CAPITAL : Lettre ouverte solennelle des fidèles aux quatre évêques de la FSSPX
http://www.virgo-maria.org/articles/2006/VM-2006-10-10-A-00-Appel_aux_quatre_eveques_de_la_FSSPX.pdf
Qui et
Pourquoi, depuis la mort de Mgr Lefebvre en 1991, a détourné la finalité surnaturelle de l’OPERATION-SURVIE des sacres de 1988, pour assigner à
la FSSPX ce FAUX objectif prioritaire de la «ré-conciliation» avec la Rome
conciliaire |
Qui a, depuis 2000, PROMU, et Pourquoi, le FAUX préalable de l’autorisation de la messe de Saint Pie V ? |
Pourquoi n’a-t-on pas posé la VRAIE question du rétablissement du VRAI Sacerdoce de VRAIS prêtres, ordonnés par des Evêques VALIDEMENT sacrés selon le rite VALIDE des Saints O rdres ? |
Qui a INVENTE, et POURQUOI, le faux préalable de la levée des «excommunications» ? |
Pourquoi n’a-t-on pas posé la VRAIE question de l’abrogation de Pontificalis Romani INVALIDE de 1968 et du rétablissement du vrai rite de la consécration épiscopale VALIDE d’avant 1968? |
A quoi servirait-il, en effet, de faire dire le VRAI rite de la messe par de FAUX prêtres ? |
Serait-ce donc qu’après avoir obligé de VRAIS prêtres à dire une FAUSSE messe, l’on veuille désormais faire dire la messe du VRAI rite par de FAUX prêtres ? |
Serait-ce que l’on veuille «concilier» les VRAIS prêtres qui disent encore la VRAIE messe avec un clergé aussi INVALIDE que le FAUX CLERGE ANGLICAN ? |
Gaude, Maria Virgo, cunctas hæreses sola interemisti.
(Tractus Missæ Salve Sancta Parens)
jeudi 17 avril 2008
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L’abbé Rosmini condamné par Léon XIII et ‘béatifié’ par Ratzinger

Antonio Rosmini (1797-1855) prêtre au blason présentant des similitudes avec la symbolique Rose+Croix
‘Les 5 plaies de l’Eglise’ de Rosmini (1848) : le livre-programme de la crucifixion de l’Eglise par Vatican II, cent ans plus tard. Un livre codé pour initié.
L’affaire de la réhabilitation et de la béatification de Rosmini poussée par des francs-maçons de la liste Picorelli au Vatican.
L’abbé Belwood (aumônier des dominicaines de Kernabat depuis septembre 2007 et protégé de l’ex-anglican Mgr Williamson) a assisté à Rome, à la ‘béatification’ de Rosmini par Ratzinger le 18 novembre 2007, et s’est fait ensuite, à Kernabat, auprès des enfants des familles fidèles de la FSSPX, le propagandiste zélé du prêtre condamné.
L’ordination de l’abbé Belwood a été faite dans le nouveau rite invalide promulgué en 1969 et n’est pas valide. Monsieur Robert Belwood, au regard de la théologie sacramentelle catholique traditionnelle, est un simple laïc et ne possède pas les pouvoirs sacerdotaux. Il n’a pas été réordonné sous conditions.
Et pendant ce temps, Mgr Fellay négocie avec les Rose+Croix du Vatican les conditions de sa ‘pleine communion’ avec ces milieux maçonniques illuministes, par le ralliement de l’œuvre de Mgr Lefebvre.
Les livres et vidéo importante sur Rosmini sont téléchargeables depuis cette page du site VM :
http://www.virgo-maria.org/Antonio-Rosmini-Serbati/index_rosmini.htm
Nous remercions les conseils avisés des personnes qui nous ont guidés dans nos recherches pour l’étude du cas de Rosmini
Table des matières
2. Histoire et rôle dans la subversion de l’Eglise.
2.2. Pourquoi a-t-il été condamné ?
2.3. La symbolique du blason de Rosmini est similaire à la symbolique Rose+Croix
2.5. Antonio Rosmini-Serbati : un jeune ambitieux choisi par des ennemis de l’Eglise
2.6. La mort de Rosmini persuadé d’avoir été empoisonné
Lucienne Portier fait état de la conviction de Rosmini d’avoir été empoisonné :
2.7. Les connexions de Rosmini et des Rosminiens avec l’Angleterre
3.1. Comment et quand les modernistes conciliaires l’ont-ils réhabilité et « béatifié » ?
4. La réaction et les silences de la Tradition catholique face à cette ‘béatification’ de Rosmini
4.2. Quelle fut le comportement de la FSSPX face à cette réhabilitation et à cette béatification ?
5. Un Rosminien à la FSSPSX : l’abbé Robert Belwood
5.1. Qui est l’« abbé » Belwood ?
1. Annexe 1 - Liste des 40 propositions de Rosmini condamnées par le Pape Léon XIII
4. Annexe 4 - Note de Ratzinger réhabilitant Rosmini (30 juin 2001)
5. Annexe 5 - La mission rosminienne en Angleterre
6. Annexe 6 - Un philosophe italien du XIX° siècle – Ouvrages de Rosmini traduits en français
Un philosophe italien du XIXème siècle
10. Annexe 10 - Wikipedia – Biographie de Mellerio
1829, le 31 mars, Mgr. Francesco Castiglioni (20 novembre 1761-30 novembre 1830) est élu Pape sous le nom de Pie VIII.
Pie VIII succède à Mgr. Annibale Sermattei della Genga, Pape sous le nom de Léon XII du 28 septembre 1823 au 20 février 1829, particulièrement hostile au libéralisme et considéré comme « le Pape de la Sainte Alliance ».
Léon XII avait consacré son bref pontificat de cinq ans et demi à lutter contre la société secrète des carbonari et à réprimer par sa police les assassinats et attentats commis par ces derniers dans les états pontificaux.
A cet effet il aura publié en 1826 son importante encyclique Quo Graviora par laquelle il renouvelle à son tour infailliblement les excommunications portées contre tous les membres des sociétés secrètes et de la Franc-Maçonnerie, suivie le 26 juin 1827 de sa lettre apostolique Dirae Librorum, condamnant leurs écrits.
Les célèbres et capitales « Lettres de la Alta Vendita des Carbonari » saisies plus tard par la police pontificale de Grégoire XVI, et qui seront publiées par Crétineau-Joly bien plus tard en 1859 sous le règne de Pie IX dans les deux tomes de son ouvrage l’Église romaine face à la révolution, commencent sous son règne et embrassent la période 1820-1846. Cet ouvrage sera réédité en 1976 par Mgr. Marcel Lefebvre.
C’est à la fin du règne de Léon XII qu’un jeune prêtre d’origine vénitienne Antonio Rosmini-Serbati, né le 25 mars 1797 à Rovereto, ordonné prêtre catholique sous le règne de Pie VII à 24 ans le 21 avril 1821 à Chioggia après avoir terminé ses études à Pavie et Padoue, fait à 30 ans la connaissance au mois de juin 1827, à Milan dans la demeure de son grand ami le riche et puissant Comte Giacomo Mellerio[1] (de la célèbre famille des orfèvres- bijoutiers Mellerio (ou Meller) protégée de Marie de Medicis – dont la maison fut fondée plus tard à Paris en 1613 – originaires de Craveggia dans le Val Vigezzo à côté de Domodossola) qu’il connaissait depuis son arrivée en février 1826 à Milan, d’un jeune prêtre du même âge, Giovanni Lowenbruck venu de Lorraine qui lui demande avec insistance de l’aider à fonder une société religieuse, ce qu’il firent le carême suivant en février 1828, au Sacro Monte Calvario tout proche de Domodossola, Rosmini y rédigeant les constitutions de leur nouvelle société religieuse : l’Institut de Charité, ouvert initialement aux clercs et aux laïcs.
Les fondateurs de cet institut (Lowenbruck, Rosmini, Gentili, Molinari) lui assignent pour emblème un pélican se déchirant les entrailles pour nourrir ses oisillons (en référence à l’hymne catholique du Pieux Pélican), mais emblème qui est également celui de l’initiation du 18ème degré maçonnique du Rite Ecossais Ancien et Accepté, degré du Chevalier illuminé de la Rose+Croix.
1830, apparition de Très Sainte Vierge Marie à la Sœur Lazariste Catherine Labouré à la chapelle de la Congrégation, rue du Bac à Paris, lui demandant de répandre la « médaille miraculeuse », sous l’invocation « O Marie conçue sans péché ».
1830, le prêtre Félicité de Lamennais fonde le journal l’Avenir avec le Dominicain Henri de Lacordaire et Charles de Montalembert, dans lequel il réclamait la liberté de conscience, de la presse et la liberté religieuse, et dans lequel les chrétiens libéraux pouvaient développer leur idées de séparation de l’Eglise et de l’Etat.
1830, le 30 novembre, mort du Pape Pie VIII.
1831, le 02 février, Bartolomeo Capellari (8 septembre 1765-1er juin 1846), Père abbé de l’ordre des Camaldules est élu Pape sous le nom de Grégoire XVI.
1831, le 06 février, l’abbé élu Pape Bartolomeo Capellari, après avoir reçu ce même jour la plénitude du Sacerdoce par sa consécration épiscopale, est couronné par la tiare pontificale.
1831, Grégoire XVI reçoit à Rome les « pélerins de la Liberté », rédacteurs du quotidien français l’Avenir, le prêtre Félicité Lamennais, le Père Dominicain Henri Lacordaire et Charles de Montalembert.
1832, le 15 août, Grégoire XVI publie son Encyclique Mirari Vos condamnant le Libéralisme philosophique, le Catholicisme Libéral, et la Liberté Religieuse.
1832, l’abbé Antonio Rosmini-Serbati achève à 35 ans au Sacro Monte Calvario (Domodossola) la rédaction de son ouvrage « Des cinq plaies de l’Eglise » qu’il ne publie pas, mais dont il fait lire le manuscrit à un cercle très restreint d’« amis sûrs », ouvrage qui dresse le programme d’une « réforme » fondamentale de la Sainte Eglise et de la Sainte liturgie sur les principes libéraux et « démocratiques », dont le programme sera réalisé point par point 130 ans plus tard par les Décrets et Constitutions de Vatican II (du jeudi 11 octobre 1962 au mercredi 08 décembre 1965).
1834, Félicité de Lamennais persiste en publiant ses Paroles d’un croyant.
1834, par le Bref pontifical Singulari nos, Grégoire XVI condamne à nouveau personnellement l’abbé Félicité de Lamennais.
1834, décembre, par un Bref, le Pape Grégoire XVI que l’abbé Antonio Rosmini avait connu dès 1823, avant son élection pontificale alors que celui-ci n’était encore que Père abbé Camaldule, répond à l’abbé Rosmini qui l’avait interrogé sur l’envoi en Angleterre de trois compagnons en mission pour convertir les Anglicans, en lui indiquant qu'il laisse "à sa prudence d'accepter ou non la mission proposée par Mgr. Baines"
1835, départ en Angleterre pour la conversion des Anglicans de trois compagnons de l’Institut de Charité, un italien Luigi Gentili (membre fondateur) et deux français Emile Belisy et Antoine Rey, appelés par l’évêque Bénédictin catholique Mgr. Augustine Baines, de Bath à Prior Park, et par Ambrose Lisle March Phillipps De Lisle, un ancien Anglican converti Catholique, ami du pasteur anglican Georges Spencer proche de la famille royale, bientôt à son tour converti catholique.
1838, le 20 décembre, le Pape Grégoire XVI approuve les Constitutions de l’Institut de Charité, revues par l’abbé Antonio Rosmini.
1839, le 25 mars, 20 Rosminiens prononcent leurs vœux en Italie et 6 en Angleterre (à Spetisbury and Prior Park)
1839, le 20 Septembre, la lettre apostolique In sublimi de Grégoire XVI récapitule les autorisations pontificales données à l’Ordre, et nomme à vie l’abbé Antonio Rosmini-Serbati, Préfet général de l’Ordre.
1840, Dom Guéranger, Père Abbé de l’Abbaye bénédictine de Solesmes, publie son œuvre monumentale Les Institutions Liturgiques, dans laquelle il définit l’hérésie anti-liturgique.
1843, le 17 août, naissance de Mariano Rampolla del Tindaro à Polizzi Generosa en Sicile.
1846, le 1er juin, mort du Pape Grégoire XVI d’une crise d’érésipèle.
1846, le 16 juin, élection de Mgr. Giovanni Maria Mastai Ferreti (13 mai 1792-7 février 1878) à la Papauté sous le nom de Pie IX.
1846, le samedi 19 septembre, la Très Sainte Vierge apparaît à deux petits pastoureaux sur la montagne de La Salette près de Grenoble, Maximin Giraud et Mélanie Calvat. Elle leur confie à chacun un Secret, demandant à Mélanie de « faire passer à tout son peuple » le sien qui annonce que « Rome perdra la Foi et deviendra le siège de l’Antéchrist ».
1848, 16 années après avoir fini la rédaction de son manuscrit et l’avoir conservé « confidentiel » depuis 1832, « Des cinq plaies de l’Eglise » qui dresse le programme d’une « réforme » fondamentale de la Sainte Eglise et de la Sainte liturgie sur les principes libéraux et « démocratiques », dont le programme sera réalisé point par point 130 ans plus tard par les Décrets et Constitutions de Vatican II (du jeudi 11 octobre 1962 au mercredi 08 décembre 1965), Antonio Rosmini se décide à le publier en tirage limité pour un cercle d’amis “qui – écrit-il - avaient partagé mes peines, et qui aujourd’hui, comme moi, espèrent en l’avenir”.
1848, le 15 août, Antonio Rosmini-Serbati arrive à Rome, en Ambassadeur envoyé sur le conseil de Vincenzo Gioberti par le Roi Carlo Alberto de Savoie-Piémont, pour négocier avec le pape Pie IX un Concordat entre les Etats Pontificaux et le Royaume de Sardaigne-Piémont de la Maison de Savoie, et former entre les deux Etats une alliance contre l’Autriche (ex-Empire Romain germanique), alors en guerre contre ce Royaume à l’origine des hostilités, ainsi que le modèle d’une future Fédération qui unifie les états italiens « sous l’autorité spirituelle du Pape ».
1848, le 15 novembre, le nouveau Premier Ministre des Etats pontificaux, nommé par Pie IX, Pellegrino Rossi, est assassiné d’un coup de poignard dans la Chancellerie et des émeutes éclatent simultanément dans Rome. Des prêtres et quelques Cardinaux sont tués.
1848, le 16 novembre, un nouveau gouvernement dirigé par Antonio Rosmini qui prendrait aussi le portefeuille de l’Education, est brièvement proposé sous l’autorité de Pie IX pour calmer les esprits. Rosmini aurait refusé la fonction.
1848, le 24 novembre, le pape Pie IX quitte Rome incognito pour Gaëte et la République est proclamée. Le lendemain Antonio Rosmini quitte Rome à son tour pour le rejoindre le 26 novembre.
1849, le 19 mars, le Père Oratorien Theiner publie, sous le titre « Lettres historico-critiques au sujet du livre des Cinq plaies de l’Eglise du P. Antonio Rosmini-Serbati », une critique acerbe et approfondie de l’ouvrage de l’abbé Antonio Rosmini-Serbati qui venait d’être publié.
1849, à Gaëte, le Pape demande, à l’abbé Antonio Rosmini, à propos de son ouvrage récemment paru « Des cinq plaies de la Sainte Eglise », de s’expliquer sur sa position concernant les quatre points suivants exprimés dans son ouvrage :
1849, le 30 mai, par décret la Sacrée Congrégation de l’Index condamne l’ouvrage d’Antonio Rosmini-Serbati « Des cinq plaies de la Sainte Eglise », ainsi que ses deux lettres en annexe sur l’élection des évêques catholiques par le clergé et les fidèles, en même temps que son ouvrage « La Constitution selon la justice sociale », condamnation ratifiée de Gaëte le 6 juin 1849 par le Pape Pie IX.
1849, le 19 juin, Antonio Rosmini doit quitter Gaëte sous la pression du Cardinal Giacomo Antonelli, Secrétaire d’Etat de Pie IX.
1849, le 03 juillet, les troupes françaises entrent dans Rome défendue par le carbonaro Guiseppe Garibaldi, et y rétablissent le pouvoir temporel du Saint Siège.
1851, le samedi 21 novembre, naissance de Désiré Mercier, futur Cardinal, à Braine en Belgique.
1854, le 8 décembre, Pie IX proclame le dogme de l’Immaculée Conception par sa Bulle Ineffabilis Deus.
1855, le 01 juillet, l’abbé Antonio Rosmini-Serbati, venant juste de revenir malade d’un court séjour à Rovereto, son lieu de naissance et son ancienne paroisse, meurt à l’âge de 58 ans d’une cause indéterminée, à Stresa devenu le siège de l’Ordre.
1858, le 25 mars en la fête de l’Annonciation, apparition à Lourdes à Bernadette Soubirous de la Très Sainte Vierge qui Se nommera Elle-même en patois local « Que soy era immaculada concepciou ».
1859, le Pape Pie IX autorise par un bref pontifical Crétineau-Joly a publier les célèbres et capitales « Lettres de la Alta Vendita des Carbonari », embrassant la période 1820-1846, saisies par la police pontificale de son prédécesseur Grégoire XVI, dans les deux tomes de son ouvrage l’Église romaine et la révolution. Cet ouvrage sera réédité en 1976 par Mgr. Marcel Lefebvre.
Fin de la brève chronologie
Il était nécessaire de présenter d’emblée au lecteur pour qu’il l’a garde présente à l’esprit, cette brève chronologie des évènements significatifs pour la Sainte Eglise et pour Antonio Rosmini des 33 premières années de la gestation et de la naissance de son Ordre qui fut formellement reconnu par Grégoire XVI le 20 septembre 1839, 11 années après la rédaction de ses constitutions.
Ajoutons qu’au cours de cette période, l’Institut de Charité vécu en particulier des largesse et dons de deux puissants et généreux protecteurs qui lui accordèrent des libéralités financières et dons de plusieurs immeubles et propriétés, notamment à Domodossola, Stresa, et en d’autres endroits privilégiés : le Comte Giacomo Mellerio[2] (à Domodossola en particulier) d’une part, et le Roi de Sardaigne-Piémont Carlo Alberto, Chef de la Maison de Savoie (à Stresa, Turin etc…) d’autre part. De sorte qu’en 1839 cette nouvelle institution religieuse était déjà matériellement solidement dotée, quand l’Ordre Rosminien reçu enfin le 20 septembre sa reconnaissance officielle de la part du Pape Grégoire XVI
Wikipedia en donne le bref résumé autobiographique qui suit.
«Antonio Rosmini, né le 25 mars 1797 à Rovereto et mort le 1er juillet 1855.
Antonio Rosmini appartient à une famille de la noblesse aisée ; il entre au séminaire, et après des études à Pavie et Padoue, est ordonné prêtre le 21 avril 1821. En 1828, il fonde un nouvel ordre religieux, l'Institut de la Charité (aussi appelé ordre des Rosminiens). Les membres peuvent être prêtres ou laïcs, et se consacrent à la prédication, à l'enseignement de la jeunesse, et aux œuvres de charité, qu'elles soient matérielles, morales ou intellectuelles. Ils s'implantent en Italie, en Angleterre, en Irlande, en France et en Amérique.
Deux de ses ouvrages, Les Cinq blessures de la Sainte Église et La Constitution de la justice sociale, suscitent à l'époque une opposition, notamment de la part des Jésuites ; elles sont placées à l'Index en 1849. Rosmini fait acte de soumission à Rome et se retire à Stresa, sur les bords du Lac Majeur, où il meurt six ans plus tard. Avant sa mort, il apprend que la censure pesant sur ses écrits a été levée par la Congrégation de l'Index. Vingt ans plus tard, le mot utilisé par la Congrégation pour lever la censure (dimittantur) est sujet à polémique : certains affirment que cela revient à approuver l'ouvrage, d'autres soutiennent que la formule est purement négative, et n'implique pas qu'il n'y ait aucune erreur dans les ouvrages de Rosmini. La controverse est tranchée en 1887 par le pape Léon XIII : il condamne quarante thèses rosminiennes et interdit qu'on les enseigne.
L'héroïcité de ses vertus a été reconnue par l'Église catholique le 26 juin 2006. Après la signature d'un décret de béatification par le pape Benoît XVI le 3 juin de l'années suivante, il a été béatifié le 18 novembre 2007, à Novare par le card.Saraiva Martins. »[3]Wikipedia
Evidemment ce n’est pas la véritable Eglise catholique qui a béatifié un prêtre dont les écrits ont été condamnés par les Papes Pie IX et Léon XIII.
Auteur prolixe, Rosmini a produit 120 ouvrages dont seulement quelques titres sont disponibles en français, et un peu plus en anglais.

Œuvres complètes de Rosmini
Ses écrits ont fait l’objet de deux condamnations.
Tout d’abord, une mise à l’index de deux de ses ouvrages le 30 mai 1849 sous Pie IX :

Condamnation de Rosmini recensée dans les actes du Magistère

Dès sa parution, l’ouvrage de Rosmini (‘les cinq plaies de l’Eglise’) fut attaqué par un oratorien, le Père Theiner, le 19 mars 1849. La traduction en français de son ouvrage (‘Lettres historico-critiques au sujet du livre des Cinq plaies de l’Eglise du P. Antonio Rosmini-Serbati’), réalisée en 1851 par l’abbé P. de Geslin est téléchargeable [4].
Cette réfutation de Rosmini par le Père Theiner entraîna l’intervention de la congrégation de l’index.
Le Père Theiner y montre le mépris ou l’ignorance historique complète de Rosmini pour l’histoire de l’élection des évêques dans l’Eglise :
« quant aux matières qu’il traite dans son livre, elles sont exposées et développées avec plus d’imagination que de vraie érudition et de science ». Le Père Theiner ne fait pas mystère de sa consternation : « quand à la contexture et à l’économie générale de tout l’ouvrage, je crois pouvoir sans crainte l’appeler malheureuse ».[5]


Décret du 6 juin 1849 de mise à l’index des deux ouvrages de Rosmini par le Pape Pie IX
En voici la traduction publiée en 1849 à Paris :
« La Sacrée Congrégation des Eminentissimes et Révérendissimes Cardinaux de la sainte Eglise Romaine, préposés à l'Index des mauvais livres par N. S. P. le pape Pie IX et par le Saint-Siège Apostolique, et délégués pour les proscrire, les corriger et en permettre la lecture dans toute la Chrétienté, s'étant réunie à Naples par ordre spécial de Sa Sainteté, a condamné et condamne, a proscrit comme elle proscrit, ou a ordonné et ordonne, quant aux écrits déjà condamnés et proscrits antérieurement, de porter au Catalogue des livres défendus les ouvrages suivants :
· Des cinq plaies de la Sainte Eglise, traité dédié au Clergé catholique, avec un appendice de deux lettres sur l'élection des Evêques par le Clergé et le Peuple,
La Constitution selon la justice sociale, avec un appendice sur l’unité de l’Italie,
par Antoine Rosmini Serbati. — Décret du 30 mai 1849. L'auteur s'est soumis d'une manière louable.
· Le Jésuite moderne, par Vincent Gioberti. Même décret.
· Discours funèbre pour les morts de Vienne, prononcé le 27 novembre 1848 dans l’insigne église de S. André-della-Valle, par le P. Joachim Ventura. » Avec une introduction et une protestation de l’auteur. Même décret.
En conséquence, il n'est permis à personne de quelque rang ou condition qu'on soit, de publier désormais, n'importe en quel idiome, les susdits ouvrages condamnés et proscrits, de les lire ou de les garder ; mais au contraire on est tenu de les remettre aux Ordinaires ou aux inquisiteurs de l'hérésie, sous les peines portées à l'index des livres défendus.
Ces décisions ayant été soumises à N. S. P. le pape Pie IX sur son ordre particulier, Sa Sainteté a approuvé le Décret et la fait publier. En foi de quoi, etc.
Donné à Gaëte, le 6 juin 1849.
J. A. Gard. Brigisole , » Préfet. »[6]
Cette condamnation de Rosmini fut approuvée par le Supérieur de l’ordre dont Rosmini était le fondateur.
Cette mise à l’index sera suivie trente huit ans plus tard d’une condamnation de 40 de ses propositions extraites de ses œuvres par le Décret du Saint-Office "Post obitum" du 14 décembre 1887, sous le règne du Pape Léon XIII.
(Nous donnons dans l’annexe 1, la liste des quarante propositions de Rosmini condamnées par le Saint-Office. La philosophie développée par Rosmini intègre des éléments de l’idéalisme d’Emmanuel Kant.)
Voici les propos que tient le Père Theiner à l’égard de Rosmini en 1849 dans son livre ‘Lettre historico-critiques …’:
« Mon cher ami,
le récent opuscule de Rosmini m'ayant inspiré la même douleur qu'à tous, je réponds volontiers à votre invitation de vous faire connaître à ce sujet mon opinion ; et puisque vous pensez que les observations que je vous ai soumises dans nos intimes causeries, peuvent contribuer à compléter et à réfuter les idées, équivoques en partie et en partie erronées, que contient en grand nombre ce livre, je me suis décidé à déclarer publiquement ce que j'en pensais. Cette tâche, je l'avoue sincèrement, m'est pénible; vous le comprendrez, vous qui connaissez la grande estime que je professe pour un auteur dont j'admire et vénère les vertus, le vaste savoir, et surtout le noble zèle pour la défense de notre sainte Église. Vous vous souvenez sans doute de l'ardeur que j'ai souvent mise à le défendre, en d'autres occasions, contre ses adversaires, quand ils me semblaient l'attaquer avec trop d'emportement. Cet aveu que je fais ici, clair et loyal, à la face du monde entier, me donne l'espoir que je ne verrai point interpréter mes paroles d'une manière fâcheuse, et que l'on ne suspectera point mes sentiments, si, maintenant , avec une franchise et une loyauté semblables, je signale quelques-uns des défauts et des parties faibles de la dernière œuvre de Rosmini, et si je manifeste mes craintes au sujet de quelques-unes des opinions qu'il professe.
Quant à la contexture et à l'économie générale de tout l'ouvrage, je crois pouvoir sans crainte l'appeler malheureuse ; elle fait dès l'abord une impression désagréable au lecteur. L'auteur s'étant servi, pour représenter l'Eglise, de l'image sublime du corps de Jésus-Christ, on se demande pourquoi, puisqu'il nous exposait en paroles vives et brûlantes cette peinture si touchante et si belle, il n'a pas jugé à propos de nous indiquer les motifs qui l'ont porté à distribuer ces cinq plaies de la manière qu'il l'a fait. Il paraît que cette poétique dissertation, qui s'est jusqu'à présent montrée sous le manteau d'une prose enthousiaste, n'a pas encore pu s'élancer dans ces régions sublimes et profondes où habite la mystique chrétienne, et où pénétraient ces vénérables et grands auteurs du moyen âge, dont il semble que les noms seuls étaient présents à son esprit.
Maintenant, quant aux matières qu'il traite dans son livre, elles sont exposées et développées avec plus d'imagination que de vraie érudition et de science et cela est d'autant plus à déplorer qu'elles sont d'une nature plus grave, et pénètrent plus profondément dans l'esprit de l'Église; ce qui lui manque par-dessus tout, c'est la tranquillité d'esprit, la modération et la pénétration, qualités si essentielles pourtant à qui veut se livrer avec fruit à de semblables investigations, et sans lesquelles celles-ci ne peuvent avoir aucun prix. L absence de ces qualités dans l'ouvrage en question, est pour nous une véritable énigme, et ne nous surprend pas médiocrement de la part d'un auteur connu pour le calme édifiant et salutaire qui règne dans ses autres écrits. C'est ainsi que pourtant il a été saisi, lui aussi, naguère constant et ferme, de cette agitation fébrile de nos jours, et malheureusement encore par elle envahi, saisi, entraîné. Si nous voulions définir son œuvre en peu de mots, nous la pourrions nommer une couronne tressée des plus éblouissantes théories, mais dont l'exécution pratique, possible peut-être, au moins dans la fantastique imagination de l'inventeur, doit être réservée à des temps meilleurs, et certainement pour un lointain avenir. Pour condescendre donc à votre désir, mon ami, je viens vous exposer mon opinion sur la quatrième plaie de l'Église, je veux dire l'élection des évêques par le pouvoir séculier, cette plaie que Rosmini place dans le pied droit, plus tard, j'examinerai de même les autres plaies.
L'élection des Évêques est sans contredit de la plus haute importance pour l'Église, et il est vraiment lamentable qu'elle ait été par notre auteur traitée avec autant de légèreté que d'ignorance. Nous ne pouvons comprendre comment il s'est pu vanter d'avoir soulevé ce large voile d'ignorance qui, depuis longtemps, couvre cette matière des élections episcopales. Pour avoir droit d'être aussi affirmatif, il eût dû nous montrer comment l'Épiscopat, institué par Jésus-Christ, fut, par l'Église, ou plutôt par la communauté des fidèles, développé dans le cours des siècles; comment il prit la forme d'institution métropolitaine; quels étaient ses rapports réciproques avec le système métropolitain ; quelle fut enfin leur double influence sur l'Église et sur le corps clérical, ainsi que sur la masse des fidèles. II était désirable qu'il nous eût, avec fidélité historique, exposé tous les motifs d'ordre religieux et social qui firent acquérir aux souverains cette influence immense sur l'élection des Evêques ; influence quelquefois nécessaire, quelquefois utile, d'autres fois perfide et nuisible; et comment s'établit et se manifesta cette influence pendant le laps des siècles jusqu'à nos temps. Toutes ces hautes et sérieuses questions, dont la solution pourtant pourrait seule conduire à l'intelligence de cette matière, il les a presqu'entièrement négligées , ou du moins, il ne les a élucidées qu'à peine, et avec une telle partialité qu'il semble n'en parler que pour donner un libre cours à son aversion contre les souverains et à son injuste haine, sans avoir égard aux différentes conditions sociales des temps divers qui produisirent cette influence des princes temporels. Afin d'élargir sa voie, il semble qu'il veuille, pour ainsi dire, saisir toutes les occasions aux cheveux, et l'on pourrait être tenté de croire que l'auteur s'apitoie sur le sort des empereurs et des autres princes séculiers, qui abandonnèrent le paganisme pour embrasser la religion chrétienne.
Tous, le clergé d'abord, le peuple et les princes ensuite, tous, dans l'élection des Evêques, ont été coupables. C'est un devoir sacré pour l'historien de peser avec justice à chacun sa part de faute dans la faute universelle ; mais quand Rosmini croit et déclare purs de tout péché le clergé et le peuple, pour en faire, avec une fureur sauvage, tomber la responsabilité entière sur la tête des rois, c'est là une injustice énorme. Pour nous, nous avons une idée trop haute de son caractère pour ne pas admettre qu'il a été induit en erreur par son peu de connaissance de l'histoire, et trompé par son zèle noble et saint, il est vrai, mais indiscret parfois et peu éclairé, qui le pousse à désirer une certaine indépendance, ou, pour mieux dire, une séparation absolue entre l'Eglise et l'État.
Notre auteur parle des élections des Évêques de nos jours, comme si elles se faisaient encore dans les conditions déplorables du neuvième siècle jusqu'au temps de Grégoire VII. S'il en était ainsi, nous trouverions ses paroles raisonnables et justes, et non-seulement dignes d'éloge, mais dignes encore d'être défendues et admirées. Dieu merci ! les temps sont changés, et l'état de la société, comme celui de l'Église, a pris une autre forme et d'autres allures. Sans vouloir tenir compte des prudentes dispositions d'Innocent III et de ses successeurs, qui rendirent l'élection des Évêques à ceux auxquels seuls elle peut appartenir de droit divin, c'est-à-dire, au clergé et aux chapitres des Cathédrales, dispositions qui, en général, sauf les modifications nécessaires par l'exigence des temps, et concédées plus tard par les souverains Pontifes, sont encore aujourd'hui, dans un grand nombre d'Eglises particulières, en usage et en pleine vigueur, et n'ont pas été abolies, même par le saint Concile de Trente. Lui, l'auteur, nous veut de nouveau lancer dans ces tumultueuses et bâtardes élections d'Évêques des premiers siècles de l'Église, et les restituer au clergé et au peuple: c'est pour atteindre ce but qu'il déploie toute la puissance de son éloquence, et une érudition éblouissante et trompeuse ; et c'est de la réalisation de ce désir qu'il attend, pour l'Église, tous les biens imaginables, et sa renaissance même.
Si Rosmini ne se trompe pas, il faut dire que se sont trompés et ont erré tous les Papes qui se sont succède depuis Innocent III jusqu'à nos jours ; car chacun sait que ce fut Innocent III qui, en retirant au peuple l'élection des Évêques, et la transférant aux chapitres cathédraux, reconnut en même temps aux souverains temporels une certaine influence, laquelle, toujours restreinte dans les limites de la justice et du devoir, fut quelquefois amplifiée par ses successeurs, dans d'impérieuses circonstances. De la même manière se seraient trompés et auraient erré les Pères du Concile œcuménique de Trente, si remplis de sainteté et de lumières, et parmi lesquels devaient se trouver, je pense, quelques Évêques, prélats et prêtres non moins érudits et zélés pour le salut de l'Église que Rosmini lui-même, et qui, pourtant, ne jugèrent pas opportun de changer et de bouleverser la pratique introduite par Innocent III dans l'Église, pour l'élection des Évêques.
Si Rosmini avait consulté l'histoire; s'il avait puisé dans les sources originales des temps ; s'il avait eu une parfaite connaissance du droit canonique positif, il n'eût jamais professé la doctrine que l'élection des Évêques doit être faite par le clergé et par le peuple, doctrine qui, si elle était mise en pratique de nos jours, ne tarderait guère à ébranler et à renverser dans ses fondements les plus intimes, tout l'édifice social et hiérarchique de l'Eglise, et à faire à cette même Église la plus profonde et la plus incurable blessure. Si Rosmini avait jeté un seul regard rapide sur l'histoire de quelques-unes des élections des Papes, des premiers temps de l'ère chrétienne jusqu’à ceux d'Alexandre II et de Grégoire VII (élections auxquelles, à cause de l'influence terrible et impie qu'y exerçait le peuple, on ne peut penser sans indignation et sans horreur), il aurait pu comprendre combien erronée et pernicieuse est sa proposition. A quels périls cet usage n'exposa-t-il pas l'Église universelle? Si alors on n'eût pas vu souvent les souverains- chrétiens, et en particulier les empereurs d'Allemagne, interposer leur médiation ; s'ils n'avaient pas attaqué et détruit, avec leurs armes-puissantes les factions impies, et dispersé les indignes aspirants à la tiare, candidats favoris du peuple, l'Église eût été certainement déchirée par les schismes les plus affreux. Dans nos réflexions, nous passerons sous silence ces scènes de scandale, ou nous les toucherons, brièvement, pour ne pas rouvrir d'anciennes plaies, et ne parler que de l'élection des Évêques ; et sur ce point encore, nous nous efforcerons d'être bref, nous bornant à relater seulement quelques rares exemples de l'influence funeste que le peuple y exerça.
Pour donner à nos observations sur la forme de l'élection des Évêques plus de clarté et de précision, nous les diviserons en trois époques différentes : la première, depuis la fondation de l'Église jusques à Charlemagne ; la deuxième , de Charlemagne à Innocent III, et enfin la troisième depuis Innocent III jusqu'au Concile de Trente. Nous traiterons très-succinctement cette troisième période, nous contentant uniquement de montrer comment les élections des Évêques retombèrent aux mains des princes, et comment ensuite elles furent revendiquées pour l'Église par ce saint Concile œcuménique » Père Theiner, 19 mars 1849, Rome
Le blason de Rosmini présente une symbolique troublante pour un prêtre catholique, tant elle est semblable à la symbolique des loges illuministes Rose+Croix.
Elle repose sur la représentation d’un oiseau qui se déchire les entrailles pour ses oisillons (évoquant l’hymne catholique du « pieux pélican »).
Les illuministes rosicruciens usent d’une symbolique identique qui représente le même pélican.



Symbole Rose+Croix[7] – Blason de Rosmini – Symbole Rose+Croix
Cet emblème du pélican se retrouve dans les ornements qui sont associés au 18° d’initiation maçonnique du « rite écossais ancien et accepté », celui de Chevalier de la Rose+Croix :

Bijou du 18° degré de Chevalier de la Rose+Croix[8]
Le livre ‘Des cinq plaies de l’Eglise’ est sans conteste le plus connu des ouvrages de Rosmini. Il fut qualifié de ‘prophétique’ par Montini-Paul VI et tous ses chapitres ont trouvé une réalisation dans Vatican II et les réformes qui ont suivi.
Cette correspondance exacte et précise entre les chapitres du livre de Rosmini de 1848 et les documents promulgués à l’occasion de Vatican II, a été établie de façon précise et très détaillée par les Rosminiens eux-mêmes du Rosmini Center situé en Grande-Bretagne.
Nous donnons un lien[9] vers ce document capital qui mériterait une traduction en français.
1ère plaie |
Voir la Constitution sur la liturgie (SL) |
2ème plaie |
Voir le Décret sur la formation des prêtres (FP) ; voir aussi le Décret sur le ministère et la vie des prêtres (MVP) |
3ème plaie |
Voir le Décret sur la charge pastorale des évêques dans l’Eglise (CPE). Voir aussi Lumen Gentium (LG). |
4ème plaie |
Voir le Décret sur la charge pastorale des évêques dans l’Eglise (CPE).. Voir aussi la Déclaration sur la liberté religieuse (LR) |
5ème plaie |
Voir la Déclaration sur la liberté religieuse (LR). Voir aussi diverses Encycliques Papales sur les questions sociales. |
Table de correspondance établie par les Rosminiens anglais[10]
Avec le recul de 160 ans, et la destruction de l’Eglise opérée par Vatican II, nous comprenons maintenant que ce livre de Rosmini doit être lu comme un livre-programme, un livre à clé pour initié, que les générations de Rose+Croix qui travaillaient à la destruction de l’Eglise savaient traduire dans leur symbolique et dont ils entendaient dans un sens différent du sens littéral, chaque point de destruction de l’Eglise.
Ce livre-programme est le livre de la crucifixion de l’Eglise, en crucifiant à nouveau le Christ.
Chaque ‘plaie’ représente un angle d’attaque contre le Corps mystique de Notre Seigneur Jésus-Christ afin que soit rendue vaine son Incarnation.
Pour bien comprendre ce que représente cette haine de Notre Seigneur Jésus-Christ par les Rose+Croix, il faut relire ce passage de Jules Doisnel :
« I (esus) N (azarenus) R (esurrexit) I (ncassum).
C'est vainement que Jésus le Nazaréen est ressuscité. La foi à l'Église, à son pouvoir, à sa mission, repose tout entière sur ce fait : la résurrection du Seigneur. Lucifer ne nie pas et ne peut pas nier cette glorieuse manifestation de la divinité de Jésus-Christ. Il sait, et ne peut ne pas savoir que tout le christianisme est fondé sur ce miracle de la toute-puissance de Dieu. S'il a affaire aux maçons ignorants, il nie et ricane, avec Renan ou Voltaire, qu'il a inspirés. S'il a affaire aux luciférisants instruits du dogme catholique - et c'était le cas - il se garde bien de nier encore. Au contraire, il affirme. Il dit : Oui, le Nazaréen est vraiment ressuscité. Mais il ajoute : et c'est vainement qu'il est ressuscité ! Ce qui veut dire, car rien n'est plus clair : je détruirai, moi, Satan, le bénéfice de cette résurrection. Je le rendrai inutile, en perdant les âmes chrétiennes. Et sa résurrection sera vaine, parce que cette résurrection ne sauvera pas ceux qui sont destinés à mon empire ; disons le mot : LES DAMNÉS. El le mot sacré qu'il donne aux Roses-Croix qui ont le malheur de participer à son œuvre maudite c'est précisément l’INRI infernal, par lequel il affirme que Jésus est ressuscité, mais que lui, Satan, rendra nulle, la résurrection. Voilà une profondeur de malice et une profondeur de haine qui impriment sur l'interprétation que je viens de donner, un sceau terrible, le cachet luciférien.
Ni Ragon, ni Pike, ni personne, n'auraient pu trouver d'eux-mêmes cette traduction épouvantable du mot profané. Et quand justement, Satan se sert de l'inscription de la Croix qui rachète et qui sauve, pour nier si audacieusement l'effet sauveur de la croix, il donne la mesure de sa formidable hostilité contre le Seigneur. Le grade de Rose-Croix contient donc le satanisme à haute dose. II est le germe des hauts grades, comme le degré d'apprenti était le germe du grade du Maître : avec cette différence, toutefois, que le grade de Rose-Croix constitue le maçon parfait, le maçon ayant contracté, s'il est intelligent, s'il a le sens religieux, un pacte formel avec l'ennemi de Jésus-Christ.
Non content d'avoir ainsi donné un sens doctrinal à ce mot sacré, Lucifer se sert de ce mot comme d'une invocation directement adressée à sa divinité et il l'oppose à la formule par laquelle on se reconnaît chrétien. Le chrétien en effet se signe en disant : Au nom du Père, du Fils, du Saint-Esprit ; et par ces paroles, il confesse sa foi et se proclame chrétien. Le Rose-Croix, à son tour fait le signe du Bon Pasteur, ou le signe de l'équerre, en disant : I\N\R\I\ Et en disant INRI, le Rose-Croix dit : I(n) N(omine) R(egis) I(nferni) Au nom du Roi de l'Enfer ! Il prononce comme le chrétien sa profession de foi, mais il la prononce dans un sens absolument contraire. Il se proclame Luciférien. Il se proclame fidèle de l'Enfer. Il se proclame réprouvé. Que le mystère innommable que je révèle, éclaire les confesseurs et fasse frémir les malheureux qui ont reçu le stigmate de la bête : l'Equerre. » Lucifer démasqué - Jean Kostka - chapitre XXI - chevalier rose-croix[11]
Les Rose+Croix veulent donc rendre vaine la Résurrection de Notre Seigneur Jésus-Christ, en crucifiant Son Eglise et en détruisant le Sacerdoce sacrificiel sacramentellement valide dont elle est dépositaire de par l’Incarnation de Notre Seigneur Jésus-Christ et de par l’institution du Sacrement de l’Ordre qu’Il a effectué parmi ses apôtres, EN SORTE DE TARIR LES CANAUX ORDINAIRES DE LA GRÂCE.
De la même façon que le ‘dieu mortel’, le livre à clé de l’abbé Celier est un guide initiatique de l’apostasie pour initié, de même (mais avec bien plus de talent), le livre de Rosmini est un livre-programme où sont déjà tracées les réformes clés qui viendront lors de Vatican II détruire l’Eglise.
C’est pourquoi le Rose+Croix Roncalli-Jean XXIII déclarait tant aimer la lecture des ouvrages de Rosmini, en précisant souvent que le livre de ce dernier ‘Des cinq plaies de l’Eglise’ était devenu « son livre de chevet ».
La thèse de l’élection des évêques par le peuple et la sainteté du peuple qui ferait le bon clergé est absurde. Dans les années 1820, Blanc de Saint-Bonnet a résumé la doctrine de la Tradition catholique sur l'origine de la sainteté dans le peuple par la formule restée très célèbre :
"Le clergé saint fait le peuple pieux, le clergé pieux fait le peuple honnête, le clergé honnête fait le peuple impie...."
Il n'a pas précisé ce que faisait le clergé impie...comme aujourd'hui !
Ce sont les vrais évêques catholiques qui vivent la plénitude de leur Sacerdoce qui ont fait les peuples chrétiens, et non l’inverse.

Rosmini apparaît sur scène vers 1821
Les lettres de la Haute-Vente (publiées pour la première fois en 1859, alors que les premières de ces lettres de la Alta-Vendita des carbonari italiens sont datées de la première moitié des années 1820), que Mgr Lefebvre fit republier en 1976, couvrent la période de 1820 à 1846 (‘L’Eglise romaine face à la Révolution’ de Crétineau-Joly).
Ces lettres montrent déjà la secte des infiltrés maçonniques en action au sein de l’Eglise[12], et occupée à gravir avec une ruse consommée les échelons de la hiérarchie.
Le ‘tireur de ficelles’ de cette infiltration des illuminés carbonari signe ses lettres du nom de code Piccolo Tigre.
Rosmini apparaît alors comme un jeune prélat intellectuel mais ambitieux qui se sera laissé flatté puis entraîner, selon les méthodes éprouvées et subtiles préconisées dans ces lettres.
Quelles ont donc été les influences qui devaient conduire Rosmini à écrire ce livre-programme ?
C’est à la fin du règne de Léon XII que le jeune prêtre d’origine vénitienne Antonio Rosmini-Serbati, né le 25 mars 1797 à Rovereto, ordonné prêtre catholique sous le règne de Pie VII à 24 ans le 21 avril 1821 à Chioggia après avoir terminé ses études à Pavie et Padoue, se rend à Milan pour une rencontre décisive. Agé de 30 ans, il y fait la connaissance au mois de juin 1827, d’un jeune prêtre du même âge, Giovanni Lowenbruck venu de Lorraine.
Cette rencontre a lieu dans la demeure de son grand ami le riche et influent Comte Giacomo Mellerio[13] (de la célèbre famille des orfèvres- bijoutiers Mellerio (ou Meller) protégée de Marie de Medicis – dont la maison fondée plus tard à Paris en 1613 – originaires de Craveggia dans le Val Vigezzo à côté de Domodossola) qu’il connaissait depuis son arrivée en février 1826 à Milan, soit 14 mois auparavant. C’est le Comte Mellerio qui lui présente ce jeune prêtre Lowenbruck du même âge que lui.
L’abbé Lowenbruck, qui ne le connaît pas, lui demande pourtant et avec insistance de l’aider à fonder une société religieuse. Quelle curieuse demande pour un premier contact !
L’affaire ne traîne pas, puisqu’ils la réalisent le carême suivant en février 1828, au Sacro Monte Calvario tout proche de Domodossola (région d’origine de la famille du Comte), Rosmini y rédigeant les constitutions de leur nouvelle société religieuse : l’Institut de Charité, ouvert initialement aux clercs et aux laïcs.
Quand il rencontre l’abbé Lowenbruck en juin 1827, Rosmini apparaît comme un jeune abbé intellectuel et ambitieux. Et en moins de huit mois, il va réaliser un projet de fondation d’un Institut. Huit mois seulement. Cela paraît bien étrange. Qui a inspiré et insufflé en Rosmini une telle ambition ?
Les fondateurs de cet institut (Lowenbruck, Rosmini, Gentili, Molinari) lui assignent pour emblème un pélican se déchirant les entrailles pour nourrir ses oisillons (en référence à l’hymne catholique du Pieux Pélican), mais emblème qui se trouve être également précisément celui de l’initiation du 18ème degré maçonnique du Rite Ecossais Ancien et Accepté, degré du Chevalier illuminé de la Rose+Croix.
C’est quatre ans seulement après la fondation de cet Institut, en 1832, que Rosmini écrira son livre-programme (‘Les cinq plaies de l’Eglise’) dont il fera circuler le manuscrit en diffusion restreinte dans son proche entourage.
Il ne le publiera à tirage limité ce manuscrit que seize ans pus tard en 1848, quand, soutenu par le chef de la Maison de Savoie, le Roi de Sardaigne-Piémont Carlo Alberto son autre protecteur, il aspirera à occuper des responsabilités importantes auprès du nouveau Pape Pie IX sur l’« ouverture d’esprit » duquel ils tablaient, lui et ses amis et protecteurs « libéraux ».
Mais leur heure de ténèbres n’était pas alors encore advenue, et la Providence fit cruellement échouer leur projet comme le rappelle la brève chronologie de 33 ans placée en introduction.
Peu de temps après la fondation de l’Institut de la Charité, le 16 juin 1835, commencera la mission en Angleterre des membres de l’Institut (Gentili) et ces prêtres seront en contact avec les milieux Anglicans et le mouvement d’Oxford et les tractariens du Pasteur Pusey.
Un jeune converti de l’Anglicanisme, l’aristocrate anglais Guillaume Lockhart, ami du futur Cardinal Manning (futur membre de la Round Table) et du futur Cardinal Newman (tous deux encore anglicans à cette époque), entre à l’Institut de la Charité[14].
Lucienne Portier (professeur honoraire à la Sorbonne) détaille le grand intérêt de Rosmini pour les rites orientaux, stimulé en cela par l’abbé Pagani, supérieur de la mission anglaise de l’Institut de la charité.
« La réflexion sur les missions se poursuivra longtemps. À Mgr Luquet, évêque de Hesebon, il s'agit des rites orientaux dont Rosmini affirme : « l'attachement des peuples à leur rite est si grand, j'oserais dire si aveugle que je crois impossible de faire entrer dans l'église les nations schismatiques et hérétiques de l’Orient si l'on prétendait en même temps les faire changeait de rites, les conduisant au rite latin ou autre. » Aussi la sagesse de l'Eglise a-t-elle recommandé aux missionnaires, en particulier par les décrets de Benoît 14, de respecter les « antiques et vénérables liturgies des peuples orientaux, de maintenir ou restituer à ses rites toute la dignité qu'ils peuvent avoir perdue aux yeux de l'Occident. » Une idée très heureuse est, en effet, « d'introduire les divers rites auprès des membres des Congrégations Catholiques destinées à devenir Missionnaires au Pasteur de ces brebis éloignées du troupeau ». L'institut de la charité, dont la devise était Omnibus omnia, serait prête à instituer plusieurs collèges dont chacun serait destiné aux peuples qui professent tel rite. Ce serait tout à fait conforme à son institution et à son esprit qu'il y eut, « disons, un collège de Missionnaires pour les Russes, un pour les Grecs, un pour les Arméniens et ainsi de suite ». Giovanni Battista Pagani, qui est supérieur de la mission anglaise depuis désormais dix ans, a suggéré le projet de missions en pays lointains. Tout en lui demandant de développer largement sa pensée, Rosmini expose ce qui lui semble bons en une longue lettre. Il revient sur la nécessité d'un collège spécial pour chaque pays en vue, car il faut se limiter et non s'éparpiller. » [15]
Nous sommes dans les années 1835-1850, et déjà apparaît dans ce milieu anglais qui influence Rosmini, un très étrange intérêt pour les rites orientaux.
C’est précisément sur ce terrain des rites orientaux qu’ont fleuri les tentatives anglicanes pour la reconnaissance de la prétendue validité de leurs ordinations (1875 avec le Cardinal Manning de la Round Table et 1895 par Lord Halifax et l’abbé Portal), jusqu’à ce que le Pape Léon XIII, après un combat acharné de plusieurs décennies, ne les déclare infailliblement « absolument nulles et entièrement vaines » par sa magnifique bulle Apostolicae Curae de 1896, véritable victoire de Lépante du Sacerdoce Sacrificiel Catholique.
C’est encore ce même terrain des rites orientaux qui servira au trio infernal Lécuyer-DomBotte-Bugnini\ pour forger leur contre-façon de forme sacramentelle essentielle de consécration épiscopale que précisément ils prétendront fallacieusement et avec astuces être « équivalentes » aux formes sacramentelles épiscopales orientales (cf. www.rore-sanctifica.org), nouvelle forme sacramentelle essentielle épiscopale en réalité « absolument nulle et totalement vaine » qui sera imposée à la sainte Eglise Romaine pour la consécration des évêques de rite latin le 18 juin 1968 par la « Constitution apostolique » factuellement doublement mensongère de Montini-Paul VI Pontificalis Romani (cf. www.rore-sanctifica.org), détruisant ainsi depuis maintenant quarante ans le Sacerdoce sacrificiel catholique dans l’Eglise de rite latin.
En lisant ces propos de Rosmini sur ses projets de missions spécialisées et multi-rituelles vers les multiples rites orientaux, nous croyons entendre du Dom Beauduin, ou plus près de nous, du Père Michaël Sim et sa très suspecte fondation des Rédemptoristes Transalpins.
Rosmini peut sans doute être considéré comme un manipulé dans les premières années, et sa soif d’ambition a permis à des ennemis puissants, patients et rusés de l’Eglise de se servir de lui afin de parvenir à créer une structure souple, un Institut Religieux qui permettrait par la suite à des réseaux, en connexion avec les Anglicans, de s’établir, se développer et fonctionner.
Il est fort possible que le très libéral abbé Antonio Rosmini n’ait pas été initié aux finalités ultimes des puissants personnages qui ont assuré sa carrière. Mais son intelligence ne pouvait manquer de le lui faire pressentir rapidement.
Sa mort par empoisonnement tendrait à l’indiquer.
Et nous voyons qu’à peine créé, l’Institut de la Charité devient le canal de thématiques d’origine Anglicane qui vont modeler dans les décennies suivantes l’histoire secrète de la haute subversion dans l’Eglise.
« Un séjour à Rovereto, il était revenu malade, persuadé qu'il avait été empoisonné au cours d'un repas d'adieu, et après une première tentative de trois mois auparavant. » [16]
« Dans son diary, Rosmini a consigné un épisode insolite :
« 1852, 25 février, jour des Cendres. Dans le jardin de Stresa entra une personne bien vêtue d'un habit noir avec manteau bleu. À Antonio Carli qui se trouvait là, il demanda s'il était le domestique de l'abbé Rosmini. Sur réponse affirmative et lui dit qu'il avait un service à lui demander, une chose sans importance, mais s'il voulait la faire on lui donnerait une somme d'argent importante. Prenant dans sa poche un petit flacon, il pria Carli de verser le liquide qu'il contenait dans le café ou le chocolat que prenait le matin l'abbé Rosmini. Carli abasourdi par cette proposition refusa, et l'étranger ajouta aussitôt qu'il ne devait pas se préoccuper et, sortant tranquillement du jardin, il alla tout droit au rivage du lac, juste en face où se tenait prête une barque avec trois ou quatre bateliers, il y monta et disparut. » [17]
Nous n’approfondirons pas ce sujet ici, mais nous évoquerons simplement quelques faits.
Une annexe du document du Rosmini Center britannique, rédigée en anglais, donne une vue générale sur les connexions entre Rosmini et l’Institut qu’il a fondé, et les milieux catholiques anglais, dont certains éléments venaient de l’anglicanisme.
Il est évident que l’aire d’influence actuelle des Rosminiens s’identifie essentiellement avec le monde anglo-saxon, à l’exception de l’Italie et de deux lieux d’implantation en Amérique du Sud.

L’implantation des Rosminiens dans le monde
La béatification de Rosmini a eu lieu le 18 novembre 2007, et elle fut précédée d’une réhabilitation par Ratzinger sous le règne de Wojtyla-Jean-Paul II le 30 juin 2001.
La proposition n°34, extraite des œuvres de Rosmini et condamnée le 14 décembre 1887 par le Saint-Office, s’énonce ainsi :
« 34 - Pour préserver la bienheureuse Vierge Marie du péché originel, il suffisait que demeure non corrompue une minuscule semence d'homme, négligée peut-être par le démon, et que de cette semence non corrompue, transmise de génération en génération, sortît en son temps la Vierge Marie. »
Rosmini imagine donc que l’Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge Marie proviendrait de son ascendance charnelle qui aurait transmis, une ‘semence d’homme non corrompue’ - c'est-à-dire, dans l’esprit de Rosmini, totalement indemne de tout péché originel - mais inopérante dans la chaîne de ses parents qui se la transmettait de générations en générations, et que ce serait seulement lors de la génération charnelle de la Très Sainte Vierge Marie par ces parents, cette ‘semence d’homme non corrompue’ serait tout à coup devenue pleinement opérante et aurait pu ainsi totalement protéger la TSVM de tout péché originel, donnant lieu à son Immaculée Conception.
Une telle conception est purement grotesque.
En outre, elle est absolument opposée à la Révélation et à la Tradition catholiques qui enseignent en particulier que la génération charnelle du genre humain par Adam et Eve, par laquelle le Péché originel est propagé à l’Humanité de générations en générations, a commencé après la malédiction divine et leur expulsion du Paradis terrestre. Elles enseignent également que le privilège de son Immaculée Conception fut accordé à la Très Sainte Vierge Marie par sa « participation » intemporelle à l’Incarnation du Verbe Eternel.
Et que nous dit Ratzinger en 2002 ?
« On peut actuellement considérer comme désormais dépassés les motifs de préoccupations et de difficultés doctrinales et prudentielles qui ont déterminé la promulgation du Décret Post Obitum qui condamnait les « Quarante propositions » extraites des œuvres d’Antonio Rosmini. Et ceci au motif que le sens des propositions, ainsi comprises et condamnées par le même Décret, n’appartient pas en réalité à l’authentique position de Rosmini, mais à de possibles conclusions de la lecture de ses œuvres. Reste toutefois renvoyé au débat théorique la question de la plausibilité du système rosminien lui-même, de sa consistance spéculative et des théories, ou des hypothèses philosophiques et théologiques exprimées par lui.
Dans le même temps, la validité objective du Décret Post Obitum demeure, en ce qui regarde la prescription des propositions condamnées, pour qui les lit en dehors du contexte de la pensée rosminienne, dans une optique idéaliste, ontologique, et dans un sens contraire à la foi et à la doctrine catholique. »
Pour citer Mgr Fellay en 2005 :
« On nous dit ainsi que la condamnation de Rosmini, si on la regarde avec les yeux du thomisme en vigueur au moment où il a été condamné par l’Eglise, alors cette condamnation vaut tout à fait. Mais aujourd’hui c’est autrement, si on regarde les thèses de Rosmini, avec les yeux de Rosmini, sa doctrine est admissible. C’est une approche de la vérité totalement subjective ! (…)C’est la fin de la vérité. Notez-le bien, c’est la fin de la vérité objective ; et c’est très, très grave. Cela vous montre qui est le Cardinal Ratzinger, au moins au niveau de sa formation théologique. » (voir infra).
Cette déclaration de l’abbé apostat Ratzinger est tellement grotesque que nous aimerions savoir par quel raisonnement farfelu, cette génération successive de type « semence d’homme non corrompue » serait envisageable et nous permettrait de « considérer comme désormais dépassés les motifs de préoccupations et de difficultés doctrinales et prudentielles qui ont déterminé la promulgation du Décret Post Obitum » ?
L’abbé Ratzinger voudrait nous faire croire à la possibilité d’un contexte à la proposition n°34 qui rendrait possible cette transmission presque magique d’une sorte d’’anti-virus anti-péché originel’ totalement inactif pour celui qui le transmet mais radicalement et totalement efficace pour le cas de la génération de la TSVM ?
D’où viennent ces idées tout aussi farfelues qu’étranges à toute la théologie catholique ?
En réalité cette idée d’une transmission mystérieuse d’une toute aussi mystérieuse « semence d’homme non corrompue » s’apparente plutôt aux croyances gnostiques.
Etant donné la symbolique Rose+Croix du pélican qui orne le blason de Rosmini, les recherches devraient plutôt s’orienter vers l’examen des liens entre les milieux gnostico-rosicruciens et l’abbé Rosmini.
Nous pourrions aussi commenter la proposition n° 33 :
« 33 - Lorsque les démons ont pris possession du fruit, ils pensèrent qu'ils entreraient en l'homme s'ils en mangeaient; la nourriture étant changée en corps animé de l'homme, ils pouvaient entrer librement dans l'animalité, c'est- à-dire dans la vie subjective de cet être, et par là en disposer comme ils se l'étaient proposé »
Ainsi Rosmini réduit la faute originelle à une sorte de possession diabolique qui s’opérerait par la matière, alors que la doctrine du péché originel explique que cet acte de croquer la pomme est une désobéissance pleine et entière envers Dieu, et que cette désobéissance s’appliquant à l’arbre de la connaissance du bien et du mal, rejoint le péché de Lucifer qui se révolte par orgueil et en refusant de se soumettre.
Le serpent tente Eve ainsi : « vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal ».
Mr le Docteur d’Allioli commente ainsi :
« Eve écoute d'abord la voix du séducteur ; elle prend ensuite plaisir à considérer l'objet qu'il lui présente ; elle le désire enfin, elle y porte la main, elle succombe : tableau fidèle de ce qui arrive dans toute espèce de tentation : résistez promptement à la voix séductrice de la concupiscence ; le plaisir que vous prendriez à l'écouter serez déjà une faute. Le péché d'Adam et d'Eve fut un échec très grave ce fut non seulement une faute de sensualité de désobéissance, un orgueil de révolte contre celui dont il tenait tout, la vie, les biens, le bonheur : ils voulurent secouer le joug de la dépendance du Créateur, et devenir eux-mêmes semblables à des dieux : Vous serez comme des dieux. Le désir de se rendre semblable à Dieu, l'adoration de lui-même, qui porte à nier la gloire du Dieu vivant et Seigneur des créatures, fut aussi la faute et le principe de la chute de Satan (Isai. 14, 14) ; il voulut entraîner l'homme dans le même abîme. C'est là encore le caractère de toute révolte contre la foi. Voy. 2. Thess. 2, 4. »[18]
Le ‘cardinal’ José Saraiva Martins, préfet de la Congrégation pour les causes des Saints, souligne en septembre 2007, dans son interview par ‘Trente Jours’, que Rosmini fut précurseur de la constitution de Vatican II sur la liturgie et de celle sur la liberté religieuse :
« Une autre des plaies signalées par Rosmini est celle qui concerne la liturgie...
SARAIVA MARTINS: Rosmini comprenait le drame d’une liturgie qui n’était plus comprise par le peuple et souvent même, par les célébrants eux-mêmes. Là aussi, ses intuitions ont anticipé le mouvement de renouvellement liturgique et des exigences exprimées dans la constitution Sacrosanctum Concilium du Concile Vatican II. »
« Quels sont les autres aspects de Vatican II que Rosmini a anticipés ?
SARAIVA MARTINS: L’un des aspects précurseurs du
Concile que Rosmini a certainement saisi a certainement été celui de la liberté
religieuse. Sur cette question, Rosmini a vraiment été un anticipateur
incompris. La déclaration Dignitatis humanæ lui doit beaucoup »[19]
Rosmini apparaît donc comme un Père très lointain mais aussi très certain de cette destruction de l’Eglise qu’a constitué Vatican II.
Et Giuseppe de Rita va dans le même sens en septembre 2007 :
« Le premier est celui de la liberté religieuse. Après le Concile Vatican II, cela semble une évidence. Mais pensons à l’époque de Rosmini, lorsqu’existaient encore l’État pontifical et le Souverain Pontife et que personne ne se scandalisait parce qu’il était écrit dans le Statut albertin que le catholicisme était “religion d’État”. Le seul qui réagit durement fut Rosmini, qui écrivit: «La religion catholique n’a pas besoin de protections dynastiques, mais de liberté. Elle a besoin que soit protégée sa liberté, et rien d’autre». L’Église, étant une société naturelle et spontanée, ne se condense pas dans le pouvoir, mais elle filtre et pénètre partout comme l’air et l’eau; et elle a seulement besoin de ne pas être entravée. La foi entre dans les cœurs sans passer par les pouvoirs au sommet. Rares sont ceux qui, au cours des décennies marquées par le concile Vatican I, ont eu le courage d’émettre des affirmations de ce genre. »[20]

Le mensuel ‘Trente jours’ nous apprend l’hostilité d’Albino Luciani à Rosmini :
« On trouvera reproduite sur ces pages la reconstitution, publiée à partir de la Positio super virtutibus de l’abbé de Rovereto (vol. I, p. 426-427), du singulier rapport entre le prochainement bienheureux Antonio Rosmini et le serviteur de Dieu Albino Luciani, le pape Jean Paul Ier.
En 1947, don Albino Luciani, alors âgé de trente-cinq ans, obtient son doctorat à la Grégorienne avec une thèse intitulée L’origine dell’anima umana secondo Antonio Rosmini. Dans son ouvrage, le futur Souverain Pontife arrive à la conclusion – largement partagée par le monde théologique et ecclésiastique de l’époque – que la doctrine de l’abbé de Rovereto «n’est pas conforme à l’enseignement de l’Église». Dans la même thèse, don Luciani écrit que le décret Post obitum est «pratiquement irréformable». La thèse de don Albino est publiée à Belluno en 1950 et en 1958, année où Luciani est nommé évêque de Vittorio Veneto, la Gregoriana Editrice de Padoue en imprime une seconde édition. Pendant ce temps, en 1956, le père rosminien Clemente Riva, alors âgé de trente-quatre ans, entre en polémique avec la thèse de Luciani dans son ouvrage Il problema dell’origine dell’anima intellettiva secondo Antonio Rosmini. En 1975, Riva est nommé auxiliaire de Rome et, trois ans plus tard, il se retrouve avec Luciani, avec lequel il avait polémiqué une vingtaine d’années plus tôt, comme évêque de son diocèse. La rencontre entre Jean Paul Ier et l’évêque Riva, racontée par ce dernier, est peut-être parmi les épisodes les plus curieux de la Positio. » Gianni Cardinale[21]
Luciani-Jean-Paul I allait être mourir subitement après 33 jours de règne, le jeudi 28 Septembre 1978.
Et un témoignage vient aujourd’hui affirmer que, sur Rosmini, Luciani « aurait changé d’avis »…
C’est plus facile après la disparition de l’intéressé qui ne risque plus de démentir.
Les circonstances de cette mort subite d’Albino Luciani ont été étudiées par le grand journaliste anglais David Yallop (‘Au nom de Dieu – a-t-on tué le pape Jean-Paul Ier’, Christian Bourgois éditeur, 1984) qui conclut qu’elle ne fut pas naturelle mais criminelle.[22]
Dans le mensuel ‘Trente jours’, Claudio Massimiliano Papa, le postulateur de la cause de béatification révèle les tentatives successives incessantes pour parvenir à faire réhabiliter Rosmini (cf. annexe 3 ci-après).
Après le décret Post Obitum du 14 décembre 1887 qui condamnait les 40 propositions de Rosmini, les Rosminiens attendirent 1928 et l’avènement, sous le règne de Pie XI, du Cardinal Gasparri alors Secrétaire d’Etat, ancien « poulain » du Cardinal Rampolla, haut initié R+C de l’OTO (cf. le dossier Rampolla sur www.virgo-maria.org), pour tenter à nouveau de ranimer la cause…Mais les temps n’étaient pas encore mûrs.
C’est plus tard, sous le règne du R+C Angelo Roncalli-Jean XXIII, en 1962, que les contacts au plus haut niveau de la Curie furent renoués pour relancer la cause…
C’est en effet tout spécialement à partir des contacts privilégiés avec des membres des plus influents des commissions successives créées par Pie XII, Jean XXIII et Paul VI pour préparer la « Réforme » de la Liturgie latine, membres privilégiés qui reçurent chacun un exemplaire du livre programme de Rosmini « Des cinq plaies de l’Eglise », que la question de la réhabilitation fut relancée dès la fin des années 50.
Ces commissions, rappelons-le, furent les suivantes, constituées entr’autres des personnages suivants[23] :
Parmi ces personnalités religieuses catholiques, ayant appartenu et collaboré avec les quatre commissions successives charger de « refondre » complètement la liturgie catholique romaine de rite latin, avant, pendant et après le « Concile » Vatican II, on relève un certain nombre de noms qui appartiennent notoirement à la Franc-Maçonnerie, en particulier qui figurent sur la liste publiée par le journaliste Mino Pecorelli dans l’édition du mardi 12 septembre 1978, du journal l’Osservatore Politico, dans son article intitulé la Grande loge Vaticane.
25 semaines plus tard, le mardi 20 mars, Mino Pecorelli fut abattu en représailles dans sa voiture en pleine rue au centre de Rome en plein jour.
Rappelons que cette liste est republiée en mars 2001 par le Dr. Carlo Alberto Agnoli dans son livre « La Maçonnerie à la conquête de l’Eglise », publié par Le Courrier de Rome et diffusé par la FSSPX.
Ces noms sont les suivants :
· BEA Agostino\, Jésuite, mort le Vendredi 15 novembre 1968, connu pour avoir été proche de l’ordre maçonnique des B’naï-B’rith, Cardinal, Secrétaire d'Etat sous Jean XXIII et Paul VI, très proche de ces "Papes", ancien Confesseur de Pie XII.
· BUGNINI Annibale\, Lazariste, nom de code Matricule 1365/75 – BUAN, inscrit sur le registre du G\O\ d’Italie depuis le mardi 23 avril 1963, Archevêque Pro-Nonce en Iran (Exil), c'est lui qui a conçu et rédigé le Novus Ordo Missae N.O.M. de 1969
· PELLEGRINO Michele\, Carme, nom de code Matricule 352/36 – PALMI, inscrit sur le registre du G\O\ d’Italie depuis le lundi 2 mai 1960, Cardinal, Archevêque de Turin, Italie, Conservateur Pontifical du Saint Suaire. C'est lui qui avait conclu en 1988 que cette pièce archéologique sacrée était un faux à la suite des fausses datations anglo-saxonnes au carbone 14
· NOÊ Virgilio\, nom de code Matricule 43652/21 - VINO, inscrit sur le registre du G\O\ d’Italie depuis le lundi 3 avril 1961, Cardinal Préfet de la Sacrée Congrégation pour le Culte Divin. C'est lui qui, avec Bugnini, qui a associé cinq pasteurs protestants et un Rabbin juif pour élaborer le Novus Ordo Missae N.O.M. de 1969
Toutes ces personnes sont sensibilisées à la cause de la « réhabilitation » Rosmini qui convient excellemment à leur programme d’action.
En particulier, le Cardinal Arcadio Larraona, qui a fait partie depuis 1948 de toutes les quatre Commissions de réforme de la Liturgie Latine, qui réussit pourtant – tout en restant l’ami du père Ferdinando Antonelli o.f.m. l’alter ego du lazariste - à faire exiler un temps en 1962 le lazariste Annibale Bugnini\, malgré le soutien que ce dernier reçut toujours de la part du Cardinal Giacomo Lercaro, resta constamment, nous apprend Trente Jours, un fidèle soutien de la cause de Rosmini (cf. Annexe 3 infra) :
« Au temps de Jean XXIII, à partir de 1962, le père général de l’époque, Giovanni Gaddo, commence à recueillir une série d’informations pour vérifier l’opportunité d’une nouvelle tentative. Les contacts avec le cardinal Larraona, préfet de la Sacrée Congrégation des Rites, avec Mgr Antonelli, promoteur de la Foi, et avec le cardinal Ottaviani, secrétaire du Saint Office, ont tous une issue positive. Le cardinal Larraona, dans les mains duquel la cause est déposée (car selon la volonté explicite de son fondateur, l’Institut n’a pas de cardinal protecteur) se montre particulièrement bienveillant.
Le Pape lui-même, dans sa prudence et dans sa sollicitude, s’intéresse à la cause de Rosmini dans le but avoué de vouloir s’en occuper aussitôt que le Concile sera terminé et il veut que la cause de Rosmini soit une cause historique et non doctrinale. Le nouveau climat est encourageant et la requête d’obtention du nihil obstat de la part de la Sacrée Congrégation des Rites part le 17 septembre 1962, mais le sursaut d’espoir d’atteindre l’objectif est anéanti par la mort du pape, au mois de juin 1963.
Entre temps, les Pères conciliaires discutent des problèmes liés à la liturgie, et le procurateur général juge bon d’envoyer en hommage au cardinal Larraona le livre Les cinq plaies, qui traite de ces questions. Il accompagne son cadeau des réflexions sur les raisons historiques et politiques pour lesquelles ce livre avait été mis à l’Index, en formulant le vœu que «cette interdiction puisse être levée au moment opportun».
En mars 1965, les contacts pour ouvrir la cause de Rosmini reprennent. Dans une rencontre avec le cardinal Ottaviani, Secrétaire de la Congrégation du Saint Office, le père général s’entend dire: «Commençons même tout de suite. Préparez toutes les objections et ajoutez-y déjà des réponses, de manière que lorsque le procès nous parviendra, tous soit préparé pour une bonne solution. Il faut chercher des gens très compétents».
La Supplique part à la mi-décembre, et elle est communiquée à travers Mgr Angelo Dell’Acqua pour obtenir l’accord du Pape à l’ouverture du procès. Vers le mois de novembre 1966, le père Bolla, rosminien, procurateur de l’Institut de la Charité, rappelle au cardinal Larraona qu’aucune réponse n’est encore parvenue, tandis que le père général, au cours d’une rencontre avec Mgr Dell’Acqua, porteur de la pétition, l’interroge sur ce retard et obtient pour toute réponse que «ce sont des choses auxquelles il faut bien réfléchir», avec le conseil de demander une audience au Saint Père. Mais quelque temps après, il lui fait comprendre qu’il vaut mieux y renoncer. Les nouvelles espérances, alimentées par ces voix favorables, s’éteignent comme les précédentes, et les raisons de ce silence demeurent vagues.
Il existe dans les archives généralices rosminiennes des documents remontant aux premiers mois de 1971 et qui prouvent l’intention de remettre en mouvement la cause de béatification de Rosmini. En date du 19 mai, on trouve en effet un Rapport sur le problème des “quarante propositions”, présenté à Mgr Giuseppe Del Ton avec un Promemoria en pièce jointe et envoyé au cardinal Franjo Seper, préfet de la Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi, dans lequel on demande le Nihil obstat. Toujours le 20 mai, il existe une Pétition au pape de la part du père général. La réponse du cardinal Seper à Mgr Del Ton est datée du 9 juin, et elle l’informe que «ce Dicastère ne donne pas un Nihil obstat de ce genre au stade préventif; c’est la raison pour laquelle cette Sacrée Congrégation se réserve de traiter avec la plus grande impartialité la question de l’éventuelle béatification en question dès que parviendra une requête officielle de la part de la Congrégation pour les causes des saints».
Les contacts informels pour une nouvelle tentative reprennent à la fin de l’été 1971. Monseigneur Del Ton et le cardinal Nasalli Rocca di Corneliano réaffirment au père rosminien Clemente Riva que les milieux du Vatican, y compris le Pape, y sont favorables. Ce même père reçoit des indications précises sur la marche à suivre de la part de Monseigneur Frutaz, sous-secrétaire à la Congrégation pour les Causes des Saints. Il faut: la Supplique au Pape de la part du père général au nom de l’Institut, d’amis et de spécialistes de Rosmini, qui mettent en relief la personnalité et l’utilité actuelle de la vie sainte et de la pensée rosminiennes, le Profil de sa