© 2010 virgo-maria.org


 
Document inédit – transcription de l’enregistrement sur cassette de Mgr Lefebvre
 

Mgr Lefebvre - LA  DÉFENSE  DE  LA  FOI – 15 avril 1986

Chers amis, vous avez pu, au cours des vacances, réfléchir sur le sermon du dimanche de Pâques !… Alors je voudrais, puisqu’il y a des échos divers, des réactions diverses, je voudrais clarifier un peu, dans la mesure où c’est possible, parce que la situation de l’Église est une situation tellement mystérieuse, que ce n’est pas tellement facile de clarifier les choses…

Disons d’abord, en premier lieu, pourquoi cette prise de position, pourquoi parler ainsi des actes du pape lui-même, et juger en quelque sorte des actes du pape, comme on pourrait le faire des cardinaux, des évêques, de la Curie romaine, que sais-je ?

Je pense que la réponse est simple, n’est-ce pas ? Nous sommes convaincus, et nous devons être convaincus, que ce qu’il y a de premier, ce qu’il y a de fondamental, dans notre foi, dans notre vie chrétienne et dans notre vie, c’est la foi.

Pourquoi Écône, pourquoi la Fraternité, pourquoi la résistance de tant de prêtres et de fidèles ?… pour garder la foi, car c’est le premier commandement, et la première obéissance que nous devons à Dieu, pour la révélation qu’Il nous a faite, la révélation de son divin Fils et son Incarnation, et ses Mystères : Mystère de la Rédemption, Mystère de la résurrection, de la glorification. C’est là toute une révélation, révélation qui nous est communiquée par Dieu lui-même. Et, devant la communication de cette révélation par Dieu, quel doit être notre premier sentiment ?… obéissance : — Je crois. Je ne peux pas faire autrement que croire.

Alors cette foi ne va pas toute seule. Cette foi a besoin, donc, d’être transmise. Et s’il faut la transmettre, il faut des organes pour la transmettre. Et c’est pourquoi Notre-Seigneur a constitué son Église, a constitué ses prêtres, a constitué son sacerdoce. Et en même temps que la foi, Dieu donne la grâce, la sanctification, et donc tous les moyens de sanctification. C’est çà l’Église. Et c’est ce que l’Église a fait pendant vingt siècles. Elle s’est organisée, elle s’est constituée, elle s’est structurée, d’une certaine manière, si on peut dire, en vue de cela.

Qu’est-ce que le Saint-Office, sinon la défense de la foi, la protection de la foi des fidèles, par tous les moyens à sa disposition ; le Saint-Office de l’inquisition de la foi qui recherche tout ce qui peut être nuisible à la foi des fidèles et doit protéger les fidèles contre les attaques de l’erreur, les attaques de l’esprit malin qui veut évidemment introduire des hérésies et des erreurs à l’intérieur de l’Église, de la chrétienté.

Qu’est-ce que le ministère de la Propagande, dicastère de la Propagande ? C’est la dicastère de la diffusion de la foi, de propaganda fide, c’est ça le titre de la Propagande. Donc diffusion de la foi.

Pour quoi le dicastère des évêques ? parce que les évêques sont les successeurs des apôtres, ceux doivent diffuser la foi. Pourquoi le dicastère des prêtres, du clergé ? parce que le clergé est chargé de diffuser la foi et donc il faut donner au clergé les directives, le protéger contre les difficultés qu’il peut avoir. Et c’est ce dicastère qui est chargé du catéchisme parce que ce sont les prêtres qui sont chargés d’enseigner le catéchisme, et donc c’est le dicastère du clergé qui enseigne le catéchisme.

Tout ça est d’un naturel, je dirais, évident. Toute l’Église romaine a été organisée pour la foi, propager la foi, communiquer la foi, et puis en même temps, communiquer la grâce bien sûr : dicastère des sacrements, dicastère du culte, de la liturgie, de l’adoration de Dieu, de la manière d’adorer Dieu. Et tout cela en fonction de la foi.

C’est ce qu’ont fait les apôtres. Il suffit de citer seulement deux ou trois textes des apôtres, n’est-ce pas… Où Pierre a fait ce miracle extraordinaire de ce paralytique qu’il a guéri ; ensuite, interrogé par les princes des prêtres qui voudraient les empêcher de parler, Pierre, rempli de l’esprit, leur dit : — Chefs du peuple et anciens d’Israël, si on nous interroge aujourd’hui sur un bienfait accordé à un infirme pour savoir comment cet homme a été guéri, sachez le bien, vous tous et tout le peuple d’Israël, c’est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth que vous avez crucifié — que vous avez crucifié, il n’a pas peur de le dire ! — et que Dieu a ressuscité des morts. C’est par Lui que cet homme se présente devant vous, pleinement guéri ! Ce Jésus est la pierre rejetée par vous de l’édifice, et qui est devenu la pierre angulaire. Et le salut n’est en aucun autre, car il n’y a pas sous le ciel un autre nom qui ait été donné aux hommes par lequel nous devions être sauvés ! Voilà. Alors qu’est-ce que vont faire les princes des prêtres ? Parce qu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils ont bien reconnu qu’il y avait eu là un miracle devant lequel ils ne pouvaient rien faire. Alors qu’est-ce qu’ils vont faire ?… Alors, les ayant rappelés, ils leur interdirent absolument de parler et d’enseigner au nom de Jésus : — Taisez-vous avec Jésus, n’en parlez plus… Faites tout ce que vous voulez, mais ne parlez plus de Jésus !… Pierre et Jean répondirent : — Jugez s’il est juste devant Dieu de vous obéir plutôt qu’à Dieu. Pour nous, nous ne pouvons pas ne pas dire ce que nous avons vu et entendu ! Nous devons continuer…

C’est ça. On peut prendre comme ça tous les actes des Apôtres, c’est toujours, toujours la même chose. Alors ils ont commencé, ils ont été repris, mis en prison, même séance : Les ayant emmenés, ils les firent comparaître devant le Sanhédrin de nouveau. Le grand-prêtre les interrogea en disant : nous vous avons expressément défendu d’enseigner ce nom-là. Et voilà que vous allez remplir Jérusalem de votre doctrine et vous voulez faire retomber sur nous le sang de cet homme ! Et les Apôtres répondirent : — On doit obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes ! Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus que vous avez fait mourir, en le pendant au bois. Dieu l’a élevé par sa droite comme prince et sauveur pour donner à Israël le repentir et le pardon des péchés. Et nous, nous sommes témoins pour ces choses avec le Saint-Esprit que Dieu a donné à ceux qui lui sont dociles.

Voilà comment ont répondu les Apôtres : toujours enseigner Notre-Seigneur. Et la parole de Dieu se répandait de plus en plus. Le nombre des disciples augmentait considérablement à Jérusalem et une multitude de prêtres obéissaient à la foi. Il faut bien insister sur ce terme : obéissaient à la foi. La foi, c’est une obéissance. Nous devons obéir à la foi.

Et je pense que c’est ça qui maintenant est crucial devant nos yeux, et que nous nous trouvons devant des évêques, et même le pape, qui n’obéissent plus à la foi…parce qu’aller chez les Juifs… Ce sont les mêmes Juifs au fond, les mêmes que ceux qui ont refusé Notre-Seigneur. C’est la même chose exactement, le même esprit. Ils sont contre Notre-Seigneur Jésus-Christ. Ils ont chanté, au départ du Saint-Père de la Synagogue : Nous attendons le Messie, nous attendons le Messie, nous attendons le Messie… S’ils l’attendent, c’est qu’ils ne croient pas en Celui qui est venu. C’est clair. Alors ? Donc ce n’est pas possible de prier avec des gens comme ceux-là, ce n’est pas possible. Il y a là une désobéissance en la foi en Notre-Seigneur Jésus-Christ. Notre-Seigneur Jésus-Christ n’est plus prêché comme Il devrait l’être, comme l’ont fait les Apôtres.

Alors on se trouve devant ce fait que les théologiens appellent la communicatio in sacris. C’est un fait : communicatio in sacris. Prenez vos livres de morale. Allez voir la vertu de la foi, et vous verrez qu’à la vertu de la foi, il y a toujours un petit chapitre sur la protection de la foi et la défense de certaines choses qui concernent la foi, la communicatio in sacris est en principe interdite. Mais on la distingue entre active et passive.

Passive, c’est celui qui va par curiosité dans une cérémonie non-catholique — c’est toujours : non-catholique ; ils mettent tous dans une même catégorie, les non-catholiques, donc les protestants, les musulmans, tous les cultes possibles et inimaginables qui ne sont pas catholiques — alors il y a la participation passive, donc par curiosité ou pour des raisons de cérémonies pour des amis, parents, que sais-je, qui ne sont pas catholiques, mais toujours passives : aucune prière, aucune communication, aucun chant auxquels ils participent ; ils sont là absolument passifs. Alors c’est autorisé dans certains cas.

Mais la communicatio in sacris active est absolument interdite, absolument interdite. Alors quand il s’agit des prières, chants, même toucher l’orgue, c’est interdit, absolument interdit ! Même si les paroles des prières sont des paroles orthodoxes et qui ne sont pas contraires à la foi catholique. Même comme cela, on n’a pas le droit parce que prier avec ceux qui n’ont pas notre foi, qui n’ont pas la foi catholique, c’est, en quelque sorte, communier avec eux dans leur foi à eux, dans une foi qui n’est pas catholique. Alors, implicitement, c’est un acte contraire à la foi catholique et donc un acte qui vous met dans la situation de suspect d’hérésie. Et si on est averti, et que six mois après on continue, on est considéré alors comme hérétique. Qu’est-ce que vous voulez ? C’est un fait. Le pape a prié avec eux. Et il l’annonce encore tous ces derniers jours — c’était dans l’Osservatore Romano que j’ai lu aujourd’hui : toute l’annonce pour Assise — et bien le pape annonce qu’il va prier avec toutes les religions Dieu… Quel Dieu ? Il va prier Dieu… donc avec toutes les religions pour la paix, soi-disant…

Ça c’est un problème, un problème théologique, un problème que vous pouvez donc consulter… le Droit Canon, la communicatio in sacris dans le dictionnaire du Droit Canon, de Nase, vous verrez ce qu’il en dit ! Allez consulter tous les livres de morale, à la vertu de la foi, vous trouvez la communicatio in sacris. Ce n’est pas très long, c’est un peu moins explicite que dans Nase, dans le dictionnaire de Droit canonique, mais vous verrez là ce que c’est. Vous verrez si nous ne sommes pas devant un cas de ce genre.

Alors vous me direz : — Mais le pape est au-dessus de la loi. — Le pape n’est pas au-dessus des lois divines ! Il est au-dessus des lois ecclésiastiques, d’accord. On ne peut pas dire que parce qu’il a fait ça, il va être excommunié : ceci est une loi ecclésiastique, en conséquence de cette suspicion d’hérésie et de cette hérésie… mais enfin ça c’est une loi quand même qui est faite par l’Église, c’est autre chose. Mais, en ce qui concerne la suspicion d’hérésie et l’hérésie, c’est une conséquence directe d’une communicatio in sacris, donc une communion avec des gens qui n’ont pas notre foi. Ça, ça tombe exactement sous la prescription, la défense que Saint Paul fait aux Corinthiens en disant : — Il ne faut pas avoir de contact avec les infidèles. Qu’y a-t-il entre Bélial et Dieu ? Qu’y a-t-il entre les ténèbres et la lumière ?…Ça ne peut pas être plus clair. Mais Saint Jean aussi dit la même chose. Ils défendent d’aller justement chez les infidèles, de communier avec les infidèles, de se trouver ensemble… et à plus forte raison dans la prière !

Ensuite, après se posent d’autres problèmes. Il y a un autre problème que ce problème-là. Si vraiment il est constaté que le pape fait des communicatio in sacris et que, par conséquent, il est suspect d’hérésie et que s’il continue — et de fait voilà 3-4 actes qu’ils faits, semblables, et il se promet d’en faire encore beaucoup plus graves avec toutes les religions de la terre — alors… un pape peut-il être hérétique ? On se pose nécessairement la question. On répondra : ça c’est encore un autre problème, donc il n’est pas résolu, si vous voulez, absolument… Mais enfin, je pense qu’il suffit d’aller consulter les théologiens, d’aller consulter tous ceux qui ont étudié ces questions, pour voir… Il est fort probable que, dans l’ensemble, les théologiens disent que le pape ne peut pas être hérétique publiquement, donc professer une hérésie comme ça publiquement. Or s’il y a quelque chose qui est public, c’est bien ce qu’a fait le pape, c’est bien ce qu’il a fait il y a deux jours. Il y a peut-être un milliard d’hommes sur la terre qui ont vu le pape entrer dans la Synagogue, car c’est mondialement diffusé par les satellites et que le monde entier a pu voir à la télévision. Vous savez, quand je dis le monde entier, je ne me trompe pas, parce que je vous assure que… allez au Pérou, allez en Bolivie, allez en Colombie, allez dans les quartiers les plus pauvres des villes, les plus misérables… des gens qui n’ont que quatre murs, et des tôles au-dessus de leurs murs en terre, n’est-ce pas, comme au Pérou… et bien, à Lima, comme il ne pleut jamais à Lima, il n’y a pas besoin de beaucoup d’abris pour se mettre à l’abri de la pluie : des vieilles tôles par dessus, ou de la paille… il y a la télévision ! Et bien oui, ils ont un poste de télévision ! C’est la première chose qu’ils s’achètent ! Ils ont la télévision… Vous allez à Bombay, dans les quartiers les plus pauvres, les plus démunis, il y a une antenne de télévision ! C’est invraisemblable ! Cette télévision a une influence invraisemblable !… Alors tous ont pu voir le Saint Père entrant dans la Synagogue ! Donc beaucoup de catholiques, bien sûr il n’y a pas que les catholiques, mais enfin beaucoup de catholiques ont vu ça… de pauvres gens, de petits chrétiens de la campagne, sans même qu’ils s’en rendent compte — car maintenant on n’a plus la foi, c’est là le grave problème. On n’a plus la foi catholique, elle a diminué partout, elle est vraiment réduite à peu de choses — alors ils ne voient pas la malice de cela. Le pape est allé rendre visite aux Juifs, il a serré la main du grand rabbin, il a fait un acte de charité, il a fait une visite aimable de courtoisie, etc. . Ils ne voient pas. C’est la réaction de la plupart des gens. Pourquoi ? parce qu’ils n’ont plus la foi en Notre-Seigneur Jésus-Christ. Ils n’ont pas la foi dans l’unique salut du monde, l’unique Sauveur du monde qui est Notre-Seigneur Jésus-Christ : — Oh ! on se sauve partout et d’autant plus… puisque le pape fait ça, donc c’est que toutes les religions sont bonnes, qu’on suit juif, qu’on soit musulman, qu’on soit n’importe quoi, ça n’a pas d’importance… On va tous vers le même Dieu… comme le dit d’ailleurs, malheureusement, le pape lui-même. Je l’ai dans un discours du Cameroun ; il met explicitement : — Nous nous croyons, catholiques, que Jésus est le seul moyen pour aller à Dieu, mais nous respectons toutes les voies qui conduisent à Dieu !… Alors, s’il n’y a qu’un seul moyen pour conduire à Dieu, comment peut-on respecter toutes les voies qui conduisent à Dieu… donc il y a d’autres voies qui vont à Dieu… selon la conscience de chacun !… C’est invraisemblable ! Ce n’est pas cela qu’ont dit les Apôtres justement. Ils auraient laissé les Juifs dans leur bonne conscience, mais pas dire qu’ils devaient se convertir !

Alors se problème se pose. Premier problème : la communicatio in sacris. Deuxième problème : la question d’hérésie. Troisième problème : est-ce que le pape est encore pape lorsqu’il est hérétique ? Moi je ne sais pas, je ne tranche pas ! Mais vous pouvez vous poser la question vous-mêmes. Je pense que tout homme sensé doit se poser la question. Je ne sais pas. Alors, maintenant, est-il urgent d’en parler ?… On peut ne pas en parler, évidemment… Nous pouvons en parler entre nous, privément, dans nos bureaux, dans nos conversations privées, entre séminaristes, entre prêtres, et tout ça… Faut-il en parler aux fidèles ? Alors beaucoup disent : — Non, n’en parlez pas aux fidèles. Ils vont être scandalisés. Ça va être terrible, ça va aller loin… Bon. Moi, j’ai dit aux prêtres, à Paris, lorsque je les ai réunis, et puis à vous-mêmes, je vous en avais parlé déjà, j’ai dit : — Je pense que, tout doucement, il faut quand même un peu éclairer les fidèles… Je ne dis pas qu’il faille le faire brutalement, et jeter cela en pâture aux fidèles pour les effrayer… Non. Mais je pense tout de même que c’est une question de foi précisément. Il faut que les fidèles ne perdent pas la foi. Nous avons charge de garder la foi des fidèles, de la protéger. Ils vont perdre la foi… même nos traditionalistes. Même nos traditionalistes n’auront plus la foi en Notre-Seigneur Jésus-Christ. Car cette foi, elle est perdue ! Elle est perdue dans les prêtres, elle est perdue chez les évêques.

On ne croit plus en la vertu de Notre-Seigneur Jésus-Christ. On ne croit plus en sa divinité. C’est le Cardinal Ratzinger lui-même qui l’a dit. Il a dit dans son rapport : — L’Europe ne croit plus en la divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et particulièrement le clergé européen ne croit plus… Et bien, c’est grave, c’est la chose la plus grave que l’on puisse dire ! Ils ne croient plus en la vertu surnaturelle de Notre-Seigneur et que Notre-Seigneur est vraiment le moyen de sauver les âmes. Alors ils ne cherchent plus que des moyens humains. D’où la théologie de la libération. D’où tous les principes révolutionnaires. On ne cherche plus la justice par la vertu, par la grâce de Notre-Seigneur Jésus-Christ, par la conversion des âmes, par la transformation des âmes, la christianisation des âmes : qui cumque baptis est diestis, Christum induistis, à chacun de ceux qui étaient baptisés : vous avez revêtu Jésus-Christ. Voilà la civilisation chrétienne, voilà la transformation des âmes, voilà la vraie révolution qui doit se faire dans les âmes, pour la civilisation chrétienne. Et non pas la révolution par la base, avec les armes s’il le faut, contre les tyrans : c’est mettre le feu aux poudres ! C’est exciter de la haine chez les gens.

Alors voilà la situation dans laquelle nous nous trouvons et il faut toujours revenir à ça : ayons la foi, ravivons notre foi, parce que c’est à cause de la foi qui est perdue que le Concile a été ce qu’il a été. Parce que les évêques n’ont plus la foi, et les prêtres n’ont plus la foi. C’est pour cela qu’ils ont abandonné le sacerdoce, c’est pour cela qu’ils ont cherché à être prêtres-ouvriers. Ils ont cherché à faire n’importe quoi : des congrès et des congrès, des réunions, des assemblées, des Synodes, et tout ça… soi-disant pour la foi… Mais c’est la grâce du Bon Dieu qu’il faut, c’est la grâce de Notre-Seigneur Jésus-Christ, c’est Lui qui sauvera, c’est Lui qui est Tout-Puissant. Il est Dieu. C’est Lui qui est venu exprès pour cela, pour nous sauver. C’est Lui qui doit sauver, ce n’est pas nous, nous ne sommes que des instruments…

Je pense que c’est là qu’est le problème, n’est-ce pas. Et on dit : — Monseigneur va faire schisme… Mais qui fait schisme ?… Pas moi ! Pour faire schisme, il faut quitter l’Église. Et quitter l’Église, c’est quitter la foi d’abord. Qui quitte la foi de l’Église ? L’autorité est au service de la foi. Si elle abandonne la foi, c’est elle qui fait schisme. Alors ce n’est pas nous qui faisons schisme.

Quant à la question, je vous en ai déjà parlé, du sacre d’un évêque, je dirais maintenant que la question devient presque secondaire, étant donné que le grave problème devant lequel nous sommes, enfin que nous avons devant les yeux, c’est ce que fait le pape. C’est ça maintenant qui est vraiment tragique, absolument tragique… et qui nous remplit de tristesse, et qui doit nous remplir aussi de désir de prier, de nous sacrifier, de supplier le Bon Dieu d’intervenir… Moi, je ne suis pas prophète, mais je me demande si la guerre qui a commencé aujourd’hui — car la guerre a commencé à 4h00 ce matin, la guerre ouverte de l’Amérique contre la Libye — et bien vous savez c’est peut-être l’étincelle qui va mettre le feu aux poudres dans le monde. C’est peut-être la réponse de Dieu à l’acte qu’a fait le pape dimanche. Je n’en sais rien, je ne suis pas prophète, mais vous savez, dans la situation actuelle, il faut peu de chose pour que la déflagration parte dans le monde entier. S’il arrive que la Russie a envie de soutenir la Libye et commence à envoyer des missiles contre les avions américains, c’est la guerre mondiale. À la gare, ils commentaient ce matin : Les avions américains sont allés détruire des casernes à Tripoli, ils ont réduit les casernes à néant ce matin… Qu’est-ce qu’il va en sortir ? Il faudra bien un jour que le Bon Dieu parle. Ce n’est pas possible que le Bon Dieu se laisse, je dirais presque, être mis de côté par ceux qui doivent le défendre, par ceux qui doivent être ses défenseurs… Ce n’est pas possible que ça dure indéfiniment, ce n’est pas possible, ça !…

La conférence spirituelle de Monseigneur Marcel Lefebvre peut être téléchargée en audio MP3 et en PDF sur :

1.        http://www.virgomaria.net/audios/confML/1986-04-15_Marcel-Lefebvre_La-Defense-de-la-Foi.mp3

2.        http://www.virgomaria.net/documents/confML/1986-04-15_Marcel-Lefebvre_La-Defense-de-la-Foi.pdf

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